Kinshasa - RD Congo 22/10/2020:

L’ambassadeur André Alain Atundu Liongo, Porte-parole de la Majorité présidentielle a annoncé lors d’un point de presse tenu samedi 16 février 2018 au siège de la plateforme la décision de ses dirigeants de transformer ce méga regroupement politique en La Majorité ou la Majorité démocratique. « Le président Tshisekedi peut compter sur La Majorité dans la gouvernance du pays », a indiqué le Porte-parole fier des acquis laissés par son Autorité morale, Joseph Kabila à son successeur.

Cette décision fait suite aux résultats de dernières élections législatives qui ont consacré la victoire écrasante de La majorité avec près de 350 sièges à l’Assemblée nationale et aux dispositions pertinentes de la Constitution sur la gouvernance de la RDC.

EMINENTE POSITION

Pour l’ambassadeur Atundu, ce statut légal et cette éminente position sociale donnent à La Majorité une grande responsabilité dans la gouvernance du pays. « En effet, malgré notre position dominante, il nous faut agir dans un esprit de partenariat responsable avec le Chef de l’Etat », souligne-t-il. Par conséquent, la plateforme promet de «  tenir compte de la minorité », pour l’intérêt bien compris du peuple.

De la sorte seulement, La Majorité entrevoit de développer la synergie nationale qui est de nature à consolider l’indispensable cohésion nationale et la souveraineté du pays et la poursuite de l’élan de la marche résolue du peuple vers l’émergence en 2030. Il en est de même de la synergie d’action, en partenaires responsables, entre le Garant de la nation et La Majorité afin de réaliser les aspirations légitimes du peuple à l’émergence économique avec comme objectif l’amélioration de la situation des populations.

GESTION DES AMBITIONS

Face à la gestion des ambitions liées à la direction des institutions, La Majorité entend faire prévaloir la convivialité politique d’autant plus que les composantes ne se regardent pas comme des adversaires mais des forces engagées pour l’intérêt supérieur du peuple. Concernant le Gouvernement, André-Alain Atundu Liongo a indiqué qu’il sera connu après la fin des opérations au niveau de l’Assemblée nationale, notamment la validation et l’identification formelle des regroupements présents à l’hémicycle du Palais du Peuple.Le Porte-parole de La Majorité a profité de cette occasion pour saluer le combat mené par l’ancien Président de la République. « L’opiniâtre détermination du Démocrate Kabila, contre vents et marées, ainsi que le nationalisme intransigeant de la classe politique sont venus à bout de manigances de certains acteurs malfaisants de la communauté internationale avec l’évidente complicité de certains filles et de certains de notre pays », a-t-il fait remarquer.

RESULTAT HISTORIQUE

Pour Atundu Liongo, « La Majorité ne peut bouder son plaisir à la suite de ce résultat historique. Sans nul doute et à bon droit, les peuples d’Afrique et les hommes de bonne volonté considèrent désormais, dans l’histoire de notre continent et dans la démocratie au Congo, son Autorité morale, le Démocrate Joseph Kabila Kabange, comme une incontestable figure de proue à l’image des Pères de l’indépendance et de nos héros nationaux ».

Tout en fustigeant le rôle turbide et biscornu des associations religieuses dans la vie politique, il en a profité pour tirer les leçons des élections du 30 décembre 2018. Son constat est que « l’immoralité est profond dans la société congolaise parce qu’elle a englouti même les pasteurs.

LA FOI A L’AVENIR

Pour l’avenir, La Majorité considère que Joseph Kabila laisse au président Tshisekedi un pays en état de parfaite gouvernabilité. Sur le plan moral, le peuple est dans un état de grande cohésion nationale ; sur le plan spirituel, le peuple garde intacte sa foi à l’avenir du pays ; sur le plan intellectuel, le peuple est décidé à poursuivre sans complexe sa lancée vers l’émergence.

Face aux chants de sirène, la Majorité appelle la classe politique à la vigilance : « On ne développe pas un pays en déconstruisant les acquis du passé ; on ne consolide pas la cohésion et l’unité nationale par la vengeance, le règlement de comptes ou la chasse aux sorcières ; on ne développe pas un pays sans la paix des esprits et la synergie nationale dans l’action »

MOTA SETI

La loi est dure, mais c’est la loi. Le président du bureau provisoire de l’Assemblée nationale Gabriel Kyungu n’a pas attendu le délai constitutionnel accordé aux députés nouvellement élus mais incompatibles au regard de l’article 108 de la Constitution, pour opérer son choix.

Celui qu’on appelle Baba du Katanga a donné l’exemple aux autres députés qui se comptent aussi parmi les membres du Gouvernement central ou au niveau de la territoriale frappés aussi par cette incompatibilité C’était au cours de la plénière du vendredi 15 février dernier, l’élu de la circonscription de Lubumbashi a annoncé avoir opté pour l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga.

Conformément aux dispositions constitutionnelles, Gabriel Kyungu wa Kumwanza devra être remplacé incessamment à la tête du bureau provisoire de la chambre basse du Parlement par le vice-doyen d’âge parmi les 485 députés nationaux.

