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Thursday, 07 February 2019 21:28

Lettre pastorale : La vague de grèves décline

Après Transco, la Société congolaise de Poste et Télécommunications vient de trouver une solution à l'amiable avec ses travailleurs en libérant un mois de salaire sur les quatre réclamés.

Si la crise touche toutes les entreprises du portefeuille, sa résolution au cas par cas mérite de retenir l'attention tant du Gouvernement que des mandataires publics, qui maîtrisent mieux la situation au sein de leurs entités. Car l'ouvrier mérite son salaire. Mais en plus du salaire, il y a d'autres avantages sociaux sur lesquels les employeurs ne parlent plus. C'est le cas des soins médicaux, du congé annuel, des accidents de travail, de la signature des contrats en bonne et due forme…

Bref, le monde du travail congolais est à refonder tant les lois ne sont pas respectées par les employeurs qui jouent la surenchère sur la rareté des emplois dans le pays. Or, un début de solution dans ce secteur devrait venir des institutions publiques (Armée, Police, services de renseignements, Poste…) qui doivent être les plus grandes consommatrices de la main d'œuvre au pays au vu de l'étendue et des défis sécuritaires, sanitaires...

Pour cela, le Gouvernement doit disposer d'un plan stratégique de développement sur fond de la poursuite du processus de décentralisation administrative en cours. De la sorte, les investisseurs locaux et étrangers pourront, en connaissance de cause, déployer leurs activités pour faire de la RDC un véritable Hub au cœur du continent africain.

Parmi les chantiers qui peuvent générer des millions d'emplois, on peut citer la modernisation des infrastructures de communication, la construction des logements, la santé, l'éducation où le déséquilibre entre les centres villes et les milieux ruraux reste criant. Grâce aux infrastructures de communication, il sera possible, dans peu de temps, d'interconnecter les 26 provinces et de redynamiser le marché intérieur (80 millions de personnes) avant d'influencer significativement l'Afrique centrale (Plus de 300 millions de consommateurs).

Comme quoi, l'emploi est une priorité et les cessations de travail actuelles doivent trouver des solutions rapides pour ne pas briser l'élan que le Chef de l'Etat entend insuffler au Congo après des années de crise.

MOTA SETI

Lors de son discours d’adieu à la nation, Kabila avait formulé le vœu de voir se former une grande coalition des forces progressistes en vue de sauver le pays contre les assauts des forces impérialistes et ses complices congolais.

Peu avant lui, c’est Néhémie Mwilanya qui, au nom du FCC, excluait l’option d’une cohabitation, terme jugé inapproprié à plus d’un titre, au profit du  concept coalition.

En effet, pour le FCC, la cohabitation suggérait une situation de concurrence et de tension larvée, alors que la coalition entraine l’idée globale et incontournable d’une synergie, d’une gestion concertée de la République.

A aucun moment, que ce soit dans son discours d’investiture comme lors de ses différentes interventions, Félix Tshisekedi n’a daigné donner une suite claire à l’appel du FCC et de son Autorité morale.

Ensemble

A chacune de ses interventions, le nouveau Chef de l’Etat se contentait de souligner que CACH et le FCC vont gouverner le pays ensemble. Comme dernièrement en Angola, il est allé loin jusqu’à renier l’existence d’un accord avec le camp Kabila. Affirmant plutôt que les deux parties sont en pourparlers en vue d’étudier les modalités de gouvernance commune.

La révélation de Félix a provoqué un certain émoi au sein de l’opinion nationale, particulièrement dans les rangs de la kabilie. Certains ont pensé que l’on entrait dans une phase de parjure et reniement des engagements pris.

Sud–Kivu

Heureusement qu’il y a eu plus de peur que de mal. A l’exercice de la réalité, il s’avère que finalement, les deux parties ont convenu de recourir à la formule coalition.

La première démonstration a été vécue au Sud–Kivu où, pour la course au Gouvernorat, les deux grandes familles politiques du pays ont mis leurs énergies ensemble.

Ils ont mis en place un ticket gagnant qui en dit long sur la suite des évènements. Le candidat gouverneur est du FCC, précisément de l’AFDC tandis que son colistier est de CACH, membre de l’UNC.

