Kinshasa - RD Congo 22/10/2020:

Les deux plateformes politiques en coalition pour le premier gouvernement d’Ilunga Ilunkamba s’activent pour se conformer aux exigences requises. Dans quelques heures, le chef de l’Etat devra s’envoler pour Dar es-salam. Il y est attendu les 17 et 18 août à un sommet de la SADC, la Communauté de développement d'Afrique australe.

Entretemps, la session ordinaire du 15 septembre s’annonce. Il est traditionnellement reconnu que c’est essentiellement budgétaire. Il est donc impossible de l’envisager sans la mise en place du gouvernement. A un peu moins de 30 jours de la rentrée parlementaire, tout retard dans la formation du gouvernement jouerait négativement sur le calendrier de la prochaine session de septembre

La première mouture recalée

Le président Félix Tshisekedi aurait refusé mercredi dernier la première mouture de gouvernement. Le chef de l’Etat aurait demandé au Premier ministre de revisiter la liste de l’équipe gouvernementale qu’il lui a présentée.  

Sur la liste des ministrables du FCC figurent notamment quelques noms qui posent problème et qui dérangeraient l'opinion en occurrence, les noms de personnalités sous le coup de sanctions de l'Union européenne et des États-Unis.

Cependant, des informations en provenance de la primature affirment que Sylvestre Ilunga Ilunkamba « poursuit, dans la sérénité et dans la transparence envers les plateformes membre de la coalition, l’analyse des listes des personnalités lui proposées pour faire partie du gouvernement».

Et de préciser que l’étude des listes étaient encore au niveau de la primature, et pas encore remise au président Félix Tshisekedi.

 Confusion

Une certaine confusion s’installe dès on ignore qui du chef de l’Etat ou du Premier ministre aurait recalé la liste du gouvernement. Mais déjà, cette situation qui ressemble, tout compte fait, à un précédent fâcheux entre le Premier ministre et le regroupement politique qui l’a porté au pouvoir à savoir, le Front commun pour le Congo (FCC). Les pro-Kabila estiment que les sanctions occidentales n'ont rien à voir avec une « condamnation judiciaire ferme ».

Aussi, la représentativité des femmes et des jeunes n’a pas été respectée par le FCC et Le CACH. « Le président Tshisekedi a fait observer au Premier ministre que la liste ne respecte pas la recommandation sur la représentativité des femmes et qu’elle ne tient pas compte de l’équilibre entre les vielles figures de la politique de notre pays et les jeunes », a-t-il ajouté.

 A  ce propos, sur la question des femmes, CACH aurait demandé « plus d'indulgence », apprend-on. Le FCC, pour sa part, aurait reconnu ne pas avoir un « nombre consistant » de femmes à proposer pour ses 23 postes ministériels.

Attendu depuis sept mois en République démocratique du Congo, estimant qu'il ne respectait pas assez la « parité » et le « renouvellement des générations », selon une source proche du Premier ministre. La primature assure de son côté que l'analyse des listes se poursuit.

Par ailleurs, signale-t-on,  le caractère sérieux de cet exercice, sur lequel se fondent les espoirs de la population, ne laisse pas de place ni aux effets d’annonce, ni à un compte rendu quotidien de ce processus dans les médias ».

La Constitution congolaise stipule que l’État garantit la mise en œuvre de la parité homme-femme dans les institutions, sans fixer cependant de quota.

Investi en janvier, après la présidentielle du 30 décembre 2018, Félix Tshisekedi n’a toujours pas de gouvernement, en dépit d’âpres négociations engagées entre ses partisans et ceux de son prédécesseur Joseph Kabila.

Sur la base d’un accord conclu entre les deux parties, le prochain gouvernement sera composé de 65 membres, dont 42 seront issus des rangs du Front commun pour le Congo (FCC), la coalition des pro-Kabila. Cap pour le changement (Cap), du président Tshisekedi, comptera 23 membres.

