Kinshasa - RD Congo 20/10/2019:

Rien d'important ne se fera au Gouvernement sans l'aval des Autorités morales qui, en dernier ressort, ont donné leur quitus pour la désignation des ministres dans l'équipe dirigée par Ilunga Ilunkamba.

A cette allure, les analystes craignent que les ministres ne disposent pas d'une grande marge de manœuvre dans leur volonté d'innover, de sortir des sentiers battus laissés par leurs prédécesseurs. Non seulement qu'ils recevront régulièrement des injonctions quant au traitement à réserver à tel ou tel projet, mais encore ils se verront dans l'obligation d'écarter tel ou tel dossier profitable aux populations car ne rentrant pas dans les intérêts personnels de l'Autorité morale.

Dans cette logique qui rappelle les années antérieures, le changement tant réclamé risque de n'avancer qu'au rythme voulu et imposé par les Autorités morales, qui détiennent, en réalité, le vrai pouvoir en RDC. Comme quoi, on ne lâche pas aussi facilement le pouvoir en Afrique.

Que ce soit à l'UDPS, à l'UNC ou au FCC, les ministres placés devant leurs responsabilités par la base ou l'Autorité morale savent désormais à quoi s'en tenir car les candidats aux postes convoités ne manquent pas dans la réserve de la république. A chaque moment, le Gouvernement pourra être remanié et de nouvelles têtes pourront émerger.

Mais, au-delà des garde-fous échafaudés par les partis politiques, il y a l'intérêt des populations qui attendent, désormais le Gouvernement sur trois urgences : la gratuité effective de la rentrée scolaire, la fin de l'insécurité à l'Est et des ravages de la maladie à virus Ebola. Sur ces trois chantiers, le Gouvernement devra mettre le paquet pour ne pas décevoir les citoyens engagés à soutenir les actions du Chef de l'Etat en faveur de l'amélioration du social.

Concernant la gratuité des frais scolaires, elle ne doit pas être à géométrie variable mais bénéficié de tous les mécanismes institutionnels pour éviter des failles dues à la mauvaise foi des responsables d'établissements scolaires.

Aux Ministres, la population attend le respect de l'éthique en veillant sur leur comportement de tous les jours et surtout l'innovation pour sortir le pays du cycle infernal de la crise.

MOTA SETI

* En attendant, ceux de l’UDPS et de l’UNC ont également été présentés à leurs bases respectives

Les nouveaux ministres du Front commun pour le Congo (FCC) se sont rendus hier à la ferme (Kingakati) de l’ancien président Joseph Kabila, autorité morale du FCC pour le  rencontrer. Cependant, ces nouveaux ministres du futur gouvernement Ilunga ne sont pas encore passés devant le Parlement pour leur investiture.

Il sied de préciser qu’il y a quelques mois, toutes les composantes du FCC s’étaient retrouvées à Kingakati lors de l’élection du bureau du Sénat. De bonnes sources, il nous revient d’apprendre qu’il s’agit pour les nouveaux promus de recevoir les consignes de cette plateforme politique et surtout, de  prêter allégeance à leur autorité morale. Et aussi, renseigne-t-on, tous les futurs ministres issus du FCC ont aussi un mot d’ordre très clair, ils doivent d’abord passer par Kingakati avant toute décision importante et avant de discuter des dossiers importants avec l’équipe du nouveau président.

Nul n’est besoin de rappeler que le gouvernement est advenu après plus de 7 mois de négociations entre FCC et CACH. C’est dire que faire partie de ce gouvernement était un vrai parcours du combattant au regard des critères fixés par le Premier ministre.

Les ministres de l’UDPS et de l’UNC

O tempora o mores. La coalition au gouvernement a institué de nouvelles moeurs politiques en République démocratique du Congo. Comme ceux du FCC, les ministres et vice-ministres de l’UDPS et de l’UNC sont également rentrés à leurs bases respectives. Officiellement, c’était afin de les présenter devant militants.

Ce sont de nouvelles habitudes qui vont s’incruster désormais dans le microcosme politique congolais. A  la différence du FCC dont les délégués au gouvernement se présentent devant leur autorité morale, ceux de l’UDPS et de l’UNC seront reçus par la hiérarchie de deux partis. Il s’agit pour les différents regroupements politiques de la coalition au pouvoir de maintenir la discipline et la loyauté de leurs membres au gouvernement. Sinon jusque-là, cette coalition appelée à présider aux destinées de la République tout entière, tient bon. 

Vers l’audition de l’investiture du gouvernement

Après la validation des mandats des 15 premiers suppléants des députés ayant opté pour des mandats incompatibles et ceux des 31 nouveaux députés proclamés par la Cour constitutionnelle,  la prochaine étape de la session extraordinaire sera l’audition du programme du gouvernement et son investiture. L’investiture à l’Assemblée nationale de la nouvelle équipe ministérielle n’est plus qu’une question d’heures. Le sujet fait partie de l’ordre du jour de la session extraordinaire de la Chambre basse du Parlement, convoquée à la demande du Président congolais depuis le lundi 19 août. L’autre point de l’ordre du jour de la session extraordinaire a été vidé, mercredi  28 août dernier. Il s’est agi de la validation des mandats de 15 premiers suppléants des députés ayant opté pour des mandats incompatibles et ceux des 31 nouveaux députés proclamés par la Cour constitutionnelle.