Des informations crédibles renseignent que la stratégie adoptée pour la conquête du Gouvernorat du Sud-Kivu a été adoptée pour tout le pays. Entendu que le FCC et CACH tiennent à rafler tous les strapontins des 26 provinces en lice.

Réalisme

C’est dire que sans avoir jamais endossé officiellement le concept coalition, CACH s’est finalement résolu à l’évidence. En effet, qu’on le veuille ou non, il n’y avait que deux modes de gouvernance possibles au regard des résultats des élections du 30 décembre.

Ou il fallait se résoudre à la cohabitation, sinon à la coalition. Pas de juste milieu entre les deux. Mais de mémoire de politicien averti, on sait au niveau de CACH comme du FCC, que  la cohabitation est par essence conflictogène. D’où, les deux géants de la scène politique du Congo ont opté pour le lancement d’une coalition.

Le signal du Sud-Kivu annonce la naissance d’une force politique redoutable au pays, qu’il sera difficile, voire impossible de tenir en échec dans les différents challenges à venir. Autant ceux liés à la gouvernance globale du pays qu’aux cycles  électoraux à venir.

MAGG MIKOMBE

Rien, alors rien ne semble pousser le candidat malheureux de la coalition d’opposition Lamuka à la présidentielle du 30 décembre dernier, d’abdiquer. Il a annoncé avoir déposé un recours devant la Cour africaine des droits de l’homme pour « réclamer la vérité des urnes » et « faire rétablir ses droits ». La saisine de cette cour africaine s’inscrit dans le cadre de la dernière bataille de Fayulu dans sa quête de la « vérité des urnes ».

Mais déjà, le secrétaire général des Nations Unies a demandé de soutenir le président Félix Tshisekedi qui vient de boucler la première série de sa tournée africaine par Brazzaville.

« Il y a aujourd’hui une situation établie. Il faut à mon avis coopérer avec le Congo et ses autorités pour aider le pays à sortir de ses difficultés » avait dit le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Et Fidèle Babala de répliquer : « C’est le peuple congolais qui est souverain primaire. Il a choisi un président mais vous, vous dites : on fera autrement. C’est inadmissible. Mais nous, nous allons poursuivre notre combat pour la vérité des urnes jusqu’au bout ».

 Le week-end, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo est attendu à Addis-Abeba où il devra prendre la parole devant ses pairs africains. Un acte de reconnaissance du nouveau président de la République démocratique du Congo qui devra faire comprendre à Fayulu que « alea jacta est ».

En outre, de l’avis d’un spécialiste, pour pouvoir déposer plainte devant cette instance, un individu doit être ressortissant d’un Etat ayant accepté la compétence de ladite Cour. Or, si Kinshasa a bien signé le protocole la créant, il semble ne pas l’avoir ratifié à ce jour. Cette juridiction a été créée par l’ancêtre de l’Union africaine, l’OUA (Organisation de l’unité africaine) en 1998 et est entrée en fonction en 2004, après que le protocole la créant eut été ratifié par plus de 15 pays. Ses premiers onze juges ont prêté serment en juillet 2006 (ils sont élus pour quatre ou six ans et rééligibles une seule fois) et ont mis quatre ans avant de s’entendre sur son règlement d’ordre intérieur. Elle a rendu son premier jugement en 2009.

Cas de jurisprudence ?

« Cette cour a une jurisprudence. Elle a déjà condamné d’autres pays pour tricherie et pour cas de vol électoral. J’espère qu’elle sera constante dans sa jurisprudence et qu’elle fera en sorte qu’une recommandation et une résolution soient émises à l’endroit de la RDC pour qu’on respecte la vérité des urnes », a déclaré Fidèle Babala. La Cour constitutionnelle congolaise a déclaré vainqueur Félix Tshisekedi. A Luanda en Angola, au cours de sa visite officielle, le président congolais, répondant aux questions de la presse angolaise sur la véracité de sa victoire électorale, a assuré que celle-ci était bien réelle, concluant: « A ce jour, j’attends toujours la preuve de celui qui conteste le verdict de la Cour constitutionnelle. Je n’ai toujours rien vu ».

Kevin M.

Le patriarche Antoine-Gabriel Kyungu Wa Kumwanza,  et ses deux collaborateurs ont débuté leur course qui ne durera qu’un mois.