Il s’agit du député national Maloka Mokonji Pierre, élu sur la liste MS de la circonscription de Bolomba dans la province de l’Equateur.

Au cours de la même plénière, les élus ont procédé à la validation de la commission en charge de l’élaboration du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui est composée de 78 personnes.

Signalons que les autres députés qui se comptent parmi les ministres, les gouverneurs de province et autres mandataires frappés par cette incompatibilité ont jusqu’au 20 février pour opérer le choix entre son mandat et l’actuelle fonction qu’il assume.

Micha Kisalasala

L’eau potable ne coule plus à la pompe depuis plusieurs mois, voire des années dans la commune de Selembao dans son espace compris entre l’avenue Landu et l’arrêt Kinsaka en partance de l’UPN. Les différents tuyaux placés par la Regideso sont rouillés et les robinets ne servent plus qu’à décorer les parcelles.

La majorité de la population se rabat aux différentes sources qui entourent cette commune pour se ravitailler dans cette denrée rare, qu’est l’eau.

Pour pallier à cette situation, la population du coin puise l’eau dans les communes voisines de Bandalungwa et Ngiri-Ngiri où l’eau jaillit normalement. Cette opération ou mieux cet exercice d’aller chercher de l’eau nécessite un minimum de sacrifice et de volonté au regard de la distance et surtout du coût financier qui intervient dans cette affaire.

Un petit tour sur l’avenue 24 novembre dans son tronçon compris entre Landu et l’arrêt Kinsala, il est constaté ce phénomène  fâcheux. On aperçoit des femmes et jeunes filles avec des bidons vides à la recherche d’eau ou en attente d’un moyen de transport pour évacuer les bidons d’eau. Et c’est chaque jour que ces femmes font cette gymnastique.

Les chauffeurs des taxis et les motards profitent de cette pénurie d’eau pour en faire une véritable aubaine. Une maman qui a 10 bidons d’eau dont la maison se trouve à la hauteur de l’hôpital de référence de Makala, ex sanatorium débourse au moins 2000 Fc pour assurer le transport de ses bidons d’eau.

De l’avis des chauffeurs taxi, faire le transport de l’eau serait plus lucratif que le taxi ordinaire.  Ils argumentent cette thèse par la présence des embouteillages observés ces derniers temps sur cette avenue, à un jet de pierre du croisement Landu et 24 novembre, suite à la dégradation de la chaussée où l’on observe des trous et des nids de poule qui empêchent la circulation.

Les habitants de cette partie de la capitale appellent la Regideso  a trouver une solution idoine  afin de les approvisionner en eau potable. Ils en viennent à lancer également un vibrant appel à l’endroit des nouveaux députés de la Funa, comme Molière Nemba-Nemba et autres élus nationaux à peser de tout leur poids à l’Assemblée nationale afin de contrôler le Gouvernement et les autres dirigeants pour mettre un terme à cette pénurie qui ne s’explique pas de la part de la Regideso. Ils rappellent aussi au nouveau chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo ,sa promesse de changement en tout . « Félix ko bosana te papa alobaki le peuple d’abord… ». Pour dire que le peuple a besoin de voir son vécu quotidien s »’améliorer.

Rodriguez Kikamba

Ça fait un laps de temps que certaines routes en fort état de délabrement sont couvertes de terre jaune. Le constat est que, dès qu’une route macadamisée se délabre, au lieu de la reconstruire pour qu’elle revienne à son état initial, actuellement, à la place du béton, c’est plutôt la terre jaune qui joue le rôle de couvrir presque tous les nids de poule qui se forme sur les routes, ainsi que les érosions qu’on trouve dans la capitale. Et cela impacte négativement même sur la beauté de capitale.

En effet, le délabrement avancé des routes créées par la divagation des eaux des pluies, ont occasionné des coupures de plusieurs chaussées. Elles se sont transformées ensuite en tête d’érosions, presqu’impraticables.

Notons que cette situation inquiète les usagers, comme c’est le cas actuellement dans le site universitaire qui est bel et bien menacé par des grosses têtes d’érosions sur les chaussées. Tristement, ces routes ne sont pas réhabilitées, plutôt ces trous sont enterrés par la terre jaune, sous prétexte qu’elles ont été réhabilitées.

Signalons que le Centre neuro-psycho-pathologique, CNPP, de Kinshasa, est aussi menacé par des érosions suite à l’extraction abusive de la terre  jaune qui a été occasionnée l’année dernière par une société chinoise GDC. Cette dernière avait extrait le sable dans ce coin pour remblayer l’érosion qui avait coupé en deux la route de Kimwenza.

Il en est de même dans d’autres coins de la ville de Kinshasa. A la  cité, cette pratique est couramment appelée « Ko bamba nzela », et est déplorée par les Kinois qui sentent un certain relâchement de la part des autorités vis-à-vis de leur bien-être. Ce mécontentement se fait entendre du fait qu’ils ont surnommés la terre jaune de« Mwamba », soit la pâte d’arachide. Car, lorsqu’il pleut, cette terre se transforme en boue très glissante. Et lorsqu’il fait très chaud, celle-ci se transforme en poussière jaune. Comme c’est le cas sur la route de l’Université.