Emma MUNTU

Les états-majors politiques sont en ébullition depuis l’annonce de la formation imminente du Gouvernement dont 23 portefeuilles ont été réservés spécialement au Cap pour le changement, allié du Front commun pour le Congo et piloté par le duo UDPS-UNC.

Ces deux formations politiques, qui ont porté Félix-Antoine Tshisekedi à la magistrature suprême à la faveur de l’accord de Nairobi, semblent secouées par les impératifs du partage équilibré et équitable du pouvoir, qui veut que non seulement les deux têtes de liste mais encore leurs partenaires respectifs qui les ont accompagnés dans cette campagne difficile puissent se retrouver dans le futur Gouvernement.

LOURD TRIBUT

C’est ici où l’Unc a sorti son artifice pour un partage 50-50 que l’Udps ne veut pas entendre parler brandissant sa longue lutte historique de 37 ans marquée par des arrestations, relégations, emprisonnements, bannissements … Tel est le lourd tribut que le parti de la 11è Rue Limete met sur la balance s’appuyant également sur son ancrage important dans le Congo profond où elle compte des irréductibles combattants. Mais, ces arguments ne suffisent pas pour convaincre l’allié Unc de s’incliner devant ce poids lourd de l’Opposition passé dans le camp de la majorité présidentielle.

A l’Unc ravie de profiter aux dividendes de la lutte, ce ne sont pas tous ces éléments qui sont pris en compte mais plutôt le forcing de dernière minute qui est la conséquence de la décision de son leader Vital Kamerhe, troisième meilleur élu à la présidentielle de 2011 de retirer sa candidature à la présidentielle au profit de son partenaire Félix Tshisekedi. Une démarche fortement ovationnée en novembre 2018 mais dont la solidité est fortement éprouvée.

BOULIMIE

L’équation est rendue d’autant plus difficile avec la boulimie des acteurs politiques congolais de se retrouver tous au Gouvernement. Et pourtant, les postes pour servir la nation sont nombreuses, notamment dans les entreprises, la diplomatie, l’Administration… Or, avec 23 postes, l’Udps ne peut tout avoir, elle doit penser à ses différents alliés de peur de provoquer des mécontentements dans ses rangs comme on l’a vu dernièrement avec la fronde de l’Afdc-A au sein du Front commun pour le Congo à l’occasion de l’élection du président du bureau du Sénat.

Ce vent néfaste continue donc à souffler et risque de faires des dégâts dans la coalition entre l’Udps et l’Unc. Mais logiquement, l’Unc présente dans les gouvernements Badibanga et Tshibala devrait revoir ses ambitions à la baisse pour laisser la place à l’Udps dont les leaders sont restés longtemps en dehors du Gouvernement. De deux, le parti de Vital Kamerhe doit tenir compte des partenaires de Cach pour ne pas briser l’alliance qui les lie.

CONVOITISES

Toute la question est de savoir ce que pensent faire les leaders politiques des postes qu’ils convoitent tant. Car si c’est pour se remplir les poches avec des retro commissions, des voyages, des frais de fonctionnement…, la surprise risque d’être désagréable pour le prochain Gouvernement car le Premier ministre a décidé de remettre à flot la Cour des comptes, l’Observatoire de l’Ethique et de la corruption, l’Inspection des finances… Autant d’outils qui permettront de suivre à la loupe la traçabilité des fonds sortis des caisses publiques.

Le changement promis par les opérateurs politiques du Cach doit commencer à la tête, c’est-à-dire au Gouvernement, gestionnaire des affaires publiques. Le contraire serait distraire, une fois de plus, les populations scandalisées par le comportement sulfureux des acteurs politiques qui s’enrichissent du jour au lendemain pendant que la misère prend des proportions inquiétantes, l’insécurité se conjugue au quotidien au Kivu et en Ituri sans oublier les jeunes bandits appelés « Kuluna » qui sèment la terreur dans les centres urbains.

A l’instar de la coalition FCC-Cach, si l’Udps et l’Unc ne choisissent pas la table des négociations, la sortie du Gouvernement risque de provoquer le crash des alliés de Nairobi.