Après la séance d’ouverture de la session extraordinaire de janvier, le mercredi 6 février dernier, le bureau provisoire  a finalement dévoilé les listes portant répartition de 26 commissions spéciales, devant permettre l’examen approfondi sur les dossiers des 485 députés nationaux élus au sortir des élections législatives nationales du 30 décembre 2018.

Les travaux de vérification des pouvoirs ont  commencé hier  jeudi à 10h et vont durer cinq jours. Ils consistent à vérifier la conformité du dossier de chaque élu, conformément à la loi électorale. Ces commissions spécialisées seront dirigées par le doyen de chaque province assisté de deux plus jeunes et seront encadrées par les services administratifs de l’Assemblée nationale. Cette session extraordinaire est consacrée à la vérification et à la validation des pouvoirs, l’élaboration et l’adoption du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, l’élection et l’installation des membres du bureau définitif de la chambre basse du Parlement

Cette dernière, dans ses prérogatives régaliennes, ne dérogeant à aucune règle, est appelée bien évidemment, à endosser la lourde responsabilité qui lui a été confiée, en statuant  sur certaines  irrégularités. De ce fait, les élus du peuple  ont, sans aucun doute du pain sur la planche. Ainsi, ils devront mettre le bâton dans les roues, en vue d’accomplir jusqu’à l’aboutissement final, cette responsabilité combien nécessaire pour cette législature.

Il est impérieux de signaler que la validation des mandats des élus au sein de l’hémicycle, ne s’étend pas sur les contentieux électoraux comme certains, voulaient le faire entendre. Mais, il est plutôt question de constater des irrégularités, de prendre acte et de rédiger un rapport sur lequel débattre lors de la prochaine plénière.

Pour rappel, le bureau provisoire que dirige Kyungu Wa Kumwanza et les deux plus jeunes députés, poursuit la réalisation de leurs trois missions principales, assignées à leur bureau, à savoir : la validation des mandats des députés nationaux nouvellement élus, la rédaction du Règlement d’ordre intérieur de l’Assemblée nationale et l’organisation de l’élection du bureau définitif de la chambre basse du Parlement.

Micha Kisalasala

La décision du Chef de l’Etat de suspendre le contrat entre African General Investment Limited et le Gouvernement congolais n’a pas laissé insensibles les patrons des sociétés de télécommunications opérant en RDC. Dans un communiqué rendu public hier jeudi ils soutiennent la décision du président de la République et réitèrent leur volonté à honorer leurs engagements vis-à-vis des pouvoirs publics.

Dans leur communiqué, ils soutiennent« pleinement le contrôle des flux des appels, SMS et des données voulu par l’Etat congolais ». Mais le deal entre AGI et le Gouvernement est né de la décision du Conseil des ministres du 26 janvier 2016  dans le cadre de la lutte contre la fraude fiscale. Après analyses, le Conseil des Ministres a décidé de mettre en place un mécanisme de contrôle du trafic (voix, sms et data) généré par les réseaux des télécommunications établis en République Démocratique du Congo en vue d’en déterminer mensuellement la volumétrie et partant, les chiffres d’affaires que celle-ci engendre pour les opérateurs des télécommunications.

Dans la pratique,les activités de contrôle dévolues à l’ARPTC ont été confiées, en sous-traitance, à l’opérateur de contrôle externe désigné par le Gouvernement, à travers le Ministère des PTNTIC. Pour le cas d’espèce, c’est AGI qui a gagné le marché. L’opérateur de contrôle prélèvera quotidiennement la volumétrie des communications générées (Voix, SMS et Data) par chaque réseau et la communiquera mensuellement aux services d’assiette et régies financières pour leur permettre d’asseoir les impôts et redevances dus au Trésor et de procéder à leur recouvrement sur une base de sincérité. Dans pareilles circonstances, l’Etat ne sera plus floué. Ce contrat devrait entrer en application à partir du 1er décembre 2018.Cette décision trouve sa justification par le fait que l’ARTPC ne dispose pas d’expertise et d’équipements nécessaires à la réalisation de ce type de contrôle. L’opérateur de contrôle aura notamment pour tâche de transférer les compétences et connaissances à l’ARPTC. Le Décret prévoit aussi une quote-part devant revenir à l’ARPTC en vue de lui permettre de se doter à terme des équipements et du savoir-faire nécessaires au contrôle des flux téléphoniques.

