Kinshasa - RD Congo 18/02/2019:

Le pays tourne au ralenti depuis le mois de décembre 2018. La psychose liée au processus électoral qui devait se clôturer sans que personne ne sache dans quelles conditions précises, a fait mettre tout au congélateur.

Mais à bientôt trois mois aujourd’hui, avec l’interdiction pour tout le secteur public d’engager des dépenses autres que celles touchant  à la seule rémunération, le pays s’est arrêté. C’est le blocage total.

La vie devient intenable, et comme on le sait de tradition, c’est le petit peuple qui paie le prix de ce blocage.

Des voix s’élèvent donc pour demander au Chef de l’Etat de mettre fin au suspense qui n’a que trop duré.

Célérité

La validation des mandats des députés nationaux a déjà ouvert la voie au processus de mise en place du nouveau Gouvernement. D’où, beaucoup plaident pour la célérité dans l’action du Chef de l’Etat.

Célérité d’autant plus qu’il se pose un problème de survie qui touche des millions de Congolais. L’interdiction d’engager toute dépense autre que celle tenant de la rémunération a un impact direct sur les activités et les échanges au niveau de plusieurs secteurs publics comme privés.

De suite de cette décision, la masse monétaire en circulation au pays a sensiblement diminué. Sans compter que beaucoup de petites créances dues à des fournisseurs privés sont suspendues. Ce qui entraine un autre effet négatif affectant le quotidien des populations.

Célérité aussi et surtout parce que l’on ne connait le mode de désignation du premier ministre que va privilégier le Chef de l’Etat. Entendu qu’il est qu’en cas du choix préalable d’un informateur, on sait que la Constitution donne à ce dernier un minimum de 1 mois renouvelable pour 15 jours, en vue d’identifier formellement la majorité parlementaire.

Comptabilité

Des recoupements en notre possession et nous basant sur les déclarations de l’Udps qui est dans le secret de Dieu, il ne fait aucun doute que l’option du choix d’un informateur va primer. Dans ce cas, il faudra, à dater du choix de ce dernier, compter au minimum un mois. Mais ce sera sans compter avec la suite du processus. Les tractations avec la majorité identifiée pour proposer un Premier ministre.

Il ne faut surtout pas croire que n’importe quel nom proposé par ladite majorité sera opposable au Garant de la nation et de la Constitution. Nous risquons ainsi de partir pour un autre bail.

Et au finish, il faudra compter le temps des conciliabules pour la formation concrète du nouveau Gouvernement. Les réglages qui s’imposent souvent, les ajustements et les remises en question.

Face à tous ces obstacles, il est clair que le temps ne joue dans le sens des attentes pressantes du petit peuple. De l’avis de certains analystes, il serait souhaitable que le président de Fatshi ne laisse pas passer la semaine présente sans avoir désigné un informateur ou un formateur. Il y a péril en la demeure !

MAGG MIKOMBE

Après l'émouvante cérémonie de passation de pouvoir entre l'ancien chef de l'Etat Joseph Kabila et le président Félix Antoine Tshisekedi, les deux personnalités se sont retrouvées ce week-end à la cité de l'Union africaine pour parler en tête-à-tête pour la mise en place d'une coalition gouvernementale.

C'est à la suite de cette rencontre au sommet que La Majorité a fait une importante déclaration politique où elle se prononce sur le contexte né de l'après élection du 30 décembre 2018. La Majorité plaide en faveur d'un partenariat convivial qui facilitera la gestion des ambitions à tous les niveaux dans les institutions publiques (Parlement, Gouvernement, Assemblées provinciales…).

Bref, les enjeux du nouvel environnement politique condamnent le FCC et CACH à travailler en partenariat pour l'intérêt supérieur du peuple congolais. C'est dans cette logique démocratique que Félix Tshisekedi Joseph Kabila ont décidé de dialoguer pour donner corps à un partenariat qui fait école dans tous les pays africains.