MOTA SETI

Nous annoncions dans une de nos dernières éditions que les Kuluna de Malueka étaient mis en déroute par la Police, et que la population s’en est réjouie largement. C’était une joie éphémère qui s’est estompée juste au clair de la lune, juste un matin ;  et alors reprenne la série avec ces jeunes délinquants qui ont investi de nouveau leur champ d’action.

Ce qui s’est passé, c’est que les policiers appelés « Ujana » auraient débordé dans leurs actions, jusqu’à frapper à la mort ; et les délinquants se sont décidés de revenir pour se venger, en attaquant le bureau des policiers qui ont vidé l’endroit.

Sur la scène, les Kuluna semblent remporter parce qu’ils ont repris à opérer : insécuriser la population de cette partie de la commune de Ngaliema.

Il est hasardeux de se promener le soir ; surtout pas la nuit dans ce quartier de Lukunga. C’est à son risque et péril qu’il faut fréquenter ce coin à des heures tardives.

Ces délinquants peuvent attaquer aussi la journée s’ils ont des objectifs à réaliser, tel  que rançonner pour se faire de l’argent, ou rendre compte à quelqu’un. « Où est le général Kasongo Sylvano », s’écriait  un habitant du quartier qui s’étonne de voir la Police abdiquer devant des jeunes qui n’ont que des armes blanches. 

C’est un signe qui démontre l’incapacité de la Police à maîtriser ces bandits qui sont très dangereux pour la population.

« Comment le général Kanyama a pu rayer ce phénomène en rendant au silence ces délinquants ? », se demandait une femme abasourdie devant le silence de la Police qui aime s’en prendre pauvres vendeurs à la sauvette. « Pourquoi s’en prendre aux femmes qui se débrouillent pour faire vivre leurs progénitures ; et pourtant, les Kuluna s’en prennent à tout celui qui passe devant eux », a-t-elle poursuivi. C’est une véritable bombe à retardement qui pourrait éclater d’une heure à l’autre si les services de sécurité ne prennent garde devant ce phénomène. Ces jeunes représentent un grand danger pour la ville si pas pour le pays, parce qu’ils se répandent à travers la RDC où ils se signalent déjà dans certaines provinces où ils sont actifs et créent l’insécurité.

La plus haute autorité est tenue à prendre des mesures draconiennes pour endiguer  une fois pour toutes ces bandits qui effraient les policiers sur leur passage les policiers bien formés pour les faire taire.

De tout cela, la question de savoir pourquoi les policiers envoyés sont prêts à détaler face aux kuluna.                     

Ben

« En ce temps-là parut Jean-Baptiste, prêchant dans le désert de Judée. Il disait : Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche. » (Matthieu 3 :1-3)Le mot clé ici, c’est le verbe se repentir.

C’est quoi se repentir. D’autres versions disent à la place de « repentez-vous », convertissez-vous, changez de comportement, transformez-vous. En d’autres termes : ne soyez plus comme avant, devenez une autre personne. C’est l’exemple du papillon qui se transforme en chenille, il se métamorphose : il se dépouille de ses ailes, il se revêt des pattes. Le papillon vole mais la chenille rampe sur les arbres.

Souvent, on fait la différence entre se repentir et se convertir. On comprend que celui qui se repent est celui qui a mal agi, qui ne se comporte plus bien, et il est appelé à dénoncer son mauvais comportement pour revenir sur le bon. La conversion fait voir le salut : celui qui marchait en dehors du salut, est appelé à se métamorphoser, devenir une autre nature. Toutefois, les deux expressions appellent toujours au changement.

Quid ?