A savoir, cette poussière provoque des maladies dans la population. Notamment, le rhume interminable, la sinusite, les maux de tête, la fièvre typhoïde, etc.

Car pratiquement, tout au long de ces routes poussiéreuses, il y a des gens qui  vendent, et les véhicules qui passent tout en soulevant la poussière. Donc, la population est exposée à la pollution, ainsi que sa marchandise.

Il est à préciser qu’au final, les eaux de pluie emportent ces terres, et ces routes se coupent de plus en plus dès qu’une forte pluie s’abat. Car  au lieu qu’elles soient réhabilitées, les routes ne subissent qu’une sorte de comédie avec la terre jaune, qui ne permet qu’un usage à courte durée.

Ce qui est sûr, les routes dans la ville province de Kinshasa ont besoin  d’être réhabilitées, reconstruites, avec une matière solide et efficace pour une très longue durée. Elles ont aussi besoin d’une très bonne canalisation des eaux, plutôt que de les recouvrir superficiellement de terre jaune qui ne résout pas le problème dans le fond et qui rend la ville de plus en plus sale,  voire même impraticable avec ces routes et état de délabrement avancé.                     

Fanny Fiatu

Tuesday, 12 February 2019 21:16

RELIGION : Le désert pour les chrétiens

« Voici, je vais faire une chose nouvelle, sur le point d’arriver : Ne la connaitrez-vous pas ? Je mettrai un chemin dans le désert, et des fleuves dans la solitude » Esaïe 43 :19.

D’une façon générale, le désert a toujours eu une connotation de souffrance, de peine…C’est pourquoi, il arrive très souvent aux chrétiens de commettre beaucoup d’erreurs dans la vie, quand ils se sentent à bout. Ils font des mauvais choix parce qu’ils se sentent fatigués. Mais à la lumière de cette portion des écritures citée plus  haut, il plait à Dieu de frayer un chemin même dans le désert pour ses enfants.

En effet, dans le chapitre 43 d’Esaïe, Dieu se présente comme le seul sauveur pour Israël. En d’autres termes, il y a des choses que Dieu  fait dans la vie d’un chrétien sans que celui-ci le lui demande.

Ce qui veut dire qu’on peut prospérer tout en étant dans le désert. Il  y a plusieurs exemples dans la bible qui confirment cela. Nous citons par exemple: l’affliction ou l’enfer de Joseph, fils de Jacob, en Egypte. Mais Dieu l’a rendu  fécond dans le pays des larmes, de souffrance et de peine. D’après Genèse 45 :9 ; 12-13.

Aussi, Dieu est entré dans  le schéma que Pharaon avait initié ; donc, le génocide des mâles Hébreux, pour accomplir le projet, qu’il n’avait pas prévu. Exode 1.Et il a confondu le schéma de Pharaon avec Moïse, toujours dans le même livre d’Exode. A propos, la liste est non exhaustive.

Le désert et ses deux sens 

Souvent les chrétiens se posent des questions de ce genre : « Pourquoi seulement moi ? » ; « Est-ce que Dieu m’aime vraiment ? » « Qu’est-ce que j’ai fait à Dieu pour mériter ça ? » etc.

A cet effet, il est à noter que le premier sens du désert dans la vie d’un chrétien, c’est la révélation de Dieu envers celui-ci. Ici, Dieu préparer un lieu qui se révélera en l’homme. C’est pourquoi, il est impérieux pour un chrétien de savoir qu’il y a des déserts importants.

Par exemple, dans le livre de Genèse 16 :7-15, c’est Dieu qui a voulu qu’Agar parte au désert pour qu’il puisse se révéler en elle. « Elle appela Atta-El-roï le nom de l’Eternel qui lui avait parlé ; car elle dit : Ai-je rien vu ici, après qu’il m’a vue ? »Dieu était obligé d’agir.

En réalité, Dieu suivait le cri de la grossesse qu’Agar avait porté. Dieu ne la suivait pas, mais cet enfant de la promesse, le sang d’Abraham qui faisait le bruit. Et si le sang d’Abraham avait le pouvoir d’obliger Dieu de retracer Agar dans le désert, à fortiori un chrétien, qui n’a pas le sang d’un homme en lui , mais le Nom de Jésus et qui est racheté par son sang?

Le deuxième sens du désert est que, c’est un lieu de maturité. En fait, Dieu forge, forme pour la maturité dans le désert. Ce n’est pas un cimetière. Par contre, c’est dans le désert qu’on corrige les erreurs que les autres n’ont pas pu corriger. On apprend à passer sur le même chemin que les autres, avec les mêmes épreuves, mais à ne pas tomber, et rester toujours debout. En fait, quand nous lisons le chapitre 3 de Genèse, la Bible nous relate l’histoire de la chute de l’homme après avoir été tenté par le serpent ancien. Ce dernier, a commencé sa démarche par tester la connaissance de l’homme sur la Parole de Dieu. Et il a semé la confusion dans sa connaissance. «…Il dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? … Alors, le serpent dit à la femme : vous ne mourez point… » Genèse 3 :1 ; 4.