Après la validation des mandats des députés, la tâche est désormais facile pour les deux parties de dégager la majorité légale sans perdre beaucoup de temps à la nomination d'un informateur que certains à CACH assimilent à un levier automatique pour déposséder le FCC de sa majorité.

La présence de l'Autorité morale de cette famille politique est une démonstration que le FCC ne transigera pas sur la question de la majorité à la chambre basse et qu'il est temps de passer à l'essentiel.

MOTA SETI

Les réseaux sociaux s’enflamment autour des prétendus achats de voix dans les Assemblées provinciales de la République démocratique du Congo. Les députés provinciaux sont dans le collimateur de tous les candidats gouverneurs et vice-gouverneurs ainsi que les sénateurs. La bataille est donc rude. C’est désormais la montée des enchères. Une situation qui n’honore nullement la nouvelle démocratie en RDC.

Avant même de toucher leurs premiers émoluments, les honorables des Assemblées provinciales rêvent déjà de s’acheter des maisons dans les quartiers huppés de la capitales avant de penser aux grosses cylindrées. Leurs cibles se recrutent au sein des anciens ministres, mandataires et autres individualités friquées de la République. Ceux-là qui ont eu à vilipender les deniers publics quand il leur a été demandé de gérer la chose publique.

Aussi, il faut souligner que tout ne se monnaye pas de la même manière selon qu’on se trouve être candidat ou élu dans la capitale ou dans l’une des provinces de la République.

Face à cette situation, nombreux préfèrent jeter l’éponge plutôt que de céder au chantage de l’immoralité de ces nouveaux élus au niveau des provinces. C’est généralement d’eux que ses méthodes d’achats de conscience transpirent.

La corruption à ciel ouvert

Selon quelques médias, certaines voix se monnaient à 100.000 dollars et comme il faut 4 à 5 voix d’élus provinciaux pour obtenir un siège, il faudra sortir entre 400.000 et 500.000 dollars pour obtenir une place au Sénat. C’est le cas de le dire avec Vidiye Tshimanga candidat sénateur qui a annoncé également avoir retiré son dossier qui désapprouve sur son compte twitter, relayés par certains medias en ligne, cette pratique d’achat de voix contre les espèces sonnantes et trébuchantes.

 « Je peux comprendre que lors des échanges que certains demandent des frais de transport. On a eu beaucoup d’échanges sur les objectifs, la ligne politique, les ambitions, etc. Mais de là, à passer d’un transport à une demande express de 20.000 USD, 35.000 USD et même 50.000 USD pour donner votre voix et faire de moi un sénateur, je trouve cela en dessous de tout et je ne rentrerai pas dans ce jeu-là. Nous allons nous battre sérieusement contre cette corruption », a dit Vidiye Tshimanga, candidat sénateur.

A cette allure, les autorités à la tête des provinces qui seront élus à coût des billets verts et même les sénateurs, vont, à leur tour, une fois élus, chercher à récupérer l’argent dépensé avant de penser à l’intérêt de toute la population qui a tout donné pour cette nouvelle ère de la démocratie en République démocratique du Congo. 

Par rapport à ces rumeurs, qui deviennent de plus en plus récurrentes, il appartient aux différents services de l’Etat qui dispose de l’expertise nécessaire, de mettre en place des stratégies en vue d’endiguer ce fléau.

En réalité, dès lors qu’on sait que le salaire mensuel des sénateurs tourne autour de 10.000 dollars en vue de le mettre à l’abri de certains fracas rudimentaires, il demeure plus qu’évident de veiller sur une traçabilité dans la manière dont il est arrivé à accéder à ces hautes fonctions.

Grincements de dents

En attendant, les élections de gouverneurs et vice-gouverneurs sont prévues le 26 mars prochain selon le calendrier réaménagé de la Commission Électorale Nationale Indépendante. 12 candidatures déclarées irrecevables par la centrale électorale. Il s’agit essentiellement de : Jean Bamanisa ; Justin Bitakwira ; Augustin Kabaka ; Christophe Kolomonyi ; Bruno Kazadi; John Bupila ; Kishabongo Radjabu; Gabriel Kalonda ; Shenila Mwanza-Wa-Singona ; Élie Zihindula ; Joachim Taila et Eustache Muhiya.