LA RESISTANCE

De leur côté, les sociétés de télécommunications appartenant à des filiales de Groupes multinationaux n’ont jamais croisé les bras face à cette innovation. Dans leur communiqué publié hier, ils rappellent que leurs entreprises ont souscrit, depuis 2012, au contrôle des flux téléphoniques défini par l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC). La main sur le cœur, ils soulignent que « de manière régulière depuis lors, les opérateurs sont soit contrôlés ou mis en contact avec des prestataires du Gouvernement en la matière sans aucune réticence. Pour preuve de transparence, les équipements des prestataires du Régulateur sont directement connectés à nos différents réseaux et les opérateurs des Télécoms déclarent la totalité du flux des services de téléphonie mobile tel que prescrit par la loi ».

Bref, ces entreprises n’ont pas besoin d’une sous-traitance pour développer les bonnes relations qu’elles entretiennent avec l’ARPTC. « Les opérateurs des services mobiles consentent donc volontairement au contrôle du pouvoir public », ajoutent-ils dans leur communiqué. Car depuis 2018, ils ont déterré la hache de guerre pour fustiger les méfaits de la démarche empruntée par le Gouvernement. Pour eux, la mise en place d’un nouveau système de contrôle des flux téléphoniques des réseaux des opérateurs des télécommunications, occasionnerait 27% de hausse de taxes et 60% de prix de l’Internet.

PARTENAIRE TECHNIQUE

Par conséquent, ils mettent leur doigt à couper sur la fiabilité du partenaire technique choisi par le Gouvernement pour le contrôle de flux téléphoniques. « Le mécanisme de contrôle, encours d’être mis en place par les autorités publiques, révèlent-ils, ne respecte aucune norme internationale de contrôle de flux, notamment en matière de conformité du processus, de la charge du contrôle et de la confidentialité des données ». Ils enfoncent le clou en indiquant que le nouveau mécanisme« induit un accroissement déraisonnable des prix des services de téléphonie mobile avec un impact négatif sur le pouvoir d’achat des consommateurs ainsi que sur le développement du secteur et, ultimement, sur les recettes de l’Etat ».

Comme quoi les opérateurs des télécoms prennent la défense des intérêts des consommateurs et de l’Etat partagé entre deux camps qui s’affrontent âprement sur la scène économique.  Contrairement à la critique qui leur impute de ne pas déclarer leurs revenus, les patrons des télécoms rétorquent : « Les entreprises de télécommunications de la RDC portent la réputation de grands Groupes internationaux qu’elles représentent. A ce titre, elles se soumettent régulièrement aux audits tant au niveau national qu’international, parce que régies par des normes de gouvernance et d’éthique répondant aux contraintes des entreprises cotées en Bourse. De même, elles contribuent activement au revenu national, respectueuses des paiements des impôts et taxes de la République, depuis plus de 15 ans ».

Mais ce communiqué n’épuise pas l’argumentaire des membres du Gouvernement et des analystes qui faisant écho des plaintes des consommateurs alignent des griefs qui justifient le comportement parfois arrogant des opérateurs de télécoms. 

Pour l’expert indépendant, Guy Antoine Tshimpuka cité dans www.scoop.com, l’argumentaire des opérateurs des Télécoms ne tient pas la route. Il a mis à nu la fraude qu’ils ont érigée en mode de gestion depuis plusieurs années.

Pour lui, contrairement à l’initiative du Gouvernement d’ouvrir à la concurrence le secteur des télécommunications dans le but de stimuler les investissements privés et de maximiser les recettes fiscales et parafiscales prélevées sur les opérateurs des Télécommunications, il s’observe une fraude caractérisée par des fausses  déclarations des revenus de ces opérateurs. Ces entreprisesprofitent des faiblesses de l’Etat dans ce secteur notamment son manque d’équipements appropriés et d’expertise en matière de contrôle de leurs activités caractérisées par le recours à une technologie actuelle et souvent sophistiquée.

Sans passer par le dos de la cuillère, Il dénonce le fait qu’aucune société des télécommunications ne paie depuis plusieurs années l’impôt sur le bénéfice. « Elles ont toujours déclaré des pertes à chaque clôture d’exercice comptable alors que les consommations des unités de communication (appel et données) ne cessent de croître dans notre pays », déplore-t-il.