Tandis que pour tenter Jésus dans le désert comme le rapporte l’évangile selon Matthieu 4 : 1-11, le diable a commencé par vérifier si Jésus était conscient de son identité. « Et lui dit : Si tu es Fils de Dieu… » Matthieu 4 :6.

C’est cette maturité spirituelle que Jésus avait que les chrétiens doivent aussi rechercher. Ils doivent garder la foi et la personnalité devant le Seigneur. Car Adam a failli, mais Jésus a résisté au diable après que celui-ci l’eût tenté , et tout en ayant le pouvoir sur lui. « Jésus lui dit : Retire-toi, Satan !… Alors le diable le laissa…» Matthieu 4 : 10,11.

Voilà pourquoi le désert est indispensable dans la vie d’un chrétien. Il y a des choses qui viennent ou qui arrivent dans la vie d’un chrétien, mais qui n’ont pas le pouvoir de modifier les données de Dieu pour sa  destinée. Un chrétien doit prendre le désert sous un angle prophétique, et non de distraction ou de négligence.

Fanny Fiatu

Sunday, 10 February 2019 20:23

Lettre pastorale : Tous s'impliquent

Contrairement aux discours véhiculés par certains acteurs politiques, la mise en place de nouvelles institutions au niveau tant national que provincial démontre que personne ne tient à rater le train du changement pour lequel tous les Congolais ont lutté et manifesté par leur vote le 30 décembre 2019.

Cette démarche patriotique fait que certains acteurs proches des mouvements citoyens plaident carrément en faveur de l'unité de toutes les forces politiques nationales pour ne pas mettre des bâtons sur les roues du changement. Ainsi, il ne serait pas étonnant que les leaders de Lamuka saisissent la main tendue de l'actuel Chef de l'Etat qui avait clairement affirmé, lors de son discours d'investiture, sa volonté de travailler avec tous acteurs politiques.

En effet, après avoir perdu des années à se tirer dessus, l'heure semble sonnée pour que les fils et filles de ce pays se tournent résolument vers le développement de cette grande nation dont le relèvement boostera l'élan pris par tous les Etats africains déterminés à sortir des affres de la guerre et de la pauvreté.

C'est donc à juste titre que les Chefs d'Etat africains ont décidé de jeter leur dévolu sur le président congolais pour occuper le poste de deuxième vice-président de l'Union africaine en Assemblée générale à Addis Abeba.

Tout un symbole qui doit interpeller tous les opérateurs politiques qui pensaient concocter des stratégies pour maintenir le Congo dans une zone trouble alors que l'Afrique et le monde l'attendent au rendez-vous du donner et du recevoir. Pour cela, le Chef de l'Etat a besoin de la contribution des Congolais tant de la diaspora que du pays pour participer à l'œuvre d'édification d'une grande nation au cœur du continent.

C'est une nouvelle responsabilité qui incombe aux dirigeants de la RDC, qui doivent dès maintenant prendre la mesure de la confiance placée en Félix Tshisekedi pour poursuivre l'œuvre de modernisation de l'Union africaine.

Maintenant que le vœu du peuple pour le changement est en voie d'être accompli, les acteurs politiques ont intérêt à ranger leurs armes pour accompagner le Congo dans la marche vers son destin.

MOTA SETI

Les nouvelles en provenance de chacune des 26 provinces du pays, en rapport avec l’élection des Gouverneurs en gestation, ne sont pas rassurantes. Si le nouveau président n’y prend pas garde, beaucoup de Gouvernorats risquent de tomber entre les mains de pires prédateurs.

Il se trouve, en effet, des candidats gouverneurs qui ne comptent que sur leur puissance financière pour prendre la tête des provinces. Ils n’ont aucun programme, aucune vision, à part dépenser leur argent dans l’espoir de le récupérer le plus rapidement possible.

Ces personnages constituent un grave danger pour la République, et il faudrait que le nouveau président prenne toutes les dispositions en vue d’endiguer ce fléau.

Complices

Certes, la tâche est l’une des plus compliquées au monde. Pour autant qu’elle entre dans le cadre de la lutte contre la corruption. Or, rien n’est plus diffus et difficile à cerner que la réalité de la corruption.

Surtout lorsqu’il s’installe une complicité ouverte entre le corrupteur et les corrompus. Or, dans le cas d’espèce, il se trouve que la plupart des élus provinciaux, si pas tous, sont souvent les premiers complices des candidats corrupteurs.

Deals

Le souci de sortir à la vitesse de la lumière de la misère d’où viennent la plupart des nouveaux élus, pousse ces derniers à accepter des deals qui leur permettent ce qu’il faudra attendre après des émoluments cumulés d’une année.

Les nouveaux élus ont besoin de confort rapide et immédiat. Ce que ne peuvent permettre des émoluments mensuels. Avec les candidats corrupteurs, il y a ce sacré avantage de se retrouver, du coup, avec une petite fortune représentant une année voire deux ans d’émoluments.