Des 15 premiers suppléants des députés ayant opté pour des mandats incompatibles, l’on note entre autres : Autsai Adriko Patrice en remplacement de Autsai Asenga Médard de la circonscription électorale d’Aru qui a opté pour son mandat de sénateur ; Kapuku Kapuku Florent qui remplace Evariste Boshab de la circonscription de Mweka. Ce dernier a opté également pour son mandat de sénateur.

Il y a Gaël Bussa Obambu qui remplace Jean-Lucien Bussa de la circonscription de Budjala qui a opté pour le Sénat. Endundo Lomata Serge remplace Endundo Bononge José de la circonscription électorale de Lukolela. Kimbuta Motema Eric remplace André Kimbuta Yango qui a opté pour son mandat de sénateur.

S’agissant de nouveaux députés nationaux définitivement proclamés élus par la Cour constitutionnelle, l’on note notamment : Emery Okundji Ndjovu de la circonscription de Lubefu, Mobutu Giala de la circonscription de Gbadolite-ville, Egwake Ya’Ngembe Omer de la circonscription de Bumba, Chadrack Baitsura Musowa de la circonscription de Beni, Thomas Luhaka Losendjola de la circonscription de Kinshasa1.

Kevin M.

L’Eglise était le plan de Dieu depuis toujours. Contrairement à Israël, la mission de l’Eglise est d’ALLER et d’être le sel et la lumière parmi les nations. L’Eglise est le moyen par lequel Dieu répand l’Evangile sur tout être humain.

Rébellion Cosmique

Toute la création de Dieu était parfaite, mais à un certain moment, le péché est entré dans cette création. La Bible ne dit pas clairement comment et quand cela s’est passé, mais certains passages semblent faire allusion à ce fait. (Es14:3-21; Ez 28:11-17).

Le prophète Esaïe, en parlant au roi de Babylone, semble voir un point commun entre l’orgueil de ce roi et celui de « l’astre brillant » déchu (Es 14:3-21). Cet astre brillant a tenté de se faire semblable au Très Haut. Beaucoup de commentateurs de la Bible voient dans ce passage la référence à la chute de Satan qui a voulu être comme Dieu.

Un passage semblable se trouve dans Ezek.28:11-17  où on parle du roi de Tyr. Ce qui est dit dans ce passage semble aller au-delà de ce roi et est adressé à un chérubin protecteur qui était sur la montagne de Dieu, irréprochable dans toutes ses voies. A cause de son orgueil, il a été jeté à terre.

La Rébellion de la Terre

 Lorsque Dieu a créé la terre, l’autorité de régner sur elle était déléguée à l’homme (masculin et féminin) (Gn 1:26). L’homme, créé à l’image de Dieu pour communier avec Lui avait la liberté de choisir (Gn1:28, 2:7). Parce que la vraie communion comprend le choix moral, Dieu a mis l’homme et la femme à l’épreuve en leur interdisant de manger un certain fruit dans le jardin.

Tenté par Satan qui a mis devant eux la possibilité d’être comme Dieu, ils ont choisi volontairement la désobéissance. Par cet acte volontaire, l’homme a affirmé son indépendance et son opposition à la volonté de Dieu. Les résultats du péché de l’homme ont été:

le lien avec Dieu a été rompu ; l’image de Dieu dans l’homme et la femme a été endommagée ; l’homme subissait la mort physique et la mort spirituelle ; l’accouchement est devenu pénible pour la femme ; le travail était devenu difficile pour l’homme ; le sol a été maudit (Rm 8:21-22) ; la communion entre l’homme et la femme a été coupée ; le règne sur la terre a été pris de force par Satan qui devint ainsi « le dieu de ce monde. »

Plan de Salut de Dieu

Depuis la chute de l’homme, Dieu s’est mis à travailler dans l’histoire pour que la communion entre l’homme et Lui reprenne. Il a choisi un homme (Abraham) qui a engendré une nation (Israël) au sein de laquelle était né le Messie (Jésus) pour vaincre l’œuvre de Satan et restaurer la vraie communion de l’homme avec Dieu. Le plan de salut de Dieu comprend :

Le salut de l’Homme qu’il restaure à l’image de Christ (2Co 3:18). La restauration de la communion entre Dieu  et l’homme, et de celle entre les hommes (1Jn 1:3-7). La restauration du règne de Dieu sur la terre (Ap 11:15) et le règne de l’homme avec Lui (Ap 22:5). La création d’une nouvelle terre (Ap 21:1).

La solution de Dieu au problème de péché se trouve dans le jugement qu’il a prononcé contre le serpent dans Genèse 3:15. La solution de Dieu au péché de l’homme est l’œuvre de rédemption de Jésus Christ (Col.1:20, 2:9).

En Jésus-Christ, Dieu réconcilie les hommes avec Lui-même, restaure le lien entre les hommes et Lui (Ep 1:9-10). C’est ce ministère de la réconciliation qu’Il a confié à Son Eglise.