C’est Jean-Baptiste qui crie pour ramener les gens à devenir autrement qu’avant. Qu’est-ce qui se passe ? D’où vient cet homme? Le prophète Esaïe avait prophétisé sur lui dans Esaïe 40 : 3-5. Il prophétisait qu’il y aura une voix qui criera dans le désert pour appeler les gens à se préparer à se repentir pour rencontrer Jésus, en abandonnant leurs anciennes voies. Jean-Baptiste est un précurseur de Jésus ; il était venu avant Jésus pour préparer le chemin. Sa naissance est entourée de beaucoup de mystères : sa naissance était annoncée par l’ange (Luc 1:11) ; sa mission est prédite aux versets 11-17.

Le père de Jean-Baptiste, Zacharie était devenu muet parce qu’il avait douté de la promesse de Dieu; il avait retrouvé sa voix à la naissance de Jean-Baptiste.  Luc 1 : 80 dit qu’il croissait dans le désert avant de se présenter devant le public ; il  se nourrissait du miel et des sauterelles. Ceci démontre que réellement Jean-Baptiste était un envoyé de Dieu pour préparer le chemin du salut que devrait apporter le Seigneur Jésus.

Pourquoi se repentir ?

C’est le thème principal du ministère du Seigneur Jésus-Christ. La repentance fut donc le thème répété dans toutes ses prédications publiques et ceci jusque dans ses dernières recommandations quand il confia à ses apôtres la mission de prêcher le même message : le message du salut.

La repentance est la clé pour aller vers Dieu ; il n’y a pas d’autres moyens pour avoir le salut. Voilà pourquoi, la repentance est la base dans la Bible ; et nous sommes tenus de prêcher la repentance qui conduit au dépouillement de l’ancienne nature pour se revêtir de la nouvelle nature, qui conduit au changement de direction pour rencontrer le Seigneur et vivre la vie en Christ.

Paul dit dans le livre de Galates 2 : 20 que ce n’est pas lui qui vit mais c’est Christ qui vit en lui. C’est le sens véritable de la repentance : on n’est plus celui qu’on était, on devient un autre homme.

Personne ne peut vivre cette vie de Jésus quand il est dans la souillure. Dans la repentance, on renie le mal et on agrée le bien, on embrasse la vie, on a le désir de se détourner du péché et de rétablir la relation avec Dieu ; rompre  avec ce qu’on aime pour aimer Dieu ; se séparer d’une manière radicale avec le mal.

La repentance conduit à être agréable à Dieu, acceptable aux yeux de Dieu qui n’aime pas la souillure, la saleté. Notre vie ancienne nous apporte la saleté, et quand nous nous repentons, nous changeons de mode de vie, nous adoptons une nouvelle manière de nous comporter.

C’est l’image du papillon qui n’est pas comestible, mais quand il devient chenille, on peut le manger. Celui qui se repent, change de direction, il abandonne la mauvaise direction pour prendre la bonne direction qui le conduit à avoir une relation personnelle avec Dieu.

Sortes de repentance :

Il y a deux sortes de repentance : celle qui est authentique, qui conduit au salut et à la vie, et celle qui est superficielle qui conduit à la perdition et à la mort. On peut se repentir sans changer de vie. La repentance authentique est ce sentiment de tristesse d’avoir mal fait. C’est la tristesse selon Dieu provoquée par le Saint-Esprit. La vraie repentance ne peut pas avoir lieu sans un sentiment de tristesse au sujet des péchés.

Elle ouvre la voie au pardon des péchés par Dieu. Quelqu’un qui se repent regrette d’avoir commis tel ou tel acte désavoué par Dieu qui justifie et condamne.

Celui qui se repent regrette le mal commis et décide de le désavouer, de l’abandonner et de ne plus y revenir. C’est alors que Dieu pardonne cette personne qui commence une nouvelle vie avec  Christ.

2 Cor 5 : 17 dit que tout celui qui est en Christ devient une nouvelle créature où toutes choses dans sa vie deviennent nouvelles. Tout  ce qui appartient à l’ancienne vie disparait dans la vie de cette personne qui est régénérée ; même si le péché peut-être encore dans sa vie, il n’a aucun pouvoir parce que Jésus domine sur ce péché. Dans Luc 3 : 10-14, Jean-Baptiste recommande aux soldats de ne pas demander au-delà de ce qu’il faut ; et aux douaniers, ils ne doivent pas exiger au-delà de ce que l’Etat exige. Ils doivent éviter la corruption et l’escroquerie. C’est la conversion.