Le ministre du Développement rural n’en démord pas. Sur 7su7.cd il met la CENI en garde en affirmant que si cette institution d’appui à la démocratie continue à recevoir des injonctions externes, il faut la dissoudre.

Et de poursuivre : «Si la CENI continue à se comporter comme une institution qui ne reçoit que des injonctions des assoiffés du pouvoir, soient-ils du FCC, nous n’accepterons pas. Pourquoi ne pas la dissoudre? Si elle ne répond plus à cette indépendance. Celle de Ngoyi Mulunda, on l’a dissout il n’y a pas longtemps et j’étais témoin». Ce candidat redoutable d’Uvira et candidat malheureux à la députation nationale à Uvira dans le Sud-Kivu qui a vu sa candidature rejetée comme indépendant à l’élection des gouverneurs et vice-gouverneurs, Justin Bitakwira, a vu sa candidature comme sénateur à Bukavu retenue par la Commission Électorale Nationale Indépendante.

Kevin M.

L’ambassadeur André Alain Atundu Liongo, Porte-parole de la Majorité présidentielle a annoncé lors d’un point de presse tenu samedi 16 février 2018 au siège de la plateforme la décision de ses dirigeants de transformer ce méga regroupement politique en La Majorité ou la Majorité démocratique. « Le président Tshisekedi peut compter sur La Majorité dans la gouvernance du pays », a indiqué le Porte-parole fier des acquis laissés par son Autorité morale, Joseph Kabila à son successeur.

Cette décision fait suite aux résultats de dernières élections législatives qui ont consacré la victoire écrasante de La majorité avec près de 350 sièges à l’Assemblée nationale et aux dispositions pertinentes de la Constitution sur la gouvernance de la RDC.

EMINENTE POSITION

Pour l’ambassadeur Atundu, ce statut légal et cette éminente position sociale donnent à La Majorité une grande responsabilité dans la gouvernance du pays. « En effet, malgré notre position dominante, il nous faut agir dans un esprit de partenariat responsable avec le Chef de l’Etat », souligne-t-il. Par conséquent, la plateforme promet de «  tenir compte de la minorité », pour l’intérêt bien compris du peuple.

De la sorte seulement, La Majorité entrevoit de développer la synergie nationale qui est de nature à consolider l’indispensable cohésion nationale et la souveraineté du pays et la poursuite de l’élan de la marche résolue du peuple vers l’émergence en 2030. Il en est de même de la synergie d’action, en partenaires responsables, entre le Garant de la nation et La Majorité afin de réaliser les aspirations légitimes du peuple à l’émergence économique avec comme objectif l’amélioration de la situation des populations.

GESTION DES AMBITIONS

Face à la gestion des ambitions liées à la direction des institutions, La Majorité entend faire prévaloir la convivialité politique d’autant plus que les composantes ne se regardent pas comme des adversaires mais des forces engagées pour l’intérêt supérieur du peuple. Concernant le Gouvernement, André-Alain Atundu Liongo a indiqué qu’il sera connu après la fin des opérations au niveau de l’Assemblée nationale, notamment la validation et l’identification formelle des regroupements présents à l’hémicycle du Palais du Peuple.Le Porte-parole de La Majorité a profité de cette occasion pour saluer le combat mené par l’ancien Président de la République. « L’opiniâtre détermination du Démocrate Kabila, contre vents et marées, ainsi que le nationalisme intransigeant de la classe politique sont venus à bout de manigances de certains acteurs malfaisants de la communauté internationale avec l’évidente complicité de certains filles et de certains de notre pays », a-t-il fait remarquer.