Cette situation rend fertile et incernable le terrain de la corruption. Pourtant, si les provinces tombaient entre les mains d’aventuriers, il est clair que cela va plomber l’élan de progrès et de développement que le président Félix entend imprimer au pays.

Obligé

La réussite de son mandat passe par la maîtrise de la territoriale. Non pas que celle-ci soit tout entière CASH-FCC, mais qu’elle soit animée par des hommes intègres. C’est le plus important.

Avec des Gouverneurs prédateurs, le temps de découvrir leurs magouilles, d’actionner les mécanismes de leur déchéance et de les déférer devant la justice, quel gaspillage de temps !

Félix Tshisekedi est ainsi obligé de se pencher sérieusement sur la question du vote des Gouverneurs. Il faudrait, d’ici le début officiel de la campagne, mettre en place des mesures de dissuasion efficace contre les corrupteurs et les corrompus.

Déclaration

Il serait, par exemple, question d’exiger de toute urgence la déclaration sous scellé de la fortune de chaque député provincial. De sorte à ce qu’un service monitoring, dépendant des services du Conseiller spécial du Chef de l’Etat en matière de lutte contre la corruption, puisse suivre le train de vie des élus provinciaux entre la campagne et le vote.

Dans les pays avancés en matière de lutte contre la corruption, toute acquisition d’un bien ou toute situation financière au niveau de son compte que ne saurait justifier son traitement mensuel, devient l’objet d’une enquête judiciaire. La recette est à appliquer à tout prix au Congo.

Choix

C’est ici le moment d’interpeller le président Félix qui doit rapidement lever l’option entre continuer avec le conseiller en matière de lutte contre la corruption laissé par Kabila ou en nommer un urgemment en vue de barrer la route aux candidats gouverneurs corrupteurs.

Dans un cas comme dans l’autre, ce conseiller doit être doté de tous les moyens pour affronter la situation sur le terrain.

Il y a péril en la demeure. La nation est en danger. Le Chef de l’Etat doit agir de toute urgence.

MAGG MIKOMBE

Le président de la RDC, Félix-Antoine Tshisekedi, fait désormais partie du bureau de l’Union africaine en qualité de deuxième vice-président à l’issue d’un scrutin à la 32ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine. Ce, après le nouveau mandat de l’egyptien Abdel Fattah al-Sissi comme président en exercice en remplacement du rwandais Paul Kagame. Tandis que le président sud-africain, Matamela Cyril Ramaphosa et le président nigérien Mahamadou Issoufou ont été désignés respectivement 1er et 3e  vice-président de cette institution africaine.

Dans son intervention, Félix-Antoine Tshisekedi a commencé par remercier ses pairs africains avant de louer l’alternance politique en République démocratique du Congo.

Il a, par ailleurs, mis en garde les sponsors des groupes armés et évoqué la disponibilité de coopérer avec les partenaires qui veulent faire des affaires avec la RDC.

CONTEXTE

« La RDC se présente devant vous dans un contexte particulier, qui devrait, j’en suis persuadé, honorer toute l’Afrique. Ce contexte qui suit les élections qui ont eu lieu en décembre 2018 consacre la toute première alternance démocratique et pacifique du pouvoir depuis notre indépendance et ce, dans le respect de la Constitution », a t-il dit.

Il a également présenté son pays comme un exemple pour le reste du continent. « Cette passation pacifique du pouvoir entre le président sortant et le dirigeant du plus ancien parti politique de l’opposition a démenti tous les pronostics du chaos annoncé à l’issue des élections. Elle est la preuve de la maturité politique de notre peuple. A travers tout le pays, cette prouesse démocratique a été largement saluée par nos populations qui n’aspirent qu’à la paix. C’est donc avec un sens très élevé de responsabilité et conscient de la portée historique de cet événement pour le peuple de mon pays, patrie de Patrice Lumumba que je me présente devant vous », a t-il ajouté.

De ses priorités

« Il nous faut sans relâche consolider la paix, combattre les anti-valeurs, construire un Etat de droit,  renforcer la politique de bon voisinage et le règlement pacifique des différends, neutraliser la nébuleuse des groupes armés particulièrement à Beni et à Butembo », a t-il déclaré.

Plaidant en faveur de la paix, il a indiqué : « Notre pays a tant souffert depuis qu’il est devenu Congo. Les guerres meurtrières que nous avons vécues devraient interpeler l’Afrique et la conscience africaine afin  de ne pas sponsoriser toutes tentatives susceptibles de faire revivre au peuple congolais les mêmes atrocités que nous ne cessons de décrier depuis plus de 20 ans. Il n’est donc plus acceptable que le Congo, mon pays, puisse être indéfiniment victime de la convoitise de ses immenses ressources naturelles. Cependant, à travers un partenariat gagnant-gagnant, la RDC s’engage à apporter sa contribution à toute action visant la mise en valeur de ses ressources pour le bien-être de l’Afrique et du reste du monde ».