Le Gouvernement a instruit leMinistre des PTNTIC de recourir à un prestataire externe, disposant de la technologie et de l’expertise nécessaires pour servir de support à la réalisation du contrôle de la sincérité des déclarations des chiffres d’affaires faites par les opérateurs des télécommunications.

En exécution de cette recommandation, le Ministre des PTNTIC a signé  en date du 30 janvier 2018 l’Arrêté n° CAB/MIN/PTNTIC/EON/JA/Mmw/001/2018 qui met en place un mécanisme de contrôle des flux téléphoniques des réseaux des opérateurs des télécommunications en République Démocratique Congo. Après avoir consulté la Direction Générale des Marchés publics qui a donné un avis de non-objection, le Ministre des PTNTIC a conclu un accord de partenariat avec la société AFRICA GENERAL INVESTMENT Limited pour la conception, le financement et l’installation d’un centre de contrôle Telecom. Cette société fut désignée opérateur de contrôle des flux téléphoniques à travers l’Arrêté n° CAB/MIN/PTNTIC/EON/JA/Mmw/002/018 du 30 janvier 2018.

Etant donné que la mesure où cette société investit ses fonds propres dans l’achat des équipements ainsi que l’installation et l’exploitation du système de contrôle des flux téléphoniques, il est donc logique que ses prestations soient rémunérées. Dans la mesure qu’elle fait la sous-traitance de la mission de contrôle légalement dévolue à l’ARPTC, il est nécessaire que les revenus des prestations de l’ARPTC lui soient réattribués. C’est dans ce but qu’un décret, discuté et approuvé par le Conseil des Ministres du 23 novembre 2018, est en cours de signature. Ainsi qu’on pourra le remarquer, la procédure suivie pour l’implémentation du mécanisme de contrôle des flux téléphoniques était régulière et conforme aux différents textes légaux et réglementaires pertinents.

En effet, l’agitation des opérateurs des télécommunications cache la peur du contrôle qui fera découvrir les véritables chiffres d’affaires qu’ils ont toujours dissimulés au Gouvernement, déclare l’expert. Pour lui, le paiement par les opérateurs de la rémunération des prestations de contrôle n’avait pas d’impact significatif sur les coûts des consommations téléphoniques.Une hausse exagérée des prix des télécommunications relèvait de la mauvaise foi des opérateurs et ne constituerait qu’un prétexte cachant leur aversion habituelle à l’implémentation par l’Etat d’un système de contrôle des flux téléphoniques destiné à certifier la sincérité des déclarations de leurs chiffres d’affaires.

MOTA SETI

La tradition a été respectée à la Société nationale d’Assurances, le jeudi 07 février 2019, avec le payement des dommages des abonnés dans la catégorie Assurances automobiles, Vie et Incendie, parmi lesquels des entreprises, organisations et des personnalités. Tous sont rentrés satisfaits de la qualité des services et de la promptitude des agents de la Sonas dans le traitement de leurs dossiers.

Sur les 207dossiers traités et payés ; Direction générale 85 dossiers, les agences de : Bandalungwa 2 dossiers, Beach-Ngobila 1 dossier, Commerce 5 dossiers, DGI/Gombe 5 dossiers, Fikin 1 dossier, Funa 5 ,dossiers, Gombe 18 dossiers, Huileries 12 dossiers, Kasa-Vubu 4 dossiers, Kingabwa 1 dossier, Kinsuka 2 dossiers, Kintambo 3 dossiers, Lemba 5 dossiers, Libération 1 dossier, Limete 7 dossiers, Masina 6 dossiers, Matete 2 dossiers, Mont-Ngafula 3 dossiers, Ndolo 4 dossiers, Ngaba 1 dossier, Ndjili 8 dossiers, Nsele-Maluku 8 dossiers, Ste Thérèse 4 dossiers, Socimat 5 dossiers et 30 Juin 9 dossiers.

Ce qu’il faut savoir

L’assurance vie est indispensable à toute personne, tant qu’elle garantit l’intégrité physique et les conséquences d’accidents, voire des maladies. Les agents de la SONAS affectés au service de paie des sinistrés ont signifié que l’assurance automobile garantit les véhicules en cas d’accident.