RESULTAT HISTORIQUE

Pour Atundu Liongo, « La Majorité ne peut bouder son plaisir à la suite de ce résultat historique. Sans nul doute et à bon droit, les peuples d’Afrique et les hommes de bonne volonté considèrent désormais, dans l’histoire de notre continent et dans la démocratie au Congo, son Autorité morale, le Démocrate Joseph Kabila Kabange, comme une incontestable figure de proue à l’image des Pères de l’indépendance et de nos héros nationaux ».

Tout en fustigeant le rôle turbide et biscornu des associations religieuses dans la vie politique, il en a profité pour tirer les leçons des élections du 30 décembre 2018. Son constat est que « l’immoralité est profond dans la société congolaise parce qu’elle a englouti même les pasteurs.

LA FOI A L’AVENIR

Pour l’avenir, La Majorité considère que Joseph Kabila laisse au président Tshisekedi un pays en état de parfaite gouvernabilité. Sur le plan moral, le peuple est dans un état de grande cohésion nationale ; sur le plan spirituel, le peuple garde intacte sa foi à l’avenir du pays ; sur le plan intellectuel, le peuple est décidé à poursuivre sans complexe sa lancée vers l’émergence.

Face aux chants de sirène, la Majorité appelle la classe politique à la vigilance : « On ne développe pas un pays en déconstruisant les acquis du passé ; on ne consolide pas la cohésion et l’unité nationale par la vengeance, le règlement de comptes ou la chasse aux sorcières ; on ne développe pas un pays sans la paix des esprits et la synergie nationale dans l’action »

MOTA SETI

La loi est dure, mais c’est la loi. Le président du bureau provisoire de l’Assemblée nationale Gabriel Kyungu n’a pas attendu le délai constitutionnel accordé aux députés nouvellement élus mais incompatibles au regard de l’article 108 de la Constitution, pour opérer son choix.

Celui qu’on appelle Baba du Katanga a donné l’exemple aux autres députés qui se comptent aussi parmi les membres du Gouvernement central ou au niveau de la territoriale frappés aussi par cette incompatibilité C’était au cours de la plénière du vendredi 15 février dernier, l’élu de la circonscription de Lubumbashi a annoncé avoir opté pour l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga.

Conformément aux dispositions constitutionnelles, Gabriel Kyungu wa Kumwanza devra être remplacé incessamment à la tête du bureau provisoire de la chambre basse du Parlement par le vice-doyen d’âge parmi les 485 députés nationaux.

Il s’agit du député national Maloka Mokonji Pierre, élu sur la liste MS de la circonscription de Bolomba dans la province de l’Equateur.

Au cours de la même plénière, les élus ont procédé à la validation de la commission en charge de l’élaboration du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui est composée de 78 personnes.

Signalons que les autres députés qui se comptent parmi les ministres, les gouverneurs de province et autres mandataires frappés par cette incompatibilité ont jusqu’au 20 février pour opérer le choix entre son mandat et l’actuelle fonction qu’il assume.

Micha Kisalasala

L’eau potable ne coule plus à la pompe depuis plusieurs mois, voire des années dans la commune de Selembao dans son espace compris entre l’avenue Landu et l’arrêt Kinsaka en partance de l’UPN. Les différents tuyaux placés par la Regideso sont rouillés et les robinets ne servent plus qu’à décorer les parcelles.

La majorité de la population se rabat aux différentes sources qui entourent cette commune pour se ravitailler dans cette denrée rare, qu’est l’eau.

Pour pallier à cette situation, la population du coin puise l’eau dans les communes voisines de Bandalungwa et Ngiri-Ngiri où l’eau jaillit normalement. Cette opération ou mieux cet exercice d’aller chercher de l’eau nécessite un minimum de sacrifice et de volonté au regard de la distance et surtout du coût financier qui intervient dans cette affaire.