En vérité, l’établissement de l’église est l’étape la plus récente du plan de salut de Dieu (2Co 5:19).

ETABLISSEMENT DE L’EGLISE

On n’a pas parlé de l’Eglise dans l’Ancien Testament. Paul en parle comme étant un « mystère » (quelque chose qui n’était pas révélé – voir Ep 3:9,10; Rm 16:25-26; Col 1:25-26). On a beaucoup discuté du lien entre l’Eglise et Israël. Certains pensent qu’ils se ressemblent, les considérant comme le même peuple de Dieu à des époques différentes. Pris dans ce sens, Israël est un peuple « spirituel » et l’Eglise est le Nouvel Israël. D’autres pensent qu’Israël et l’Eglise sont des phases différentes du Royaume et des plans de salut de Dieu, les deux n’étant rien d’autre que le peuple de Dieu. Néanmoins, il est important de comprendre la différence entre Israël et l’Eglise par rapport à l’implantation de l’église et à la stratégie d’évangélisation. 

Nation d’Israël

Dans Gn 12:1-3, Dieu a promis à Abraham qu’à travers lui, Il bâtira une grande nation et qu’à travers lui toutes les nations de la terre seraient bénies. La nation qu’Il  avait promise était Israël. A l’un des rois d’Israël, David, il a été promis que son royaume serait éternel (2Sm 7:8-16). Le Nouveau Testament a affirmé que Jésus était le « Fils de David » par qui ces promesses devaient s’accomplir.

L’un des desseins d’Israël, c’était d’engendrer le Messie (le Roi). Paul résume cela comme suit: « …. qui sont Israélites à qui appartiennent l’adoption, la gloire, les alliances, la loi, le culte, les promesses, et les patriarches, et de qui est issu selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen! » (Rm 9:4-5).

Eglise

L’intervalle de temps entre le premier et le second avènement de Christ a été appelé « l’Age de l’Eglise, » ou le temps où Dieu travaille afin d’accomplir Son Royaume et ses desseins de rédemption à travers Son Eglise. L’Eglise n’est pas un plan B élaboré par Dieu après qu’Israël ait échoué à mettre en œuvre son plan A, ou une pensée après coup dans l’esprit de Dieu. Dieu a fait son plan pour l’église dans l’éternité. Il en a payé le prix par la mort et la résurrection  de Son Fils Jésus (Ep 1:19-23). Christ a travaillé à sa formation et à son développement en faisant d’elle la mission de ses disciples (Jn 16:5-15; Mt 28:18-20).

Il l’a créée le Jour de la Pentecôte (Ac 2:1-13) et Lui a communiqué la force (Ac 1:8) avec Son Esprit Saint dans lequel elle habitera à jamais.

L’Eglise est l’instrument que Dieu a choisi pour porter la bonne nouvelle de l’Evangile jusqu’aux extrémités de la terre. « C’est pourquoi les dominations et les autorités dans les lieux célestes connaissent aujourd’hui par l’Eglise, la sagesse infiniment variée de Dieu, selon le dessein éternel qu’Il a mis à exécution par Jésus-Christ notre Seigneur » (Ep 3:10-11). L’Eglise, c’est le plan de Dieu pour atteindre le monde aujourd’hui, pour manifester Sa victoire progressive sur Satan et attirer à Lui ceux qui voudraient bien faire partie du peuple de Dieu.

Prédiction de l’Eglise: Mathieu 16:18-19

Jésus prédit l’établissement de l’église dans Mt 16:18-19. Ici, nous passons en revue le passage ci-dessus cité en faisant mention des applications qu’on peut en faire dans le cadre de l’implantation d’église.

L’église est bâtie sur la pierre.  « Sur cette pierre »Le sens de « pierre » dans Matthieu, est sujet à beaucoup de polémiques. Le centre même de cette polémique, c’est l’interprétation précise à donner au mot grec petra traduit ici par « roc » dont est issu le nom Pierre.

 Les interprétations principales « de Pierre » : Jésus le Messie: Petra, utilisée pour désigner Christ (1Co 10:4; Rm 9:33; 1P 2:8).Confession de foi de Pierre à propos de Christ Pierre lui-même

La plupart des théologiens, du point de vue historique, ont eu une interprétation du mot « pierre » qui est en accord avec la confession de foi de Pierre à propos de Jésus. Quoiqu’il en soit, l’image de la pierre exprime l’importance d’une solide fondation, ce qui est une leçon importante pour ceux qui implantent l’église.                                                                 

LVM

La gratuite est une réalité. Mais, il faut noter que la gratuité de l’enseignement primaire au sein des écoles publiques de la RDC ne concerne que 30 774 écoles publiques budgétisées par le Ministère de l’EPSP sur 51 574 écoles sur l’étendue du territoire national. Ce qui veut dire que 20 801 établissements publics vont devoir faire payer les frais scolaires aux parents comme avant, et cela dans l’attente de la matérialisation de la gratuité de l’enseignement de base. Et, en ce qui concerne les salaires des enseignants, le premier palier des salaires sera mis en opération au mois d’octobre 2019.

