Kinshasa - RD Congo : 19 octobre 2017.

vendredi, 24 février 2017 09:34

CARBURANT ET FAUX BILLETS DE BANQUE. Aubaine pour certains vendeurs ambulants et changeurs de monnaie

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Un vieil adage dit : «Le malheur des uns fait le bonheur des autres ». Cela s’applique bien en cette période où la vente du carburant se fait séquentiellement malgré le fait que le prix à la pompe est demeuré inchangé, apprend-t-on. Et comme cela ne suffisait, la circulation des faux billets de banque circulent et sèment panique. Comme cela est monnaie courante, à Kin, en pareille circonstance certaines personnes profitent pour se faire de l’argent.

C’est exactement le cas de certains vendeurs ambulants du carburant (Kintambo magasin) et des changeurs de la monnaie, communément appelés changeurs à Ngaliema. Pour ce qui concerne le premier cas, face à cette situation. En fait, une semaine après la mesure de vente séquentielle du carburant instaurée par les opérateurs pétroliers à Kinshasa, le prix du litre de ce combustible a pris de l’ascenseur chez les vendeurs ambulants (communément appelés « Kadhafi ») à Kinshasa.

Avant la vente séquentielle du carburant à la pompe, cinq litres d’essence s’achetait chez les Kadhafi à 7.000 Fc mais actuellement cinq litres d’essence se négocie entre 8.000 et 12.000 Fc, cela dépend d’une commune à une autre et de l’heure aussi, a constaté Le Vrai Modérateur à Kintambo Magasin. 

Face à cette situation, certains conducteurs se plaignent et appellent le Gouvernement à trouver une solution. La vente séquentielle du carburant a un effet d’entrainement sur le quotidien de la population. Certains chauffeurs de taxis préfèrent carrément recourir à la pratique de demi-terrain, tant décriée par les clients. Comme si cela ne suffisait pas le transport se fait rare sur certains coins de la capitale.

«Les stations-services ouvrent en retard commencent et ferment très tôt. Et du coup, on a du mal à s’approvisionner du carburant », foi d’un taximan qui fait la ligne UPN-Magasin Kintambo. Si cette situation perdure, on risque de connaître une augmentation de la course de transport. D’ailleurs, pour preuve, tous les véhicules qui font la ligne UPN-Grand marché de Kinshasa, il faut débourser 1.000 Fc pour prendre place à bord d’un bus. Comme qui dirait, le coût du transport pour cette course est subitement passé de 600 Fc à 1000 Fc.   Obligés d’acheter du carburant auprès des vendeurs ambulants, certains chauffeurs craignent que leurs véhicules connaissent un problème d’allumage. Car, le carburant proposé par les « Kadhafi » serait de mauvaise qualité. Il serait mélangé avec l’eau. Ils appellent les autorités congolaises à trouver une solution rapide au problème posé par les opérateurs pétroliers.

REALITES ECONOMIQUES

Dernièrement, le ministre d’Etat en charge de l’Economie nationale, Modeste Bahati Lukwebo, estimait que les réalités économiques du pays justifient la chute de la monnaie locale : «Ce n’est un secret pour personne. Vous savez que nous vendons le carburant en franc congolais qui a connu une dépréciation. Alors que le carburant vendu au pays est importé et doit être payé en devises. Ces devises, il faut les acquérir. D’où, il faut un réajustement du prix à la pompe pour éviter la rupture. Nous devons choisir entre une augmentation légère de prix et l’assèchement total des stations d’essences », souhaitait-il. 

Avis qui n’est pas partagé par un analyste économique sous le sceau d’anonymat. Pour lui, Bahati Lukwebo attribue, sans préciser, cette dépréciation aux chocs exogènes. Il annonce des discussions avec les opérateurs pétroliers pour fixer le nouveau prix du carburant et éviter que le système d’approvisionnement de carburant soit bloqué.

En fait, il y a près de deux semaines, les opérateurs pétroliers de Kinshasa vendent du carburant à la pompe de manière séquentielle. En toile de fond, la hausse de prix du carburant suite à la dépréciation du franc congolais face au dollar américain. Sur le marché de change, c’est la surenchère qui est observée. Un dollar s’échange contre 13.500 Fc. Situation qui met en mal les femmes ménagères qui procèdent par des coupes pour nourrir leurs familles.

CAS DE FAUX BILLETS DE BANQUE

Entre la vente séquentielle du carburant à la pompe et la circulation des faux billets de banque, il n’y a qu’un petit accent.

En fait, la spéculation se porte très bien en ce qui concerne la circulation des faux billets de banque, spécialement les billets à valeur faciale élevée : 5000 Fc, 10.000 Fc et 20.000 Fc.

Il est difficile voir très très difficile même d’effectuer des achats avec ces billets de banque. Les commençants sont, de plus en plus, réticents et, du coup, la peur gagne du terrain chaque jour.

Que faire face à une telle réalité ? Intervenant le mercredi 22 février dernier sur la radio onusienne à Kinshasa, Jean Louis Kayembe, Directeur général chargé de la politique monétaire à la Banque centrale du Congo, a indiqué qu’il est facile de distinguer un faux billet du vrai. Il suffit de respecter certaines procédures, telles que la série des numéros.

En ce concerne, par exemple, la numérotation verticale, il faut s’assurer que pour le billet de 5.000 Fc le numéro commence par la lettre R, la lettre S pour le billet de 10.000 Fc et la lettre T pour la coupure de 20.000 Fc. «Tenez ! L’argent meurt avec son numéro », a-t-il révélé aux milliers auditeurs de la radio Okapi.

Pour rappel, dans un communiqué rendu public le dimanche 19 février dernier dans la soirée, la BCC indiquait que les coupures de 5.000 Fc, 10.000 Fc et 20.000 Fc ont cours légal en R-dC.

MALHEUR ET BONHEUR

La nouvelle de la circulation des faux billets de banque est le moment propice pour certains changeurs de monnaie de s’enrichir sur le dos des r-dCongolais. Comme le dit un adage : «Le malheur des uns fait le bonheur des autres ». C’est le cas exactement de quelques changeurs de l’UPN, dans la commune de Ngaliema dans la partie Ouest de la ville province de Kinshasa.

Jeannine Dikeki Miti, enseignante de son état, est victime de cette pratique malhonnête. Le mardi 21 février dernier, cette dame qui détenait un billet de 20.000 Fc dont le numéro commence par la lettre T. Voulant obtenir des petites coupures en vue d’effectuer des achats, elle se présente devant un changeur de monnaie. «Je dois te retrancher 2000 Fc pour t’échanger cet argent », a exigé ce changeur animé de mauvaise foi, qui profite sûrement du manque d’information pour s’enrichir sur le dos des gens. D’où, son appel à l’endroit des autorités afin de décourager ces personnes mal intentionnées.

Rodriguez Kikamba

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