Un petit tour sur l’avenue 24 novembre dans son tronçon compris entre Landu et l’arrêt Kinsala, il est constaté ce phénomène  fâcheux. On aperçoit des femmes et jeunes filles avec des bidons vides à la recherche d’eau ou en attente d’un moyen de transport pour évacuer les bidons d’eau. Et c’est chaque jour que ces femmes font cette gymnastique.

Les chauffeurs des taxis et les motards profitent de cette pénurie d’eau pour en faire une véritable aubaine. Une maman qui a 10 bidons d’eau dont la maison se trouve à la hauteur de l’hôpital de référence de Makala, ex sanatorium débourse au moins 2000 Fc pour assurer le transport de ses bidons d’eau.

De l’avis des chauffeurs taxi, faire le transport de l’eau serait plus lucratif que le taxi ordinaire.  Ils argumentent cette thèse par la présence des embouteillages observés ces derniers temps sur cette avenue, à un jet de pierre du croisement Landu et 24 novembre, suite à la dégradation de la chaussée où l’on observe des trous et des nids de poule qui empêchent la circulation.

Les habitants de cette partie de la capitale appellent la Regideso  a trouver une solution idoine  afin de les approvisionner en eau potable. Ils en viennent à lancer également un vibrant appel à l’endroit des nouveaux députés de la Funa, comme Molière Nemba-Nemba et autres élus nationaux à peser de tout leur poids à l’Assemblée nationale afin de contrôler le Gouvernement et les autres dirigeants pour mettre un terme à cette pénurie qui ne s’explique pas de la part de la Regideso. Ils rappellent aussi au nouveau chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo ,sa promesse de changement en tout . « Félix ko bosana te papa alobaki le peuple d’abord… ». Pour dire que le peuple a besoin de voir son vécu quotidien s »’améliorer.

Rodriguez Kikamba

Ça fait un laps de temps que certaines routes en fort état de délabrement sont couvertes de terre jaune. Le constat est que, dès qu’une route macadamisée se délabre, au lieu de la reconstruire pour qu’elle revienne à son état initial, actuellement, à la place du béton, c’est plutôt la terre jaune qui joue le rôle de couvrir presque tous les nids de poule qui se forme sur les routes, ainsi que les érosions qu’on trouve dans la capitale. Et cela impacte négativement même sur la beauté de capitale.

En effet, le délabrement avancé des routes créées par la divagation des eaux des pluies, ont occasionné des coupures de plusieurs chaussées. Elles se sont transformées ensuite en tête d’érosions, presqu’impraticables.

Notons que cette situation inquiète les usagers, comme c’est le cas actuellement dans le site universitaire qui est bel et bien menacé par des grosses têtes d’érosions sur les chaussées. Tristement, ces routes ne sont pas réhabilitées, plutôt ces trous sont enterrés par la terre jaune, sous prétexte qu’elles ont été réhabilitées.

Signalons que le Centre neuro-psycho-pathologique, CNPP, de Kinshasa, est aussi menacé par des érosions suite à l’extraction abusive de la terre  jaune qui a été occasionnée l’année dernière par une société chinoise GDC. Cette dernière avait extrait le sable dans ce coin pour remblayer l’érosion qui avait coupé en deux la route de Kimwenza.

Il en est de même dans d’autres coins de la ville de Kinshasa. A la  cité, cette pratique est couramment appelée « Ko bamba nzela », et est déplorée par les Kinois qui sentent un certain relâchement de la part des autorités vis-à-vis de leur bien-être. Ce mécontentement se fait entendre du fait qu’ils ont surnommés la terre jaune de« Mwamba », soit la pâte d’arachide. Car, lorsqu’il pleut, cette terre se transforme en boue très glissante. Et lorsqu’il fait très chaud, celle-ci se transforme en poussière jaune. Comme c’est le cas sur la route de l’Université.

A savoir, cette poussière provoque des maladies dans la population. Notamment, le rhume interminable, la sinusite, les maux de tête, la fièvre typhoïde, etc.

