Kinshasa - RD Congo 26/04/2019:

ECONOMIE. Salon de l’emploi II : une seconde aventure rançonneuse

Le Salon de l’emploi a vécu au Grand Karavia Hôtel de Lubumbashi en avril 2014. A cette occasion, plusieurs promesses ont été faites aux étudiants de l’Unilu par les organisateurs de cette exposition foraine. Baptisé foire de l’emploi, ledit salon n’a soldé en aucune mesure une opportunité d’embauche. L’opinion se souvient que dans le but de souscrire leur participation, les étudiants de l’Unilu ont malheureusement été contraints de payer la somme de 5 dollars. Quelque chose comme 4.500 Fc par tête. Faites-en la sommation en termes de leur nombre.

A quoi ça rime de poursuivre toujours sur des lancées du genre ? Sinon, que de ces postes donc, à passer leur temps précieux. Sans que dans cette participation ne soit trouvée l’opportunité de gagner.

On l’a même dénommé, à tort et à travers, salon de l’emploi. Quel emploi ? Celui des cantonniers ou des nettoyeurs des bureaux des entreprises minières ? Franchement, je n’y serai jamais d’accord. Car, cela me fera gâcher l’arsenal important dont ma formation intellectuelle m’a doté. Est-ce que nous avons été sur le banc de l’école, ou des Universités pour être déversés au bas du pavé ?

Certes, c’est par pure pauvreté que quelqu’un peut arriver à accepter de travailler en inadéquation des études suivies. C’est grave. Le second salon de l’emploi qui pointe déjà à l’horizon s’avère sans nul doute un fiasco au regard des attentes de la population. Que les organisateurs nous disent alors les retombées sociales de la première exhibition dite salon de l’emploi.

Sous d’autres cieux, les salons de ce genre sont à impacts beaucoup plus cruciaux, loin de tout farfelu.

Qu’on daigne tendre la perche aux demandeurs de l’emploi. Une fois de plus, aucun jeune ne sera en intelligence avec une quelconque promotion aléatoire, car ne profitant qu’aux organisateurs. Notre douleur, partageons-la.

Patrick TSHIBANG et JM KALENGA. LND 173

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