Kinshasa - RD Congo : 24 avril 2017.

mercredi, 01 mars 2017 12:14

HAUT-KATANGA. Tout est vrai, sauf la baisse du prix de la farine de maïs

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C’est faux, quand vous entendez dire que le prix de la farine de maïs a baissé dans la province du Katanga, après la surchauffe constatée sur le marché au regard de cette denrée alimentaire de base. Peut-être les habitants de cette partie du pays, et leurs dirigeants, se perdent un peu dans l’amnésie en entretenant une confusion. Eux qui ne savent plus distinguer ce qui est élevé et ce qui ne l’est pas, notamment, ici, le cas flagrant du prix de la farine de maïs.

S’il vous était demandé de dire où est le prix le plus bas entre un sac de 25 kilos de farine qui coûte 18.000 FC et celui de la même quantité pour le même produit fixé à 30.000 FC ; quelle serait votre réaction ? Vous prendrait-on pour mentalement lucide quand vous pensez que c’est 30.000 FC qui est le prix le moins cher ? Non, vous n’avez jamais été logique. Qu’est-ce à dire donc ?

Dans les médias, l’actualité sur le plan social et économique dans le Haut-Katanga en général, et à Lubumbashi en particulier, a été dominée par la hausse exagérée du prix de la farine de maïs en ce début d’année 2017. Ce phénomène, les habitants de la contrée se sont habitués à vivre avec, du fait de sa survenance cyclique et annuelle. Souvent en période pluvieuse, le prix de la farine de maïs prend l’ascenseur. La raison en est la détérioration des routes de desserte agricole. Le maïs produit par les paysans a toutes les peines d’être acheminé dans les grands centres de consommation, notamment à Lubumbashi, pour suppléer à la demande exponentielle de la population en ladite denrée. Il faut reconnaître que le maïs produit localement n’arrive jamais à couvrir même au un cinquième de la demande de ce produit alimentaire de base dans les villes de la province.

Quoi qu’on en dise, la hausse du prix constatée cette année était exceptionnelle, pour atteindre 50.000 FC, voire plus pour la quantité sus-indiquée. Cette farine, il y a quelques mois, ne coûtait pas 30.000 FC pour qu’on vienne faire croire aujourd’hui qu’elle a baissé de prix. Avant d’atteindre son paroxysme de hausse cette année, la farine de maïs se négociait à au moins 18.000 FC et même moins encore que cela.

Certes il y a eu tentative de baisse de prix. Est-ce à dire que la province a produit déjà son maïs pour la couverture de la demande ? Pas du tout. Un semblant de satisfaction a été observé quand le gouverneur de la province du Haut-Katanga est revenu de sa mission en Tanzanie, à la recherche du fameux produit ; il y a une semaine. De ce voyage, le gouverneur de province a ramené 600 tonnes de farine de maïs. Il y a eu tout de même un soulagement ; mais pas une réelle satisfaction. Car le prix, au lieu d’être baissé au niveau où il a toujours été (15 ou 12.500 FC), il est resté vacillant à entre 29 et 30.000 FC. Où est donc cette baisse de prix ?

En effet, il n’y avait pas de raison de voir de sitôt – comme par un coup de baguette magique - le prix baisser, pour retrouver son seuil ordinaire. En milieu de l’année, le prix ordinaire de la farine de maïs à Lubumbashi – pour des raisons évoquées précédemment - est souvent l’équivalent de 10 dollars. Ce qui revient à dire qu’à ce jour, ça se vendrait à 13.000 francs, conformément au taux du billet vert.

Sans être prophète de malheur, dans les jours qui viennent, les choses, pour les consommateurs de ce produit dans les milieux précités, risquent de se compliquer encore davantage. En effet, le peu de cultures céréalières, le maïs principalement, risque de connaître un coup sévère avec la survenance des chenilles migrantes qui ont attaqué les champs de pauvres paysans. Encore qu’il faille rappeler que la culture industrielle n’est pas développée dans la contrée concernée. D’où le déficit en couverture de la demande par rapport à la production de loin insuffisante.

Le malheur, c’est que l’absence de politique en matière alimentaire, en denrée de base aussi stratégique que le maïs, reste le principal handicap. Si l’on devrait continuer à espérer sur la dépendance des pays de l’Afrique australe : Zambie, Afrique du Sud, Zimbabwe, Tanzanie, etc., qui, eux-mêmes, sont touchés par la désertification, sans oublier le phénomène chenilles ou sauterelles qui n’épargnent pas non plus cet espace continental, l’on pourrait constater une famine ravageuse sur les Haut-Katangais. Et ce, aussi longtemps que perdurerait cette dépendance de l’extérieur. D’ailleurs, sous peu, avec ces phénomènes naturels auxquels sont confrontés les pays dont nous dépendons, il ne serait pas étonnant de les voir venir chercher le maïs chez nous. Qu’allions-nous faire, s’il en était ainsi ? La désertification est en train, petit à petit, à enfoncer sur ces pays.

Les autorités devraient songer à la création des moyens susceptibles de lutter efficacement contre le déficit alimentaire de leurs administrés. Elles ne devraient pas trouver du plaisir à inaugurer seulement de petits champs pour des visées publicitaires. L’impératif des cultures mécanisées devrait absolument être envisagé. L’on doit cultiver de manière visible, et non se contenter de la simple publicité. Tous ces pays desquels nous dépendons en maïs, cultivent et ne font pas de la publicité. Pourquoi ne pas dupliquer à travers le pays l’exemple de la ferme agro-industrielle de Bukanga-Lonzo au Bandundu ?

Qui trompe qui ? Il faut donc retenir que le prix de la farine de maïs dans le Haut-Katanga, contrairement à ce qui a été annoncé par les médias, n’a pas baissé. Le constat doit se faire sur le terrain et non à travers les médias.

LND

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