Il a, par ailleurs, félicité le président sortant de l’UA, le rwandais Paul Kagame pour le dévouement et la compétence avec lesquels il a rempli son mandat comme président de l’Union africaine. Il a cité, à son actif, le pilotage de la réforme de la Commission de l’Union africaine ainsi que son initiative pour assumer l’autonomie financière de l’institution panafricaine. Il a aussi rendu également hommage à Moussa Faki, président de la commission de l’UA, pour ses efforts pour l’atteinte des objectifs de l’organisation et lui a rassuré du soutien de son pays. Pour certains observateurs, cette élection de Félix Tshisekedi à la deuxième vice-présidence de l’UA renforce sa légitimité internationale. Pour rappel, à la veille de la confirmation des résultats,  provisoires  des élections du 30 décembre par la Cour constitutionnelle de la RDC , l’UA, encore sous la présidence  de l’UA sous la direction du président Paul Kagame, avait émis des doutes sur la victoire de Félix Tshisekedi avant de faire volte face.

Kevin M.

Déterminés à semer le trouble au Congo en cas de victoire du candidat du Front commun pour le Congo à la présidentielle, les stratèges de Lamuka financés par les lobbies occidentaux avaient concocté un Plan B pour mettre en coupe réglée la RDC.

Les milliards de dollars mobilisés à cette fin par les multinationales  auraient servi à créer un chaos indescriptible pour chasser les tenants du pouvoir, réviser la Constitution et le Code minier dans le sens des intérêts des investisseurs et leurs bras congolais.

INSTRUMENTALISATION

Nos sources parlent de 4 milliards de dollars mobilisés tant pour la campagne électorale que pour acheter les services des mercenaires qui viendraient accomplir cette sale besogne, un peu comme les multinationales instrumentalisent des groupes armés à l’Est (144 mouvements répertoriés). Ainsi, les élections réclamées par les populations tourneraient au massacre.

A ce sujet, le prophète Jérémie avait décrit en des mots clairs le désespoir immense dans lequel le peuple d’Israël allait être plongé du fait de leur rébellion sur fond d’idolâtrie. « Je regarde la terre, et voici, elle est informe et vide ; les cieux, et leur lumière a disparu. Je regarde les montagnes, et voici, elles sont ébranlées, Et toutes les collines chancellent. Je regarde, et voici, il n’y a point d’homme ; Et tous les oiseaux ont pris la fuite », annonce le prophète.

LOBBIES

En RDC, les lobbies occidentaux ont voulu user de la violence pour faire main basse sur les richesses minières, qu’ils pillent déjà en utilisant les groupes armés à leur solde et les pays limitrophes qui leur servent de voies de passage. Ces multinationales voulaient troquer les groupes armés à un massacre à l’image des spectres de la Lybie, de la Syrie, du Yémen, du Soudan du Sud… où leurs intérêts priment sur la paix et la prospérité des populations.

Ces lobbies sont présents à travers les pays africains, pillant, semant des troubles, armant des groupes rebelles, encourageant des mouvements dits citoyens… Comme on le voit, les élections n’ont été qu’une parenthèse malheureuse pour les leaders de Lamuka qui, en véritables artificiers, ont vite remis leurs « gilets jaunes » pour poursuivre autrement la campagne en faveur des intérêts occultes de leurs partenaires financiers.

MOTA SETI

Dans la Bible, on nous parle du désert,  un endroit où l’on apprend beaucoup de choses ; un endroit d’expérimentation de choses de la vie.  Il ressemble à une école surtout pour les gens appelés à servir Dieu.  Beaucoup de serviteurs de Dieu sont passés par le désert  - au sens strict comme au sens large - avant de devenir aguerris parce qu’ils ont eu à acquérir une expérience  au travers des circonstances rencontrées, en traversant des temps difficiles, en faisant face à plusieurs  situations qui les ont rendus  forts pour le ministère.

C’est le cas notamment de Moise qui a passé plusieurs années dans le désert à la rencontre de Dieu pour conduire les enfants d’Israël ; nous signalons également Elie, Jean-Baptiste, Jésus qui y ont passé des temps pour se préparer au ministère. On cite, dans l’histoire de l’Eglise,  Saint Antony qui, inspiré par le texte de Matthieu 19 :21, a passé du temps dans le désert de Sarah pour prier et  jeûner avant de commencer la communauté.

Réfléchissons sur le cas  de Moise qui est plein de leçons ; lui qui a passé des années dans le désert  pour apprendre le véritable leadership ; il a appris comment conduire les hommes, comment les gérer dans les différentes situations. 

Qu’est-ce que  le désert ?

La Bible définit le désert comme un endroit inhabité, sec et sans eau, solitaire. Dans Matthieu 14 :15, il est démontré qu’on ne pouvait  pas trouver de la nourriture dans ce désert où la foule avait suivi Jésus ; il n’y a pas d’eau et c’était isolé. Dans le livre d’Exode, on parle d’un endroit où le peuple ne trouva pas d’eau (désert de Sin  dans Exode 17 :1).  Jérémie 2 :6 décrit le désert comme un endroit stérile, avec une terre aride et sèche où règne la mort.