A en croire ces agents, la Société nationale d’assurances met toujours en place une procédure pour obtenir une indemnisation lors d’un accident de circulation. Ainsi, la procédure à suivre comprend cinq étapes: faire appel à un OPJ affecté à la Police de circulation routière pour que ce dernier constate l’accident et veille à ce que le procès-verbal établi soit conforme aux faits tels qu’ils se sont produits.

En cas de collision avec un autre véhicule, la SONAS conseille de vérifier au lieu de l’accident si votre adversaire est assuré. S’il s’avérait que vous causez des dommages corporels à une personne, l’assureur national recommande de prendre en charge les premiers soins pour sauver la vie humaine et soulager les victimes. Et les frais engagés seront remboursés par la SONAS.

Quant à la troisième opération, ils ont conseillé de faire une déclaration d’accident dans les huit jours suivants, auprès de l’agence la plus proche avec des preuves d’assurances. «En cas d’exhibition des  preuves d’assurances de votre adversaire, la Société nationale d’assurances conseille de lui exiger l’octroi d’un numéro à votre dossier ainsi qu’un accusé de réception précisant toutes les pièces requises pour la gestion de votre dossier», ont-ils expliqué. En ce qui concerne la dernière étape de l’opération, ils ont fait savoir que la SONAS conseille qu’au cas où vous êtes responsables de l’accident, de conduire les victimes à l’agence gestionnaire de votre contrat pour sa prise en charge et son indemnisation. Lorsque votre adversaire n’est pas assuré et est responsable de l’accident, il est demandé de le poursuivre conformément au code civil pour réparation.

Parlant toujours de l’assurance automobile, les agents de la SONAS ont laissé entendre que cette dernière offre également plusieurs garanties utiles et nécessaires à l’assuré, notamment la responsabilité civile première qui couvre l’assuré des conséquences pécuniaires de la responsabilité de dommages corporels et matériels causés par les véhicules. On retrouve aussi la prise en charge des dégâts matériels qui garantit les dommages subis par le véhicule du fait de propres actions involontaires de l’assuré. Il existe aussi  la garantie incendie qui permet d’assurer les véhicules et les accessoires garantis contre les dégâts par le feu, l’explosion, les jets de flamme et la foudre. Par ailleurs, l’assurance automobile offre aussi la garantie en cas de vol qui permet d’assurer la perte, la destruction ou la détérioration du véhicule et des accessoires garantis par le fait de vol.

J-P Djoko

390 têtes d’érosion à Kinshasa, 150 à Kikwit, près de 50 à Mbuji-Mayi  et une vingtaine à Uvira...

Les érosions constituent une catastrophe naturelle et menacent sérieusement l’étendue de la R-dC. Aucune ville n’est épargnée par cette catastrophe qui fait craindre le pire.

Plusieurs têtes d’érosions menacent sérieusement la quiétude de la population qui assiste impuissante à la disparition de ses habitations.  Cette population n’a que les yeux pour pleurer et de temps en temps, lancent des cris de détresse qui restent  sans succès. La ville province de Kinshasa compte plusieurs centaines de têtes d’érosions et les communes qui viennent en tête sont celles de  Ngaliema, Mont-Ngafula, Selembao, Kimbanseke. 

En un mot comme en mille, de Kinshasa à Boma en passant par Kikwit, Kananga, Goma, Mbuji-Mayi, Tshikapa, Mwene-ditu, Uvira, Bukavu, aucune ville n’est épargnée de cette catastrophe naturelle. Kinshasa par exemple, compte actuellement, selon le Centre de recherche géologique et minière, 390 têtes d’érosion, Kikwit 150, Mbuji-Mayi une cinquantaine, Uvira une vingtaine, nous apprend le Centre de recherche géologique et minière.

La célérité avec laquelle avancent toutes ses érosions suscite beaucoup d’inquiétude dans le chef des habitants de ces différentes villes qui redoutent leur disparition pure et simple.

Cette inquiétude est d’autant plus justifiée que ces populations assistent impuissantes devant l’engloutissement des infrastructures  telles que  les maisons d’habitation, les hôpitaux, les écoles, les routes, les chemins de fer, les réseaux de distribution d’eau et de l’électricité, etc.

