Kinshasa - RD Congo : 19 octobre 2017.

vendredi, 10 février 2017 09:33

SOCIETE. POUR PROTEGER LES COUPLES. Veiller sur le respect du mariage monogamique

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Les Saintes Ecritures s’en remettent fermement à la pratique du mariage monogamique en dépit de sa coloration religieuse, civil ou coutumier afin d’extirper totalement et dans toute sa longueur, la polygamie. De la sorte, ils espèrent assurer au mariage la vraie protection légale dont il ne peut, en aucun  seul instant, se débarrasser.

Nous n’apprenons rien à personne lorsque nous disons que ni le mariage coutumier et civil n’admet, dans son système, la polygamie vu ses déboires au plan intime et social. La solution valable et définitive reconnue par toutes les instances publique et privée pourvues d’un droit de regard sur ce sacrement datant du vieux temps d’Adam et Eve est de tenir sans broncher sur la monogamie qui se résume en un seul homme (époux) et une seule femme (épouse).

Administrativement, nous recourons à l’Etat civil de nos communes respectives où nous n’inscrivons qu’une seule femme, pas deux ou trois, officiellement comme épouse. Le législateur n’y revient pas deux fois aux fins de donner de l’importance à cet acte et bien nous soumettre à l’ordre divin.

Malgré tous ces garde-fous, l’évolution morale et chrétienne de la masse congolaise est loin de s’adapter à cette vertu dont la rigueur n’appartient qu’à l’Eternel qui, plongeant le premier homme dans un profond sommeil, retira de ses côtes la première femme. Nous remarquons malheureusement qu’à l’heure actuelle, très peu de mariages se sont éloignés de la vraie garantie qui peut être tirée de cet élogieux sacrement suivi, ces jours, par une inscription à l’Etat civil de l’administration communale ou territoriale qui constitue un moyen simple et aisé de placer, pour les  conjoints dans leur mariage sous un statut légal qui fortifie leur union.

L’action persuasive des religieux, dans n’importe quelle tendance de l’église et des autorités civiles est généralement une obligation morale pour assurer la protection et la mise ensemble de deux individus qui ont démontré, devant les observateurs, leur amour.

Il est bon de retenir que le droit coutumier congolais prévoit et sanctionne tout débordement dans le couple. Bien au contraire, cette règle, dans la mesure où la situation atteint son apogée, c’est à juste titre car les disciples des coutumes resteront longtemps une de plus solides assises de l’organisation familiale jamais connue.

EN DEPIT DES ORIGINES DE LA COUTUME

Quelles que soient les origines des coutumes, c’est exactement le cas présentement du fait qu’il y a des mariages inter-tribus, l’inscription au bureau de l’Etat civil confère au mariage de la valeur aux yeux de toutes les parties, c’est-à-dire de l’homme et de la femme. Il y va de la subordination de la femme au mari et réciproquement, conformément à la mentalité congolaise sur les devoirs  dus à la cohabitation, à la fidélité, au secours et à l’assistance de chacun des époux. Chacun doit contribuer aux charges du ménage et élever les enfants.

L’interdiction de la polygamie sous toutes ses formes ne donne pas lieu à un libertinage dans un comportement qui tient lieu à une bassesse difficile à analyser pour le mari. Ce n’est pas digne d’un mariage qui se soucie d’un bel avenir dans toutes les situations dès lors que cet état de choses est susceptible de provoquer une rupture dans la démarche qui profiterait plutôt à l’union pour ne rimer absolument à rien. Des sanctions civiles et pénales seront appelées à intervenir.

Aussi, ayant toujours recours à la loi quand bien même la sanction civile ne vient que difficilement à bout de ces mesures répressives, il y a également l’exécution du Code pénal qui a encore tous ses droits sur le sort de ce genre de mariage. Nous pourrons ainsi nous étonner de trouver en ces mesures une réglementation trainant au sol le statut personnel. Le Code pénal, en effet, continue de le mettre en doute pour trouver ces mesures dans une réglementation sur le statut personnel par la simple raison qu’il facilite l’application du statut matrimonial.