C’est ce que révèle un courrier du Secrétaire Général à l’EPSP, Jean-Marie Mangobe Bomungo, datée du 27 août 2019, adressé aux Directeurs provinciaux du sous-secteur de l’éducation.

Salaire, premier palier au mois d’octobre

La même circulaire précise que les deuxième et troisième paliers seront payés dans le cadre de la Loi des finances de l’exercice 2020. La même source précise que le Gouvernement devra payer à la paie du mois d’octobre, des indemnités de logement et de transport aux enseignants. Les établissements publics d’enseignement primaire et                                                           les bureaux des gestionnaires bénéficieront des allocations des frais de fonctionnement réajustés, poursuit le même document.

D’autres mesures ont été prises pour faciliter la gratuité : la mise sous statut de 15.000 enseignants non payés des établissements publics et la suppression des frais de Test national de fin d’etudes (TENAFEP). Le Secrétaire général de l’EPSP a rappelé l’interdiction de transformer les écoles en maisons d’approvisionnement et de vente des fournitures et articles scolaires (uniformes, écussons, journaux de classe, cahiers, cravates, etc).

Micha Kisalasala

Après tout ce qui s’est passé au Kongo Central sur l’affaire du vice-gouverneur Justin Luemba et l’assistante Mimi Muyita, le Caucus des députés Ne Kongo est sorti de son silence, hier jeudi 29 août, par une déclaration en exigeant des instances et services compétents de faire la lumière sur cette affaire en effectuant une enquête objective. Malgré que l’avant-midi du même 29 août, le gouverneur du Kongo Central a révoqué son assistante Mimi Muyita.

Daniel Safu, l’un des élus  Ne Kongo a déclaré : « Le mukongo est caractérisé par les valeurs, par  l’initiation. Le mukongo, c’est le spirituel, et le respect de l’autre. C’est cette initiation qui renferme à la fois la valeur de l’homme et de la femme. Nous sommes tous indignés par cette affaire, raison pour laquelle nous sollicitions une enquête sérieuse et digne afin que les responsabilités soient établies ». « Mais à part cette enquête, Nous demandons qu’il doit y avoir des sanctions d’ordre moral sur ces hommes qui ont tourné ce scénario, de sorte que nos enfants soient protégés. Nous devons protéger les mœurs publiques surtout chez les Ne Kongo », a-t-il ajouté.

Nelly Muinga, élue de Songolola, en tant que femme qui a toujours lutté pour la valeur de la femme Ne Kongo et la femme congolaise, a exprimé sa désolation sur cette humiliation de la femme Ne Kongo. « Je suis choquée par cette affaire pour la femme Ne Kongo et la femme en général, a-t-elle déclaré. « La femme Ne Kongo est parmi les femmes respectées du pays », souligne l’honorable Muinga.

« La femme né-kongo a toujours été qualifiée d’une dame respectueuse, non envieuse, bref une femme qui protège ses vertus. Mais, madame Mimi a sali la réputation de la femme Ne Kongo.

Chose que nous déplorons tous. La femme a toujours eu  l’habitude de jeter des pierres sur l’homme, mais curieusement, pour ce dossier, tout tourne à la sauce vinaigre. Alors, je profite pour lancer le message à nos parents Ne Kongo de veiller sur l’éducation de nos enfants, surtout pour les femmes. Parce qu’avec ce qui vient de se passer, nous avons conclu que la femme Ne Kongo n’est plus la femme que les gens ont toujours considérée.  Il faut toujours noter qu’éduquer une femme ,c’est éduquer toute une nation », conclut-elle.

Sur ce, les députés se sont dit indignés face aux images innommables qui circulent sur le net du vice gouverneur du Kongo Central. Et ils sollicitent que les responsabilités soient établies en vue des sanctions à la hauteur des actes commis par toutes les personnes impliquées de près et de loin. Quelles que soit les conclusions et les mesures à prendre, les élus Kongo partagent avec tous les peuples Kongo où qu’ils  se trouvent l’humiliation, la honte et l’opprobre jetés sur toute une ethnie réputée pudique. Face aux dangers qui guêtte la cohésion  et l’unité de la province, les élus Kongo appellent les fils et filles Ne kongo au calme.

Micha Kisalasala

A la faveur de la matinée politique organisée, hier mardi, le Front commun pour le Congo a clos le débat sur la répartition des postes au sein de sa famille politique. Le Coordonnateur de cette plateforme, le professeur Néhémie Mwilanya, a rassuré les médias sur le respect des critères définis par le premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, notamment le quota réservé aux jeunes et au genre.

La main sur le cœur, Néhémie Mwilanya s’est montré confiant que cette fois-ci sera le bon quand on sait que le Premier ministre a promis de déposer sa dernière mouture au Chef de l’Etat dans les 48 heures. Ce qui suppose qu’au retour de Félix Tshisekedi de Matadi, il pourra trouver sur sa table une composition bien ajustée avec des animateurs qui répondent à la vision du Président de la République pour le changement attendu par les populations.