Donc,  le désert  est un endroit en principe sans homme, sans vie. John Macarthur, dans ses commentaires bibliques, donne des phénomènes particuliers qui caractérisent le désert.  Il cite notamment le mirage, qui est une apparition trompeuse d’eau.

Dans l’histoire de la Bible, on retrouve des endroits désertiques qui étaient habités par certains peuples nomades : l’enfant Ismaël qui habitait dans le désert de Paran, il y était errant (Gen 21 :20-21). Les déserts servaient aussi  de refuges pour les  gens qui étaient persécutés. Cas de David qui se réfugia  au désert de Ziph, fuyant Saül qui lui en voulait à sa vie (voir 1Sam 23 :14).

Comme on peut le voir, le désert symbolise beaucoup de choses. Dans la vie courante, on utilise ce terme «  désert » pour expliquer des temps difficiles, des circonstances malheureuses où l’on manque le nécessaire (nourriture, argent), ou parfois, on se sent abandonné ou rejeté. Quand on se retrouve dans ces circonstances, on dit souvent qu’on « traverse un désert », pour dire qu’on est sec, qu’on a tari, qu’on n’a pas d’argent, ou on n’est pas soutenu.

Le cas de Moïse nous présente beaucoup d’autres signes qui symbolise le désert et qui donne plus de leçons. Moïse y a passé des années pour recevoir des instructions pour conduire les enfants d’Israël. Cet homme qui est un modèle de leadership a beaucoup appris de Dieu, et cela peut aussi nous servir de référence en tant que leader, en tant que conducteur d’hommes.

En effet, il n’est pas facile de conduire les hommes quand ils peuvent réfléchir, raisonner parce qu’ils peuvent  émettre des avis, non seulement différents du leader, mais souvent contradictoires. Il faut alors savoir gérer ces hommes. Moïse reste un modèle dans ce sens ; et s’il a réussi, c’est parce qu’il a eu du temps à apprendre de choses de la part de Dieu. Le désert  était  l’école de Dieu pour lui.

Le désert et Moïse

L’histoire dépeint Moïse comme ceci : la date de sa naissance se situe en 1525  avant J.C. Il a été récupéré  par la fille  de Pharaon dans les roseaux des eaux  du Nil où il a été abandonné par sa mère. Il fut instruit dans toute la sagesse des Egyptiens au cours de ses 40 premières années. Il s’est imposé un exil de quarante ans dans le pays de Madian avant de devenir le conducteur d’Israël. Dieu s’est servi à la fois de l’éducation égyptienne de Moise et de son exil en Madian pour le préparer aux quarante dernières années de sa vie où il devrait  représenter son peuple devant un Pharaon puissant, et guider ce peuple dans le désert de la péninsule du Sinaï. Moise mourut sur le mont Nébo alors qu’il avait 120 ans.

L’histoire de Moise  dans le désert commence  par son séjour à Madian auprès de son beau-père Jéthro. Il rencontra Dieu pendant qu’il paissait le troupeau au désert sur la montagne de Horeb quand il vit le buisson ardent qui ne se consumait  pas.  Il s’y approcha pour contempler de près ce phénomène. Dieu lui parla en l’appelant par son nom. Dieu se présenta comme Dieu de ses pères Abraham, Isaac et Jacob. Il le désigna pour accomplir une mission très délicate de faire sortir le peuple d’Israël d’Egypte pour un endroit meilleur où il sera libre.  Du coup, un dialogue  s’ensuit entre Dieu et Moise.

Moise ayant trouvé délicate cette mission,  il chercha  à réunir toutes les assurances possibles pour mener la tâche.  Alors, après tergiversations, il fut convaincu d’agir et de se mettre à la tête de ses frères dès la sortie d’Egypte pour la terre promise. A leur sortie, les enfants d’Israël étaient obligés de passer par les déserts successivement du Sinaï, de Paran et de Sin.

Dans sa façon de conduire son peuple, Dieu utilisa  une méthode compliquée avec beaucoup de détours au lieu de l’amener directement à l’endroit désigné. C’est ainsi que Moise devait parcourir des kilomètres d’itinéraires pour faire entrer Israël dans la terre promise. On dit que le Seigneur conduit toujours sur une route tortueuse. Pourquoi ? C’est pour découvrir ses merveilles en commençant par le découvrir lui-même dans ses différentes facettes.

Les enfants d’Israël commencèrent leur marche sous la conduite de Moise après la 10ème plaie en traversant la mer Rouge. Ils vont à la rencontre du Seigneur, mais d’une manière étrange. Les trajectoires ne sont ni directes ni rapides, mais ce sont des voies détournées avec beaucoup d’embûches, de guerres parce qu’ils devaient traverser les territoires d’autrui.