LE COMPORTEMENT DU MARI

Cette adaptation rendue impossible par des actions de sabotage du mari a permis d’assurer à la femme la protection particulière que réclame un cas circonstanciel au sein de mariage. La vie commune devient souvent difficile suite à la santé de la femme ou pénible suite aux écarts de conduite du mari.

Dans cette atmosphère de conflit, la séparation de corps présente un caractère plus définitif sans rendre son entière liberté aux époux car elle empêche tout nouveau mariage. Elle le soustrait, cependant, au devoir de cohabitation ainsi qu’aux pénalités qui sanctionnent les infidélités conjugales. Elle peut être obtenue pour cause d’excès de sévices ou d’injures graves de l’un des conjoints envers l’autre.

Quant au mariage, même pour autant qu’il subsiste, il continue à produire tous les effets que lui reconnaît la loi. C’est ainsi que l’existence d’un mariage indissoluble empêche la séparation malgré le désaccord existant entre époux. Nous avons connu un tas d’exemples sur autant d’attractions connues dans plusieurs ménages dans la capitale congolaise. Ces exemples sont légion car, pendant la Deuxième République, les hommes qui n’avaient aucune considération sur la femme, n’hésitaient pas à l’appeler « Deuxième bureau ». Y en a qui en avait trois, quatre voire cinq ou plus.

Dans ce virage, plus rien ne se faisait chez son épouse. Tout se  passait dans les « bureaux ». Ils arrivaient même à oublier les enfants conçus avec la femme légitime. Comme conséquence, les épouses étaient, toute de suite, renvoyées  à la dernière position du fait qu’elles étaient reconnues épouses puisqu’elles  mettaient au monde.

Pour le mari, il n’y avait qu’un seul motif de justifier auprès des observateurs à quoi il était encore mari : c’est par le simple fait que les naissances se poursuivaient normalement. Quant au social de l’épouse et des enfants, le mari ne s’en faisait pas. La femme avait l’obligation de veiller sur eux en compagnie de ses frères et sœurs.

PHENOMENE DEUXIÈME BUREAU

C’est comme pour dire que comme le phénomène « Deuxième bureau »  continue malheureusement à faire parler de lui, la jeune démocratie a quand même voix au chapitre pour décrier cette infection de la dernière énergie. Nous savons que des dispositions drastiques ont été prises pour lutter contre la violence faite à la femme.

De même, pour combattre la polygamie, les dirigeants de ce pays à travers les frères et sœurs qui ont reçu de l’Etat une parcelle de l’autorité, sont dans l’obligation d’agir en faveur du social des foyers existant sur l’ensemble du territoire national. Cela d’autant plus qu’à cause de cela, nous connaissons l’existence des « kuluna » et des enfants abandonnés à leur sort. Ce qui est bien malheureux c’est que leur nombre va croissant.

Or, dans notre cri d’alarme, nous ne cessons de réclamer à haute voix que la jeunesse est ouvertement l’espoir de demain. Etant donné qu’elle est les yeux et les oreilles de la République, il ne  nous est permis de rester inerte dans la vie de la jeunesse sans que nous puissions apporter notre pierre dans leur prise de part dans la construction du pays.

Nous n’allons pas perdre de vue que, soutient la devise d’un pays européen que nous connaissons bien pour nous avoir colonisé et qui, de jour comme de nuit, ne cesse de nous rappeler que « L’union fait la force ». A cause de la profondeur de ce refrain politique, nous ne lâcherons pas sa recommandation qui nous demande autrement de mettre, pour notre pays et en faveur de notre progéniture, un terme définitif à la polygamie du fait qu’elle ne concorde avec la volonté discrétionnaire du Très-Haut et des lois de notre sous-continent afin de faire de lui un Etat où va ruisseler abondamment le lait et le miel comme il en était le cas pendant la colonisation. Avant l’indépendance, il y avait une stabilité durable dans les foyers au sein desquels les enfants n’avaient presque rien à se plaindre du fait que la loi veillait sur toutes les actions. C’était un moment exceptionnel car, tous les foyers se présentaient à table trois fois par jour. C’est comme qui dirait : «  La loi est dure, mais c’est la loi ». C’est un vœu pieux auquel s’accrochent tous les Congolais.

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