TEMPETE

Mais, pour en arriver-là, les leaders du FCC ont fait face à la tempête soulevée par les sociétaires de l’Afdc-A évoluant désormais sous deux pavillons, l’un fidèle au FCC et l’autre autonome mais fidèle à l’Autorité morale, le Sénateur à vie Joseph Kabila. Une situation qui a fait craindre le dédoublement des partis et plateformes politiques extirpé par le Conseil national de suivi de l’Accord de la Saint Sylvestre.

A travers la satisfaction affichée par les dirigeants des plateformes du FCC, on peut déduire que la parenthèse Afdc-A est désormais fermée. Sauf que le secret de la répartition des postes au sein de la famille politique majoritaire au Parlement nous révélera si les partisans du professeur Bahati Lukwebo ont eu gain de cause. Eux qui ont continué à manifester jusque dans les ultimes minutes des négociations pour la formation du Gouvernement.

RESISTANCE

Marche, lettres, audiences, interviews, conférences de presse…, Modeste Bahati et sa troupe ont usé de tous les moyens pour arriver à bout de la résistance de leurs adversaires du FCC. C’est ainsi qu’on pourrait espérer une surprise dans le quota de 10% des postes du FCC réservé exclusivement à l’autorité morale. Dans ce lot, il est fort à parier que Joseph Kabila retienne des leaders qui n’avaient qu’un poste ministériel ou qui n’en disposait pratiquement pas. C’est le cas de certains jeunes très dynamiques mais qui n’ont pas été retenus par leurs partis ou plateformes.

Mais, dans la liste préparée par le Coordonnateur du FCC et ses collaborateurs, aucun espoir n’était permis pour l’aile Bahati en justice contre Néhémie. N’empêche, au FCC, tous les angles ont été arrondis au point que le blocage ne viendra plus de la famille politique de Joseph Kabila déterminée à mettre un terme à la longue transition qui n’aura profité qu’aux ténors de Cach.

MOUTURE

Le Gouvernement est donc attendu dans les prochaines heures à moins que le Cach ne nous réserve une nouvelle surprise, qui, malheureusement, ne sera que de trop au vu de longues négociations qui ont émaillé la confection de la mouture gouvernementale. C’est pour éviter ce piège que l’Udps et l’Unc, principaux alliés de Cach ont tenu à prendre à témoin leurs bases respectives en rendant publique la clé de répartition des postes en terme de nombre et d’affectations des ministres.

Donc, on ne peut s’attendre à aucune nouvelle surprise d’autant plus que les jeux longtemps secrets ont été dévoilés aux combattants. A cette allure, on espère qu’il n’y aura pas de contestations majeures au point de remettre en cause le partage des postes et la présence de tel ou tel autre ministre d’autant plus que son nom figurait parmi les trois candidats proposés au choix du Premier ministre avant la sanction présidentielle.

Les heures qui suivent seront donc décisives d’autant plus que les carottes sont cuites. Les deux plateformes ont tenu bon jusqu’à présent, mais c’est aux actes qu’on jugera leur capacité à transformer la RDC en pays émergent.

MOTA SETI

Après le sommet de la Sadc en Tanzanie, le chef de l’État Félix Antoine TshisekediTshilombo séjourne, depuis hier mardi 20 août 2019, dans la ville de Matadi en province du Kongo Central.

Sur place, le Président de la République a donné le go et pris part au 1er Forum sur l’énergie électrique en République Démocratique du Congo.

En effet, l’énergie hydroélectrique non polluante est une manne indispensable pour l’industrialisation du pays et la mobilisation des recettes dont le niveau peut dépasser rapidement les mines et l’agriculture si tout le potentiel congolais (100.000 MW) est mis à contribution. Ce qui explique les pressions intenses des pays africains, des industriels mais également des populations victimes de l’insécurité et désireuse de contribuer significativement à l’économie du pays. 

VISION

Il sera donc question pour le successeur de Joseph Kabila de donner sa vision sur ce domaine dans le but d’accroître le taux d’accès à l’électricité au pays.

Au cours de ces assises, qui se tiennent du 20 au 22 août 2019, il sera question de débattre sur des sujets relatifs au potentiel de l’énergie énergique en RDC, sa gestion et son impact sur l’industrie et le développement durable, dans le but d’apporter, tant soit peu, des solutions à l’épineux problème de desserte du courant électrique que le pays connait depuis des décennies.

Au cours de son bref séjour, le  Chef de l’Etat devrait aussi visiter le barrage d’Inga situé à une trentaine de kilomètres de Matadi. La province du Kongo central abrite le plus grand site de l’énergie hydroélectrique du pays avec le barrage d’Inga.

ORIENTATIONS

Les travaux préliminaires du forum sur «l’énergie électrique en République démocratique du Congo» se sont tenus la semaine dernière à Kinshasa. Ils ont   réuni, autour du Conseiller principal du Chef de l’État au collège des Mines et énergie, Michel EbomaAblavi, les membres du comité technique préparatoire de ce forum.

