Kinshasa - RD Congo 27/11/2020:

SAISINE DE LA COUR AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME : La dernière bataille de Martin Fayulu vouée à l’échec

Rien, alors rien ne semble pousser le candidat malheureux de la coalition d’opposition Lamuka à la présidentielle du 30 décembre dernier, d’abdiquer. Il a annoncé avoir déposé un recours devant la Cour africaine des droits de l’homme pour « réclamer la vérité des urnes » et « faire rétablir ses droits ». La saisine de cette cour africaine s’inscrit dans le cadre de la dernière bataille de Fayulu dans sa quête de la « vérité des urnes ».

Mais déjà, le secrétaire général des Nations Unies a demandé de soutenir le président Félix Tshisekedi qui vient de boucler la première série de sa tournée africaine par Brazzaville.

« Il y a aujourd’hui une situation établie. Il faut à mon avis coopérer avec le Congo et ses autorités pour aider le pays à sortir de ses difficultés » avait dit le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Et Fidèle Babala de répliquer : « C’est le peuple congolais qui est souverain primaire. Il a choisi un président mais vous, vous dites : on fera autrement. C’est inadmissible. Mais nous, nous allons poursuivre notre combat pour la vérité des urnes jusqu’au bout ».

 Le week-end, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est attendu à Addis-Abeba où il devra prendre la parole devant ses pairs africains. Un acte de reconnaissance du nouveau président de la République démocratique du Congo qui devra faire comprendre à Fayulu que « alea jacta est ».

En outre, de l’avis d’un spécialiste, pour pouvoir déposer plainte devant cette instance, un individu doit être ressortissant d’un Etat ayant accepté la compétence de ladite Cour. Or, si Kinshasa a bien signé le protocole la créant, il semble ne pas l’avoir ratifié à ce jour. Cette juridiction a été créée par l’ancêtre de l’Union africaine, l’OUA (Organisation de l’unité africaine) en 1998 et est entrée en fonction en 2004, après que le protocole la créant eut été ratifié par plus de 15 pays. Ses premiers onze juges ont prêté serment en juillet 2006 (ils sont élus pour quatre ou six ans et rééligibles une seule fois) et ont mis quatre ans avant de s’entendre sur son règlement d’ordre intérieur. Elle a rendu son premier jugement en 2009.

Cas de jurisprudence ?

« Cette cour a une jurisprudence. Elle a déjà condamné d’autres pays pour tricherie et pour cas de vol électoral. J’espère qu’elle sera constante dans sa jurisprudence et qu’elle fera en sorte qu’une recommandation et une résolution soient émises à l’endroit de la RDC pour qu’on respecte la vérité des urnes », a déclaré Fidèle Babala. La Cour constitutionnelle congolaise a déclaré vainqueur Félix Tshisekedi. A Luanda en Angola, au cours de sa visite officielle, le président congolais, répondant aux questions de la presse angolaise sur la véracité de sa victoire électorale, a assuré que celle-ci était bien réelle, concluant: « A ce jour, j’attends toujours la preuve de celui qui conteste le verdict de la Cour constitutionnelle. Je n’ai toujours rien vu ».

Kevin M.

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