En effet, Israël n’avait pas une armée structurée quoiqu’ayant des armes (Exode 13 : 18); et Dieu voulait former une armée pour ce peuple appelé à faire face à plusieurs nations aguerries. La formation commence à la traversée de la mer Rouge où le peuple remporta une victoire sur Pharaon et son armée sans toutefois combattre. La Bible  dit que Dieu ne conduisit  point son peuple par le chemin du pays des Philistins, quoique le plus proche. Pourquoi ? Il y avait risque qu’il se repente en voyant la guerre et vouloir retourner en Egypte. Dieu fit faire au peuple un détour par le chemin du désert vers la mer Rouge (Exode 13 :17- 18).

La leçon première à tirer c’est de compter sur Dieu seul.  Quand Moise reçut l’ordre de partir, il demanda à Dieu de marcher avec eux, sinon ils ne quitteraient par le lieu. La victoire au bord de la mer Rouge était une démonstration de la puissance de Dieu. Cela devait accroitre la confiance en Dieu.

Lorsque Pharaon et son armée s’approchèrent de la mer Rouge où campait Israël, la peur envahit le peuple d’Israël  qui ne savait que faire. Moise, sûr de l’intervention divine, rassura le peuple de ne pas avoir peur. Il renforça son leadership et prit courage pour apaiser le peuple (Exode 14 : 13-14).  Surtout, il agit sous la dépendance de Dieu en exécutant les ordres que Dieu lui donnait ; signe de la confiance totale en ce  Dieu qui l’accompagnait comme il le lui avait promis.

L’intervention de Dieu  consolida  le leadership de Moise auprès du peuple qui le craignit  et craignit ainsi le Seigneur. Moise crut davantage en la fidélité de Dieu à en croire le cantique  qu’ils ont chanté dans Exode 15.

Une deuxième leçon à tirer est que la conduite de Dieu est différente de celle des hommes, lui qui peut intervenir en dernière minute de l’histoire ; il est au contrôle de tout. Dans ce désert au bord de la mer, c’est l’extermination qui se présentait comme alternative, mais Dieu démontra sa puissance de guerrier.

Désert ou école de la foi

Moise,  en tant que leader, devait donner un modèle d’obéissance à ses frères surtout après cette délivrance de la mer Rouge. C’était cela le secret pour réussir la  suite de la marche dans le désert ; c’est ce que Dieu voulait,  et pour y arriver il utilise ce long trajet du désert pour faire passer Moise et Israël dans l’école de discipline. 

Dieu passe toujours par Moise pour transmettre les instructions à son peuple ; il fait respecter la hiérarchie, la chaine de commande parce que c’est un Dieu d’ordre. Quand il réclama l’eau, Dieu demanda à Moise de jeter un bois spécifique  dans les eaux amères ; et lorsque Moise obéit aux ordres, les eaux de Mara devinrent douces et potables pour boire (Exode 15 : 23-25). Dieu donna des lois et commandements au peuple pour son bien. Le désert devient pour Moise une école de foi, parce qu’il voit sa foi croître.

Pour obéir à quelqu’un, il faut bien écouter et comprendre ce qu’il dit. C’est ainsi que l’apôtre Paul dit que « la foi vient de ce qu’on entend et ce qu’on entend vient de la Parole de Christ »        ( Rm 10 :17).  L’obéissance produisit du fruit ; Israël se retrouva avec 12 sources et 70 palmiers à Elim ; une véritable  oasis (Exode 15 : 27).

A l’étape du désert de Sin, le peuple vécu la réalité de la prière que Jésus avait appris à ses disciples de dire à Dieu : « Donne aujourd’hui notre pain quotidien » (Matthieu 6 :11). Dieu donne de la nourriture à son peuple en lui demandant de ne pas en garder pour le lendemain parce qu’à chaque jour sa part. Mais, le peuple est perfide et sceptique, il collecte la part du jour et du lendemain, craignant d’en manquer demain. C’est un manque de foi et de confiance, Dieu leur donne une leçon en rendant infecte cette nourriture devenue inconsommable ; et pourtant la part du septième jour ramassée le sixième jour ne fut pas infectée parce que c’était dans la volonté de Dieu (Exode 16 : 12-27).

Dans un désert sans eau, Dieu donne des sources ; sans plantes, il donne des palmiers ; sans nourriture, il donne du pain (la manne) et la viande (cailles). Dans ce désert de Sin, le Seigneur voulait  apprendre à son peuple qu’il contrôle  tout en toutes circonstances et que le peuple devait lui faire confiance en tout. C’est une école de confiance qui nous donne la leçon sur la foi totale en Dieu ; lui qui sait  donner chaque chose en son temps parce qu’il gère selon son omniscience. Ainsi Jésus nous demande dans Matthieu 6 :31-34 de ne  pas nous inquiéter de ce que nous mangerons, boirons et porterons demain parce que Dieu s’occupe du lendemain ; il donne pour aujourd’hui, et le lendemain lui appartient.

Dans ce désert de Sin, Dieu voulait extirper l’esprit d’autosuffisance dans son peuple afin qu’il compte sur lui et aie des yeux fixés uniquement sur lui seul, étant donné qu’il  ne pouvait pas aller chercher ailleurs dans ce désert vide.

Ben

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