L’Etat de lieu de ce secteur névralgique montre que 15% seulement de la population ont accès à l’électricité. De même de nombreuses entreprises minières sont obligées d’exporter leurs minerais extraits au Congo pour être transformés à l’étranger faute d’énergie électrique de qualité. La même situation est vécue par les pays bénéficiant de cette manne dont la République sud-africaine dont des pans entiers de l’industrie sont au ralenti suite à l’absence d’énergie électrique.

DEFIS

Face à ces défis, le Congo a besoin de réhabiliter le barrage d’Inga et les autres barrages hydroélectriques existants. Il en est de même de l’intensification de l’électrification rurale à travers les interconnexions des réseaux, la construction des microcentrales et l’utilisation des énergies renouvelables dans l’arrière-pays (énergie solaire, éolienne, biomasse…).

Profitant de la libéralisation du secteur de l’électricité grâce à l’ordonnance-loi du 17 juin 2014, le Gouvernement et ses partenaires doivent travailler pour entretenir, fiabiliser, réhabiliter ou rénover les équipements de production, de transport et de distribution de l’énergie électrique.

Les barrages Inga sont un potentiel financier, une marchandise qui peut aussi contribuer à l’essor du pays et, pour  ce fait c’est à nous de prendre le leadership  de tous ces projets, sinon à force de laisser les autres pays prendre ce qui est à nous, le pays se dirigera tout droit vers des conflits d’intérêt et des guerres.

DEFICIT

Malgré la grande capacité en énergie que renferme le pays, à travers ses multiples barrages. Nous nous retrouvons dans la même situation qu’avec les minerais, où la production ne peut pas répondre aux besoins du Congolais sur toute l’étendue du pays. Nous observons plusieurs parties du pays qui n’ont pas encore été atteintes par l’énergie des barrages.

Avec un budget de 80 milliards de dollars, le projet Inga III est l’un de plus grands projets  au Congo. Ne pouvant pas assurer la réalisation de ce projet seul par manque de moyens financiers et techniques, le pays a besoin de l’aide étrangère (convention avec le consortium hispano-chinois). Mais pour cela, le Congo doit d’abord se doter d’un plan vérifiable. Sans ce plan pour ordonner les travaux, et décider des intérêts du pays, l’étranger continuera à nous dicter sa loi, qui sera à son avantage, et au désavantage du Congo, a relevé le stratège AL Kitenge lors d’une émission télévisée sur Numerica TV.

GESTION

Le peuple congolais, poursuit-il, doit savoir que nous n’aurons pas la totale propriété de gestion d’Inga, à cause de toutes les faiblesses qu’a présentées l’Etat congolais en termes de gestion. Aucun pays ne voudra lier son sort économique  à un Etat avec une faible qualité de  gestion. Il faut faire une société d’économie mixte par les investisseurs et les consommateurs de l’électricité de façon à ce qu’ils se sentent sécurisés de la qualité de gestion qui sera donnée aux infrastructures mises en place.

Le chantier de l’électricité est si vaste et stratégique que le Gouvernement Ilunkamba devrait en faire une de ses priorités pour attirer le maximum d’investisseurs, booster l’industrialisation et crée de la valeur ajoutée locale grâce à la transformation des ressources naturelles. Un véritable challenge pour débloquer la voie pour le développement rapide du Congo.

Sur cette lancée, le Gouvernement devra s’appuyer sur la Loi sur la libéralisation de l’électricité et laisser l’Autorité de régulation jouer pleinement son rôle dans le cadre du Plan stratégique de développement dont on attend la mise sur pied.

MOTA SETI

Le processus de nomination des membres du Gouvernement rentre dans sa dernière ligne droite, ne cesse-t-on de le rappeler. Plus que quelques heures nous séparent de la datte butoir. L’opinion est dans l’expectative. Félix Tshisekedi est attendu pour exercer son pouvoir d’arbitre, par la signature de l’Ordonnance présidentielle de nomination des animateurs.

La Constitution est sans équivoque lorsqu’elle sert de miroir à la bonne gestion des affaires publiques. Cela pourrait être les dernières tractations qui préludent l’annonce du premier Gouvernement que va incessamment piloter le premier ministre Sylvestre Ilunga.

Une éclaircie se dessine enfin, cette fois, dans le giron politique congolais, si l’on en croit les propos du porte-parole du Président de la République. Henri Kasongo Mwema Yamba Yamba a finalement coupé court, le lundi 19 août 2019, aux élucubrations qui entourent la sortie imminente de la fumée blanche. Dans le Gouvernement Ilunga I, aucune chance n’est accordée aux aspirants controversés. Sachant par ailleurs que les membres du Gouvernement seront nommés par une Ordonnance présidentielle contresignée par le Premier ministre.

Le Président les désignera sur proposition du Premier ministre. En cette période de coalition, le président de la République s’est refusé de nommer certaines personnes, pour des raisons connues de tous. « Le Président de la république ne laissera pas n’importe qui, il ne laissera pas passer n’importe quel ministre», a martelé Kasongo Mwema.

A en croire le Conseiller du Président de la République, le premier ministre est attendu, dans les trois jours qui suivent sa déclaration, chez le chef de l’Etat pour déposer la mouture de son équipe.