Car pratiquement, tout au long de ces routes poussiéreuses, il y a des gens qui  vendent, et les véhicules qui passent tout en soulevant la poussière. Donc, la population est exposée à la pollution, ainsi que sa marchandise.

Il est à préciser qu’au final, les eaux de pluie emportent ces terres, et ces routes se coupent de plus en plus dès qu’une forte pluie s’abat. Car  au lieu qu’elles soient réhabilitées, les routes ne subissent qu’une sorte de comédie avec la terre jaune, qui ne permet qu’un usage à courte durée.

Ce qui est sûr, les routes dans la ville province de Kinshasa ont besoin  d’être réhabilitées, reconstruites, avec une matière solide et efficace pour une très longue durée. Elles ont aussi besoin d’une très bonne canalisation des eaux, plutôt que de les recouvrir superficiellement de terre jaune qui ne résout pas le problème dans le fond et qui rend la ville de plus en plus sale,  voire même impraticable avec ces routes et état de délabrement avancé.                     

Fanny Fiatu

Tuesday, 12 February 2019 21:16

RELIGION : Le désert pour les chrétiens

« Voici, je vais faire une chose nouvelle, sur le point d’arriver : Ne la connaitrez-vous pas ? Je mettrai un chemin dans le désert, et des fleuves dans la solitude » Esaïe 43 :19.

D’une façon générale, le désert a toujours eu une connotation de souffrance, de peine…C’est pourquoi, il arrive très souvent aux chrétiens de commettre beaucoup d’erreurs dans la vie, quand ils se sentent à bout. Ils font des mauvais choix parce qu’ils se sentent fatigués. Mais à la lumière de cette portion des écritures citée plus  haut, il plait à Dieu de frayer un chemin même dans le désert pour ses enfants.

En effet, dans le chapitre 43 d’Esaïe, Dieu se présente comme le seul sauveur pour Israël. En d’autres termes, il y a des choses que Dieu  fait dans la vie d’un chrétien sans que celui-ci le lui demande.

Ce qui veut dire qu’on peut prospérer tout en étant dans le désert. Il  y a plusieurs exemples dans la bible qui confirment cela. Nous citons par exemple: l’affliction ou l’enfer de Joseph, fils de Jacob, en Egypte. Mais Dieu l’a rendu  fécond dans le pays des larmes, de souffrance et de peine. D’après Genèse 45 :9 ; 12-13.

Aussi, Dieu est entré dans  le schéma que Pharaon avait initié ; donc, le génocide des mâles Hébreux, pour accomplir le projet, qu’il n’avait pas prévu. Exode 1.Et il a confondu le schéma de Pharaon avec Moïse, toujours dans le même livre d’Exode. A propos, la liste est non exhaustive.

Le désert et ses deux sens 

Souvent les chrétiens se posent des questions de ce genre : « Pourquoi seulement moi ? » ; « Est-ce que Dieu m’aime vraiment ? » « Qu’est-ce que j’ai fait à Dieu pour mériter ça ? » etc.

A cet effet, il est à noter que le premier sens du désert dans la vie d’un chrétien, c’est la révélation de Dieu envers celui-ci. Ici, Dieu préparer un lieu qui se révélera en l’homme. C’est pourquoi, il est impérieux pour un chrétien de savoir qu’il y a des déserts importants.

Par exemple, dans le livre de Genèse 16 :7-15, c’est Dieu qui a voulu qu’Agar parte au désert pour qu’il puisse se révéler en elle. « Elle appela Atta-El-roï le nom de l’Eternel qui lui avait parlé ; car elle dit : Ai-je rien vu ici, après qu’il m’a vue ? »Dieu était obligé d’agir.

En réalité, Dieu suivait le cri de la grossesse qu’Agar avait porté. Dieu ne la suivait pas, mais cet enfant de la promesse, le sang d’Abraham qui faisait le bruit. Et si le sang d’Abraham avait le pouvoir d’obliger Dieu de retracer Agar dans le désert, à fortiori un chrétien, qui n’a pas le sang d’un homme en lui , mais le Nom de Jésus et qui est racheté par son sang?

