Kinshasa - RD Congo 20/01/2021:

LA PRESSE ENCORE UNE FOIS VICTIME. Le kiosque à journaux Oka n’existe plus

Il est vrai que la province du Haut-Katanga, aujourd’hui démembrée, a toujours été la meilleure en formation et en qualité de bons journalistes et des maisons de presse de la République.  Les journalistes de l’époque et de plusieurs médias de la place et de l’Ozrt, aujourd’hui Rtnc, provenaient à 80%, du Katanga.

La meilleure presse était au grand Katanga, aujourd’hui tel n’est pas le cas, actuellement la province a perdu sa place, on en compte les meilleurs au bout de doigts, y compris la presse écrite.

Mais chose grave est la persistance des ennemis de médias, au lieu de chercher à redorer le blason, pour dire mieux la plus belle robe (de belles robes de la garde-robe), au contraire, elle recherche noise à la même presse.

Que dire des médias sans presse écrite à Lubumbashi en particulier, dans la province du Haut Katanga en général ? Les kiosques de journaux n’existent plus. L’unique qui résistait et celui que les éditeurs pensaient valoriser dans les jours à venir, vient d’être démoli par un propriétaire d’une bâtisse de la place sis aux coins des avenues Sendwe et Moero dans la commune Lubumbashi.

Pour la petite histoire, un papa répondant au nom d’Oka occupait cet endroit depuis 1973, et il a de tous les jours occupé l’endroit, et reste le seul revendeur de journaux de la ville, de manuels scientifiques, religieux et autres écrits de connaissance générale.

Voilà qu’en ce jour du mardi 21 février 2017, les revendeurs ont été surpris de voir une équipe de policiers armés jusqu’aux dents démolir ce kiosque, qui date de plus de 40 ans à cet endroit. Ce kiosque à journaux était resté l’unique de la ville de Lubumbashi.

Ce qui est malheureux pour la population lushoise est de constater la disparation de ce kiosque. Le réduire en poussière est une chose étonnante pour les lecteurs de la ville de Lubumbashi. Signalons que cette opération s’est menée sur deux jours. C’est-à-dire le mardi 21 février les policiers ont emporté tous les biens que contenait le kiosque et le mercredi 22 février à 6 heures du matin, ils s’y sont rendus pour tout emporter. Les pauvres revendeurs ne savent plus quoi faire, le cas de papa Oka qui déplore la disparition de l’unique endroit qui était resté pour toute la ville de Lubumbashi.

L’archiviste des journaux du Katanga ne sait plus à quel saint se vouer.  Interrogeant ces victimes sur cette méchante démolition, ces derniers ont pointé du doigt le responsable des Etablissements en face de l’endroit endommagé. Pour écouter l’autre son de cloche, les démarches entamées par nos reporters étaient vaines. De tous les commissaires de zones, urbains et des régions, qui s’étaient succédé dans la province et à la tête de la ville, personne n’a jamais inquiété papa Oka et ses collaborateurs.

Aujourd’hui, sous la bénédiction des autorités de la ville et de la complicité du bourreau indexé, Oka et ses collaborateurs quittent le centre-ville. Leur lieu de négoce vient de disparaitre en un clin d’œil. Les ennemis de la presse écrite sont encore nombreux.

Une disparition brusque pour les éditeurs lushois et lushoises. Et eux, et leurs lecteurs déplorent les décisions des autorités pour d’autres cas qui se passent dans la ville de Lubumbashi.

La question que se pose tout le monde est de savoir si ce kiosque était générateur de l’insalubrité à cet endroit. Cette petite portion de terre occupée légalement par ce groupe de revendeurs, qui gênait-elle vraiment, pour qu’on les force au déguerpissement aujourd’hui ? Nous osons croire que les ayants-droits des activités dans la ville érigeront un autre kiosque dans quelques jours pour leur compte. Qu’à cela ne tienne ; qu’on restaure les revendeurs dans leur droit, aussi pour permettre aux acheteurs de se procurer les journaux sans faille au centre-ville.

Il est vraiment malheureux de voir de tels cas persister dans la ville de Lubumbashi : quelqu’un qui a œuvré plus de 40 ans au service de la nation, qui vient d’être récompensé en monnaie de singe. Oui au service de la nation depuis plus de 40 ans, le groupe de papa Oka s’indigne de l’indifférence des autorités de la place. Le silence n’a pas été accepté par ce groupe et leurs clients.

Nous osons croire, qu’au nom des éditeurs de la place, une solution sera trouvée dans le plus bref délai.                                                                                           

Marc-Toussaint SAKADI

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