Ilunga Ilunkamba avait déterminé le délai du dépôt des listes des aspirants ministres et vice-ministres sur la table de Félix Tshisekedi. L’était à l’occasion de sa rencontre de lundi à la cité de l’Union africaine avec le président de la République, Il s’est agi, pour rappel, des listes rectifiées après celles que le Premier ministre Ilunga a retournées aux plateformes coalisées au pouvoir, le Front Commun pour le Congo, FCC, et Cap pour le Changement, CACH, le vendredi 16 août 2019, en raison des insuffisances remarquées sur les quotas. Ainsi, il est prévu à ce Gouvernement un effectif de 65 membres dont 42 postes sont réservés au FCC et 23 au CACH.

Raymond O.

La présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda, a exhorté les députés nationaux à travailler pour la cohésion nationale et la construction et le développement du pays au bénéfice de la population, au cours de la séance plénière d’ouverture mardi, de la session extraordinaire de mois d’août.

Jeanine Mabunda a demandé aux députés nationaux de préserver les acquis de la cohésion nationale au-delà de toutes les divergences d’idées et de diversité des partis politiques, (majorité et opposition), des tribus et des provinces.

«La première préoccupation des députés, c’est d’abord la RDC qui est et restera une et indivisible en dépit de tout tiraillement entre les Congolais», a-t-elle dit, retraçant à cette occasion, un bref historique de l’histoire politique de la RDC caractérisée par la rupture des relations diplomatiques 12 jours après l’indépendance (1960), avec la Belgique ; le problème de partition du pays qui a conduit les acteurs politiques à se retrouver au conclave de Lovanium (1961); les désordres qui ont abouti aux pillages après la proclamation du multipartisme (1990) ainsi que les guerres successives (1998-2002) jusqu’à l’organisation des élections en 2006 avec une nouvelle constitution en passant par formation du gouvernement 1+4 pendant la transition de 2003-2005.

Après la passation pacifique du pouvoir entre le Président sortant Joseph Kabila et entrant Félix Antoine Tshisekedi, a souligné la présidente, rien ne peut justifier que les Congolais s’entredéchirent étant donné que c’est pour la 2ème fois que le pays connait un régime politique où le Président et le Premier ministre ne sont pas d’une même famille politique.

Par ailleurs, Jeanine Mabunda a fait savoir que les députés en tant qu’élus du peuple, ont l’obligation d’aider avec des propositions concrètes et réalistes, le gouvernement à qui incombe la mission de conduire la politique du pays en concertation avec le Président de la République, entre autres, à améliorer les conditions de vie de la population, de lutter contre l’insécurité, la corruption, les érosions, la Maladie à virus Ebola, etc.

Elle a ainsi apprécié à sa juste valeur les efforts fournis par l’expertise nationale, les autorités du pays en l’occurrence l’implication du Chef de l’Etat, les scientifiques et les médecins afin d’éradiquer cette épidémie qui sévit au Nord et Sud-Kivu et en Ituri.

Le présidente de l’Assemblée nationale a également souhaité que le nouveau gouvernement, une fois investi, s’attèle rapidement à la recherche des solutions durables aux problèmes du pays lui transmis par les députés, entre autres, l’insécurité, l’accès à l’éducation avec la concrétisation de la gratuité à l’école primaire, la réhabilitation des infrastructures routières, sanitaires, éducatives, énergétiques, la relance des certains industries, le problème des déplacés internes, le chômage des jeunes et la mise en œuvre de la caisse de péréquation en vue de la répartition équitable des revenus entre les provinces. Auparavant, Jeanine Mabunda  avait donné la justification de la convocation de cette session extraordinaire par la nécessité de procéder à la validation des pouvoirs des suppléants de 14 députés ayant opté pour des fonctions incompatibles avec la députation et de députés validés définitivement par la Cour constitutionnelle ainsi que l’audition du programme du gouvernement et son investiture.

LVM

On parle souvent de l’édification dans l’église, mais plusieurs n’en connaissent pas le fondement, et le but. D’abord, qu’on sache que l’édification signifie «construire, bâtir, élever, placer la fondation » ;  et son but est de « bâtir les croyants spirituellement et les aider à devenir matures. » Comment alors y arriver ? Comment conduire les disciples de Christ à la maturité?

Les disciples de Christ nés de nouveau doivent être enseignés sur la connaissance de base de la parole de Dieu pour être matures. C’est la charge de l’église ; Dieu a donné ce rôle à l’église.

Sachons que l’église locale est la place principale ou la croissance spirituelle doit se développer et où les croyants nés de nouveau deviennent, de plus en plus, matures en Christ. Paul donne le processus à ce sujet.

« Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ, jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ, afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans la charité, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ. » (Eph 4: 11-15)

Unité de la foi 

Ici, la foi ne désigne pas le fait de croire ou d’obéir, mais elle désigne l’ensemble de la vérité chrétienne, de la doctrine ; c’est le contenu de l’évangile dans sa forme la plus complète. Eviter la désunion dans l’église. Lorsque les chrétiens reçoivent un bon enseignement, lorsqu’ils font fidèlement l’œuvre du ministère, et édifient ainsi le corps de Christ dans la maturité spirituelle, l’unité de la foi en résulte inévitablement

La connaissance du Fils de Dieu ; connaissance profonde, complète qui découle d’une relation personnelle avec Christ. La vérité de Dieu n’est pas divisée en morceaux qui se contredisent, avec risque d’avoir des sectes. C’est le cas aujourd’hui avec des émiettements d’églises. 