Le deuxième sens du désert est que, c’est un lieu de maturité. En fait, Dieu forge, forme pour la maturité dans le désert. Ce n’est pas un cimetière. Par contre, c’est dans le désert qu’on corrige les erreurs que les autres n’ont pas pu corriger. On apprend à passer sur le même chemin que les autres, avec les mêmes épreuves, mais à ne pas tomber, et rester toujours debout. En fait, quand nous lisons le chapitre 3 de Genèse, la Bible nous relate l’histoire de la chute de l’homme après avoir été tenté par le serpent ancien. Ce dernier, a commencé sa démarche par tester la connaissance de l’homme sur la Parole de Dieu. Et il a semé la confusion dans sa connaissance. «…Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? … Alors, le serpent dit à la femme : vous ne mourez point… » Genèse 3 :1 ; 4.

Tandis que pour tenter Jésus dans le désert comme le rapporte l’évangile selon Matthieu 4 : 1-11, le diable a commencé par vérifier si Jésus était conscient de son identité. « Et lui dit : Si tu es Fils de Dieu… » Matthieu 4 :6.

C’est cette maturité spirituelle que Jésus avait que les chrétiens doivent aussi rechercher. Ils doivent garder la foi et la personnalité devant le Seigneur. Car Adam a failli, mais Jésus a résisté au diable après que celui-ci l’eût tenté , et tout en ayant le pouvoir sur lui. « Jésus lui dit : Retire-toi, Satan !… Alors le diable le laissa…» Matthieu 4 : 10,11.

Voilà pourquoi le désert est indispensable dans la vie d’un chrétien. Il y a des choses qui viennent ou qui arrivent dans la vie d’un chrétien, mais qui n’ont pas le pouvoir de modifier les données de Dieu pour sa  destinée. Un chrétien doit prendre le désert sous un angle prophétique, et non de distraction ou de négligence.

Fanny Fiatu

Sunday, 10 February 2019 20:23

Lettre pastorale : Tous s'impliquent

Contrairement aux discours véhiculés par certains acteurs politiques, la mise en place de nouvelles institutions au niveau tant national que provincial démontre que personne ne tient à rater le train du changement pour lequel tous les Congolais ont lutté et manifesté par leur vote le 30 décembre 2019.

Cette démarche patriotique fait que certains acteurs proches des mouvements citoyens plaident carrément en faveur de l'unité de toutes les forces politiques nationales pour ne pas mettre des bâtons sur les roues du changement. Ainsi, il ne serait pas étonnant que les leaders de Lamuka saisissent la main tendue de l'actuel Chef de l'Etat qui avait clairement affirmé, lors de son discours d'investiture, sa volonté de travailler avec tous acteurs politiques.

En effet, après avoir perdu des années à se tirer dessus, l'heure semble sonnée pour que les fils et filles de ce pays se tournent résolument vers le développement de cette grande nation dont le relèvement boostera l'élan pris par tous les Etats africains déterminés à sortir des affres de la guerre et de la pauvreté.

C'est donc à juste titre que les Chefs d'Etat africains ont décidé de jeter leur dévolu sur le président congolais pour occuper le poste de deuxième vice-président de l'Union africaine en Assemblée générale à Addis Abeba.

Tout un symbole qui doit interpeller tous les opérateurs politiques qui pensaient concocter des stratégies pour maintenir le Congo dans une zone trouble alors que l'Afrique et le monde l'attendent au rendez-vous du donner et du recevoir. Pour cela, le Chef de l'Etat a besoin de la contribution des Congolais tant de la diaspora que du pays pour participer à l'œuvre d'édification d'une grande nation au cœur du continent.

C'est une nouvelle responsabilité qui incombe aux dirigeants de la RDC, qui doivent dès maintenant prendre la mesure de la confiance placée en Félix Tshisekedi pour poursuivre l'œuvre de modernisation de l'Union africaine.