COUVERTURE VEGETALE

Plusieurs causes expliquent le développement de ce phénomène, notamment la disparition de la couverture végétale naturelle suite à une forte densité de la population due à l’explosion démographique, la mauvaise gestion du sol, l’activisme des groupes armés qui obligent la population à se déplacer vers les entités sécurisées où elle s’installe dans des  sites non appropriés, le  manque de canalisation des eaux de ruissellement, l’extraction illégale du sable dans les lits des rivières, les caprices des bailleurs, l’abondance des pluies diluviennes.

Il y a quelques années, Emmanuel Biey’s, professeur en Sciences de l’Environnement à l’Université de Kinshasa et ancien Directeur Général de la Régie d’assainissement et des travaux publics de Kinshasa (2008 - 2016), également Consultant en assainissement et hygiène du milieu,

Expert en audit environnemental, laissait entendre que le problème des érosions était lié à la mentalité des gens. Il faudrait que la population soit sensibilisée à ce sujet, notait-il.

LOTISSEMENTS

La création anarchique des lotissements et la construction des maisons d’habitation sans respect des normes urbanistiques, le déboisement désordonné, le manque d’entretien des ouvrages figurent parmi les causes qui expliquent aussi l’aggravation du phénomène « érosion ».

Menaces contre l’environnement et un danger pour la survie de la population, les érosions ont la peau dure et disposent encore de beaux jours devant elles.

En effet, toutes les actions de lutte entreprises presque partout n’ont pas donné les résultats escomptés. Visiblement à cause de leur inefficacité due  notamment à la modicité des moyens engagés. Pour rappel, la Dynamique pour le développement du Kwilu  par exemple, n’a  réuni que 30.000 USD sur les 60.000 exigés pour lutter contre la progression de l’érosion de Kagwa  qui menace d’engloutir  la maison communale de Lukemi et le  marché municipal de cette entité à Kikwit.

La mise en place d’une nouvelle stratégie de lutte s’impose  donc. La création d’un partenariat public-privé, l’élaboration d’un plan national de lutte antiérosive, la mise en place d’une politique nationale en matière d’habitat, la règlementation dans  la création des lotissements  pour éviter les constructions anarchiques,  la sensibilisation permanente de la population à l’importance du reboisement, la désolidarisation de la population  des groupes armés, une surveillance rigoureuse d’ouvrages construits dans le cadre de la lutte antiérosive et leur entretien  apparaissent  notamment comme des pistes à exploiter pour éradiquer les érosions.

Rodriguez Kikamba

Sensible aux multiples messages de félicitations envoyés par ses pairs africains et internationaux, le président Félix Antoine Tshisekedi n'a pas attendu longtemps pour prendre son bâton de pèlerin et amorcé une tournée à travers le continent. Première étape de ce périple : Luanda, capitale de l'Angola où le Chef de l'Etat a reçu un accueil délirant tant de la communauté congolaise que des autorités angolaises.

Pragmatique, Félix Antoine Tshiskedi a saisi cette occasion pour évoquer avec son homologue angolais des questions sécuritaires avec la gestion des citoyens de deux pays et économiques avec la mise en exploitation effective du chemin de fer Dilolo-Lobito.

En effet, après avoir été au cœur de l'actualité internationale suite à l'incertitude de la tenue des élections, le Congo a besoin de lancer un message fort pour des relations de type nouveau à même d'insuffler un vent puissant dans les échanges économiques, commerciaux, culturels avec les pays désireux d'entretenir des relations de coopération fructueuses avec la RDC.

Sur cette lancée, rien de solide ne peut être réalisé si le Gouvernement ne commence par rassurer ses différents partenaires bilatéraux et multilatéraux sur sa volonté de faire tabula rasa des mésententes du passé pour bâtir sur des bases solides. Bref des relations gagnant-gagnant qui ne peuvent être possible que si le Congo dans sa nouvelle dimension d'un pays qui a réussi à organiser des élections et une passation de pouvoir pacifique ne commence par lancer un message fort à l'endroit de tous ses partenaires.

Une page est donc entrain d'être tournée dans le concert des nations avec le Congo qui est devenu un cas d'école en matière d'élections dans le monde. L'heure est donc à des échanges diplomatiques respectueux des Etats pour booster l'économie congolaise et contribuer significativement à l'amélioration du quotidien des Congolais.