L’édification des rachetés, c’est-à-dire les disciples, vise un double objectif, que Paul désigne comme l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, desquelles découlent la maturité, la saine doctrine et le témoignage fait avec amour.

De ce qui précède, on comprend que les disciples de Christ doivent se rencontrer afin qu’ils soient enseignés à partir de la Parole de Dieu, qu’ils prient ensemble, qu’ils partagent la Cène du Seigneur (communion).

Voilà pourquoi, Paul a passé une année entière à Antioche (Actes 11:26), un an et six mois à Corinthe (Actes 18:11), et trois ans à Ephèse (Actes 20:31) pour enseigner. Paul envoya Timothée à Thessalonique pour fortifier et encourager les chrétiens (1 Thes 3: 2). Il renvoya ensuite Timothée à Corinthe pour enseigner ce qu’il avait enseigné dans toutes les églises (1 Cor 4:17).

Tite a été laissé en Crète pour enseigner la vraie doctrine (Tite 2: 1).

Perfectionnement

Perfectionnement désigne fondamentalement un bon ajustement, une restauration ou un parachèvement. Il s’agit ici beaucoup plus le perfectionnement collectif. Conduire les croyants vers un niveau élevé de maturité afin qu’ils soient capables d’œuvre dans l’Eglise, c’est-à-dire faire un ministère dans l’Eglise.

Dans le verset 12 du texte, Paul présente la progression dans le plan de Dieu pour son Eglise : du perfectionnement au ministère et à l’édification. Le plan de Dieu veut que les évangélistes et les pasteurs-docteurs ou enseignants travaillent au perfectionnement des saints (un titre qui désignent tous ceux que Dieu a mis à part pour le salut.

L’évangéliste a pour tâche d’amener les hommes et les femmes à la compréhension de l’évangile du salut, les amener à recevoir Christ comme Seigneur et Sauveur, et devenir ainsi des enfants de sa famille spirituelle et des citoyens de son royaume. C’est là le début de leur formation.

Ensuite, le pasteur-enseignant commence sa tâche, tout en étant pour eux un modèle, un exemple de sanctification à suivre.

Il est nécessaire de noter que le plus grand besoin dans l’Eglise, c’est la maturité spirituelle et non l’organisation structurelle, quoi qu’étant également nécessaire aussi pour un ordre dans l’Eglise. Si l’évangéliste ainsi que le pasteur-enseignant s’évertuent à s’adonner à cette organisation administrative, il leur sera difficile d’accomplir leur tâche primordiale d’édifier les croyants, et de surcroit, il n’y aura pas de maturité dans l’Eglise. Ce sont des bébés spirituels qu’on aura dans l’Eglise, qui vont s’adonner aux divertissements, sans comprendre qu’il faille croitre.

Ministère

L’œuvre du ministère ici n’est pas la responsabilité du pasteur-enseignant ; c’est la tâche des saints qui ont été perfectionnés. Le pasteur-enseignement ne doit pas s’efforcer de faire lui-même le travail ; il a perfectionné les saints pour le faire. C’est donc à eux d’exercer un ministère les uns envers les autres. L’Eglise toute entière doit être engagée dans l’œuvre du Seigneur.

C’est parmi ces saints que Dieu suscite des anciens, des diacres, des enseignants et toutes les autres sortes d’ouvriers dont l’Eglise a besoin pour être fidèle et productive. Le ministère spirituel est l’œuvre de tous les chrétiens, de tous les saints.

La maturité exige d’apprendre ce que dit la Bible et de l’appliquer dans sa vie. La maturité exige également que tous les disciples de Christ soient activement impliqués dans l’évangélisation.

La maturité exige également être en communion avec d’autres chrétiens qui croissent spirituellement afin qu’ils puissent partager leurs joies et leurs luttes.

Après que Paul eut enseigné les nouveaux croyants et qu’il les eut envoyés pour instruire d’autres, il envoya des lettres aux Thessaloniciens, aux Corinthiens, aux Galates, aux Ephésiens et aux Philippiens. Les lettres censées encore fournir aux disciples de Christ une profonde connaissance de la vérité de Dieu.

Les croyants doivent s’offrir des opportunités de capacité de croissance pour appliquer les principes de la Bible dans leur vie.

Les croyants doivent se pourvoir avec d’autres expériences qui aideront à bien grandir spirituellement en devenant mature pour accomplir ces trois points: l’enseignement, l’évangélisation, et la communion. Ils doivent être équipés pour le service chrétien (Eph 4: 11-12, 15-16) et l’église devient mature lorsque chaque membre exerce quelque part dans l’église.                             

Ben

Page 1 of 193
Copyright © 2019 Nabii Samweli House - Tous droits réservés.