Maintenant que le vœu du peuple pour le changement est en voie d'être accompli, les acteurs politiques ont intérêt à ranger leurs armes pour accompagner le Congo dans la marche vers son destin.

MOTA SETI

Les nouvelles en provenance de chacune des 26 provinces du pays, en rapport avec l’élection des Gouverneurs en gestation, ne sont pas rassurantes. Si le nouveau président n’y prend pas garde, beaucoup de Gouvernorats risquent de tomber entre les mains de pires prédateurs.

Il se trouve, en effet, des candidats gouverneurs qui ne comptent que sur leur puissance financière pour prendre la tête des provinces. Ils n’ont aucun programme, aucune vision, à part dépenser leur argent dans l’espoir de le récupérer le plus rapidement possible.

Ces personnages constituent un grave danger pour la République, et il faudrait que le nouveau président prenne toutes les dispositions en vue d’endiguer ce fléau.

Complices

Certes, la tâche est l’une des plus compliquées au monde. Pour autant qu’elle entre dans le cadre de la lutte contre la corruption. Or, rien n’est plus diffus et difficile à cerner que la réalité de la corruption.

Surtout lorsqu’il s’installe une complicité ouverte entre le corrupteur et les corrompus. Or, dans le cas d’espèce, il se trouve que la plupart des élus provinciaux, si pas tous, sont souvent les premiers complices des candidats corrupteurs.

Deals

Le souci de sortir à la vitesse de la lumière de la misère d’où viennent la plupart des nouveaux élus, pousse ces derniers à accepter des deals qui leur permettent ce qu’il faudra attendre après des émoluments cumulés d’une année.

Les nouveaux élus ont besoin de confort rapide et immédiat. Ce que ne peuvent permettre des émoluments mensuels. Avec les candidats corrupteurs, il y a ce sacré avantage de se retrouver, du coup, avec une petite fortune représentant une année voire deux ans d’émoluments.

Cette situation rend fertile et incernable le terrain de la corruption. Pourtant, si les provinces tombaient entre les mains d’aventuriers, il est clair que cela va plomber l’élan de progrès et de développement que le président Félix entend imprimer au pays.

Obligé

La réussite de son mandat passe par la maîtrise de la territoriale. Non pas que celle-ci soit tout entière CASH-FCC, mais qu’elle soit animée par des hommes intègres. C’est le plus important.

Avec des Gouverneurs prédateurs, le temps de découvrir leurs magouilles, d’actionner les mécanismes de leur déchéance et de les déférer devant la justice, quel gaspillage de temps !

Félix Tshisekedi est ainsi obligé de se pencher sérieusement sur la question du vote des Gouverneurs. Il faudrait, d’ici le début officiel de la campagne, mettre en place des mesures de dissuasion efficace contre les corrupteurs et les corrompus.

Déclaration

Il serait, par exemple, question d’exiger de toute urgence la déclaration sous scellé de la fortune de chaque député provincial. De sorte à ce qu’un service monitoring, dépendant des services du Conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de lutte contre la corruption, puisse suivre le train de vie des élus provinciaux entre la campagne et le vote.

Dans les pays avancés en matière de lutte contre la corruption, toute acquisition d’un bien ou toute situation financière au niveau de son compte que ne saurait justifier son traitement mensuel, devient l’objet d’une enquête judiciaire. La recette est à appliquer à tout prix au Congo.

Choix

C’est ici le moment d’interpeller le président Félix qui doit rapidement lever l’option entre continuer avec le conseiller en matière de lutte contre la corruption laissé par Kabila ou en nommer un urgemment en vue de barrer la route aux candidats gouverneurs corrupteurs.

Dans un cas comme dans l’autre, ce conseiller doit être doté de tous les moyens pour affronter la situation sur le terrain.

Il y a péril en la demeure. La nation est en danger. Le Chef de l’Etat doit agir de toute urgence.

MAGG MIKOMBE

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