Kinshasa - RD Congo 26/04/2019:

CONFIRME POUR LA FIN DE LA SEMAINE PRECEDENTE : Grande déception autour du cabinet présidentiel

Une des bouches autorisées du nouveau pouvoir, Augustin Kabuya avait juré sur les ondes de notre consœur Top Congo que le cabinet  présidentiel allait être rendu public à la fin de la semaine précédente. 

Pratiquement sur  le qui-vive, les millions de Congolais sont restés à l’affût autour de leurs petits écrans, guettant la grande annonce pour le week-end

Samedi y est passé. Dimanche aussi. Nous sommes mercredi et le cabinet présidentiel se fait toujours tant désiré. 

Inquiétude

L’inquiétude devient perceptible au sein de l’opinion nationale. Beaucoup d’analystes commencent à se demander comment un Président qui fait face à des défis parmi les plus ingrats du monde, peut espérer s’en sortir en prenant son temps dans la mise en place des structures stratégiques, sans lesquelles il ne saurait logiquement rien faire ?

Un cabinet présidentiel constitue l’urgence des urgences. Il est étonnant de constater que plus d’un mois après l’entrée en fonction du Chef de l’Etat, ce dernier n’est toujours pas constitué.

Certes, on sait qu’il y a des conseillers compétents qui travaillent dans l’informel. Mais cette manière de travailler représente un sérieux handicap pour la marche du pays.

Crainte

Les Congolais commencent à craindre que les folles rumeurs qui circulent au pays n’aient pas un fond de vérité. C’est notamment le fait que le Chef de l’Etat subit un assaut sans précédent dans la ruée vers le cabinet. Nous serions donc en présence d’un cas de figure où l’embarras de choix plombe la décision du numéro 1 congolais. Qui prendre, qui laisser sur la touche. En cette matière, beaucoup sont ceux qui rappellent au nouveau Président que l’on ne saurait faire une omelette sans casser les œufs. Quelles que soient les pirouettes qu’il peut imaginer, quelles que soient les formules  qu’il va s’exercer à concevoir, il y aura toujours des déçus, car le contexte ne permet pas de satisfaire tout le monde. Même pas 50 pour cent des quémandeurs.

Options

Il est temps de lever des options radicales et de trancher sans se préoccuper des conséquences. De toutes les façons, un cabinet présidentiel n’est pas statique. Les enjeux sont si contraignants que les premiers à y faire leur entrée seront sous la pression d’une compétition silencieuse qui fera que les remplacements seront fréquents. 

Les moins aptes ne bénéficieront pas du moindre temps de grâce. Ils devront se préparer à débarrasser le plancher  aussitôt que leurs limites vont éclater au grand jour.

Exécutif

La léthargie observée dans la mise en place du cabinet présidentiel est de même décriée en ce qui concerne le lancement du nouveau Gouvernement. Tous les ingrédients sont pourtant au point. Il ne reste qu’une chose : la nomination d’un informateur ainsi que l’a promis depuis Windhoek le Chef de l’Etat.

Tout le monde était sûr qu’à son retour de Namibie, l’informateur allait être connu dans les 48 heures. Rien ne se dessine à l’horizon.

Félix Tshisekedi, qui a la volonté de faire décoller à grande vitesse le Congo, doit savoir que les circonstances ayant présidé à son accession au trône, mais surtout la pression des attentes populaires, obligeait à démarrer le quinquennat sous les chapeaux de roues.

Mais cette manière de se laisser glisser sur la rampe de longues attentes constitue un poison pour l’action.

MAGG MIKOMBE

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