MOTA SETI

On sent que la contre–offensive des coalisés de Genève lancée à partir de N’Djili, le 02 février, a eu raison de la résistance de Félix ’AntoineTshilomboTshisekedi.

Pendant un long moment, l’on a vu le camp du nouveau président afficher une sérénité déconcertante face aux différents assauts de Fayulu. Il est apparu évident pour tous les analystes que Cach a levé l’option d’évoluer en mode « le chien aboie, la caravane passe ».

Cette option aura malheureusement fait long feu. Les tirs sans sommation subis par le nouveau pouvoir, le samedi dernier, à la faveur de la première sortie populaire de Lamuka semblent avoir fait craquer celui-ci.

Tout indique que c’est moins les propos incisifs de l’adversaire, qui pour le coup ont bien été calculés, qui ont fait mal que l’affluence populaire impressionnante vécue à Sainte–Thérèse.

Normal

Eh oui, c’est dans l’ordre normal de la psychologie humaine et du fonctionnement du monde. Lorsqu’on fait face à un adversaire qui n’a personne pour l’écouter et le suivre, il n’y a aucun combat à mener, sinon laisser le téméraire s’essouffler lui – même, faute de public. Il n’y a pas de spectacle sans spectateur.

Mais dans le cas d’espèce, l’adversaire draine à sa suite une affluence qui dérange, met mal à l’aise et vous assaille comme une écharde dans le pied. Les Tshisekedistes minimisaient- ils à ce point la force de frappe de Lamuka ? S’imaginaient- ils que la capitulation de l’Union Européenne, suivie de celle de l’Union Africaine suffisaient pour démobiliser et dégarnir les rangs de Lamuka ?

Se baser sur ce genre de prémisses relève d’une impardonnable naïveté car, le camp de Félix ne pouvait pas, ne devait pas oublier que la force de Lamuka à l’ouest, c’est principalement Bemba, plus cette insatiable soif qui s’est spontanément déclarée dans l’ex-Bandundu de voir un de ses fils accéder à la magistrature suprême.

Or, il est connu de tous que ce genre de mobilisation basée sur des ressorts sentimentaux, subjectifs, parce que sociologiques sont parmi les plus tenaces de l’histoire des peuples.

Entre nous

C’est, du reste, pour cette raison que la compilation des résultats de la présidentielle dans la partie occidentale du pays indique ouvertement que Fayulu a laminé Fatshi. C’est indiscutable. De la Lukunga à la Tshangu en passant par le Mont-Amba, sauf la Funa, Fayulu a été roi sur toute la ligne. D’ailleurs, même à la Funa, le duel était très serré avec un léger avantage pour Fatshi.

Il ne fallait donc pas perdre rapidement de vue ces repères incontestables juste parce que la communauté internationale semble avoir enterré la hache de guerre avec le nouveau pouvoir.

Pour s’être permis cette amnésie volontaire, Cach a été littéralement pris à revers par la bourrasque de N’Djili. Et signe évident de panique à bord au sein du nouveau pouvoir, le meeting – réplique que projette l’Udps pour le 15 février. Ce parti, par la bouche de son porte- parole Augustin Kabuya, a beau s’en défendre, mais il n’arrive pas à convaincre le monde sur la motivation de cette brusque sortie.

Le lieu choisi, le même que Lamuka, le délai fixé ne peuvent tromper personne. La première sortie populaire de Fayulu, relayée par ses pairs à travers les médias internationaux, dont Muzito, a fait très mal dans le camp de Félix. Que lui-même a été personnellement commotionné.

Ramené à la réalité du ring, la boxe particulièrement, le duel Fayulu - Fatshi indique que le premier a marqué un point contre son adversaire.

A ce rythme, il y a beaucoup à craindre pour le vainqueur de la présidentielle du 30 décembre. Avec Lamuka qui promet de quadriller bientôt tout le pays en vue d’amplifier sa lutte pour le retour à la vérité des urnes, le camp de Tshisekedi fils risque de se réduire à jouer à la défensive. Ou plutôt à courir après chaque point marqué par l’adversaire.

Quand on est confiné à un tel rôle, on court en réalité vers une défaite certaine.

MAGG MIKOMBE

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