Kinshasa - RD Congo 17/09/2019:

1er FORUM SUR L’ELECTRICITE EN RDC : Félix Tshisekedi tend la main aux investisseurs pour développer ce secteur

Après le sommet de la Sadc en Tanzanie, le chef de l’État Félix Antoine TshisekediTshilombo séjourne, depuis hier mardi 20 août 2019, dans la ville de Matadi en province du Kongo Central.

Sur place, le Président de la République a donné le go et pris part au 1er Forum sur l’énergie électrique en République Démocratique du Congo.

En effet, l’énergie hydroélectrique non polluante est une manne indispensable pour l’industrialisation du pays et la mobilisation des recettes dont le niveau peut dépasser rapidement les mines et l’agriculture si tout le potentiel congolais (100.000 MW) est mis à contribution. Ce qui explique les pressions intenses des pays africains, des industriels mais également des populations victimes de l’insécurité et désireuse de contribuer significativement à l’économie du pays. 

VISION

Il sera donc question pour le successeur de Joseph Kabila de donner sa vision sur ce domaine dans le but d’accroître le taux d’accès à l’électricité au pays.

Au cours de ces assises, qui se tiennent du 20 au 22 août 2019, il sera question de débattre sur des sujets relatifs au potentiel de l’énergie énergique en RDC, sa gestion et son impact sur l’industrie et le développement durable, dans le but d’apporter, tant soit peu, des solutions à l’épineux problème de desserte du courant électrique que le pays connait depuis des décennies.

Au cours de son bref séjour, le  Chef de l’Etat devrait aussi visiter le barrage d’Inga situé à une trentaine de kilomètres de Matadi. La province du Kongo central abrite le plus grand site de l’énergie hydroélectrique du pays avec le barrage d’Inga.

ORIENTATIONS

Les travaux préliminaires du forum sur «l’énergie électrique en République démocratique du Congo» se sont tenus la semaine dernière à Kinshasa. Ils ont   réuni, autour du Conseiller principal du Chef de l’État au collège des Mines et énergie, Michel EbomaAblavi, les membres du comité technique préparatoire de ce forum.

L’Etat de lieu de ce secteur névralgique montre que 15% seulement de la population ont accès à l’électricité. De même de nombreuses entreprises minières sont obligées d’exporter leurs minerais extraits au Congo pour être transformés à l’étranger faute d’énergie électrique de qualité. La même situation est vécue par les pays bénéficiant de cette manne dont la République sud-africaine dont des pans entiers de l’industrie sont au ralenti suite à l’absence d’énergie électrique.

DEFIS

Face à ces défis, le Congo a besoin de réhabiliter le barrage d’Inga et les autres barrages hydroélectriques existants. Il en est de même de l’intensification de l’électrification rurale à travers les interconnexions des réseaux, la construction des microcentrales et l’utilisation des énergies renouvelables dans l’arrière-pays (énergie solaire, éolienne, biomasse…).

Profitant de la libéralisation du secteur de l’électricité grâce à l’ordonnance-loi du 17 juin 2014, le Gouvernement et ses partenaires doivent travailler pour entretenir, fiabiliser, réhabiliter ou rénover les équipements de production, de transport et de distribution de l’énergie électrique.

Les barrages Inga sont un potentiel financier, une marchandise qui peut aussi contribuer à l’essor du pays et, pour  ce fait c’est à nous de prendre le leadership  de tous ces projets, sinon à force de laisser les autres pays prendre ce qui est à nous, le pays se dirigera tout droit vers des conflits d’intérêt et des guerres.

DEFICIT

Malgré la grande capacité en énergie que renferme le pays, à travers ses multiples barrages. Nous nous retrouvons dans la même situation qu’avec les minerais, où la production ne peut pas répondre aux besoins du Congolais sur toute l’étendue du pays. Nous observons plusieurs parties du pays qui n’ont pas encore été atteintes par l’énergie des barrages.

Avec un budget de 80 milliards de dollars, le projet Inga III est l’un de plus grands projets  au Congo. Ne pouvant pas assurer la réalisation de ce projet seul par manque de moyens financiers et techniques, le pays a besoin de l’aide étrangère (convention avec le consortium hispano-chinois). Mais pour cela, le Congo doit d’abord se doter d’un plan vérifiable. Sans ce plan pour ordonner les travaux, et décider des intérêts du pays, l’étranger continuera à nous dicter sa loi, qui sera à son avantage, et au désavantage du Congo, a relevé le stratège AL Kitenge lors d’une émission télévisée sur Numerica TV.

GESTION

Le peuple congolais, poursuit-il, doit savoir que nous n’aurons pas la totale propriété de gestion d’Inga, à cause de toutes les faiblesses qu’a présentées l’Etat congolais en termes de gestion. Aucun pays ne voudra lier son sort économique  à un Etat avec une faible qualité de  gestion. Il faut faire une société d’économie mixte par les investisseurs et les consommateurs de l’électricité de façon à ce qu’ils se sentent sécurisés de la qualité de gestion qui sera donnée aux infrastructures mises en place.

Le chantier de l’électricité est si vaste et stratégique que le Gouvernement Ilunkamba devrait en faire une de ses priorités pour attirer le maximum d’investisseurs, booster l’industrialisation et crée de la valeur ajoutée locale grâce à la transformation des ressources naturelles. Un véritable challenge pour débloquer la voie pour le développement rapide du Congo.

Sur cette lancée, le Gouvernement devra s’appuyer sur la Loi sur la libéralisation de l’électricité et laisser l’Autorité de régulation jouer pleinement son rôle dans le cadre du Plan stratégique de développement dont on attend la mise sur pied.

MOTA SETI

Copyright © 2019 Nabii Samweli House - Tous droits réservés.