La repentance superficielle ne conduit pas au salut. Dans cette repentance, il n’y pas de tristesse. Au contraire, il y a un orgueil blessé d’avoir été pris en flagrant délit  de péché et de n’avoir pas fait l’exploit de son forfait. Il regrette seulement d’avoir été dénoncé ou arrêté. Il est prêt à revenir à ses actions actes. Ce sont des gens qui semblent regretter leurs actes mais prêts à reprendre. Ce n’est pas une véritable repentance.

La repentance véritable est aussitôt suivie d’un changement d’état d’esprit et d’objectif ; on se détourne du péché. On prend conscience que le mal doit être abandonné, on considère l’acte mauvais comme une abomination. La repentance conduit à la vraie conversion. Celui qui se repent rétablit sa relation avec Dieu, rétablit sa confiance avec les autres, surtout ceux qu’il a offensés.

Actes 2 : 37-41  «Après avoir entendu ce discours, ils eurent le cœur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres: Hommes frères, que ferons-nous? Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. Et, par plusieurs autres paroles, il les conjurait et les exhortait, disant: Sauvez-vous de cette génération perverse. Ceux qui acceptèrent sa parole furent baptisés; et, en ce jour-là, le nombre des disciples s’augmenta d’environ trois mille âmes ».

 Après le discours de l’apôtre Pierre, des milliers de personnes se sont convertis en se repentant de leurs mauvais comportements, et se sont faits baptisés.

Résultats de la repentance

La repentance, c’est rentrer vers Dieu en renonçant à tout le mal qu’on faisait. Il y a des résultats.

Dieu efface toute souillure. Il dit à Israël dans Esaïe 45 : 22 qu’il va effacer ses péchés écrits dans les registres. Sachez que chacun de nous est inscrit dans un registre : soit dans celui de vie si l’on s’est repenti, soit dans celui de mort lorsqu’on refuse de se repentir.

On a accès au salut en Jésus-Christ. Dieu accorde sa rédemption aux rachetés qui se repentent lorsqu’ils  renient et renoncent à leurs anciennes vies.

Le Seigneur Jésus avait déjà payé le prix de rachat à la croix de Golgotha. Il n’y a plus un autre rachat, et la Bible nous assure qu’en dehors de Jésus-Christ, personne d’autre ne peut donner le salut éternel. 

Actes 4 :12 indique le caractère exclusif du salut par la foi en Jésus. Seule la voie de la foi en Jésus conduit à la vie éternelle.

On entre dans les bénédictions de Dieu. Dieu veut déposer ses bénédictions sur les mains propres. Dieu ne veut pas mélanger les bonnes choses aux mauvaises. Math. 9 :17 : voici le sens de ce proverbe : Un vin nouveau contient une forte pression. Il faut le mettre dans une nouvelle outre, sinon l’ancienne ne peut jamais supporter cette pression. C’est pour dire que la vielle vie ne peut pas contenir les bonnes choses que Dieu donne, il faut une nouvelle vie en Jésus.

Il y a la joie dans le ciel. Dieu ne se réjouit que lorsqu’un pécheur se repent et revient à lui (Luc 15 : 3-10). Deux paraboles qui démontrent que Dieu recherche toujours ceux qui sont égarés, il tient à le retrouver. Jésus qui cite ces paraboles dit qu’il est venu pour chercher et trouver ce qui était perdu : le méchant, le pécheur. Il a grandement besoin d’eux pour le royaume.

Dieu ne se réjouit pas parce qu’on fait des miracles ou on distribue la prospérité ; il se réjouit d’abord quand on se repent, on rentre à lui. Les deux versets 7 et 10 sont clairs. Rappelons-nous l’histoire de l’enfant prodige qui avait réjoui le cœur de son père quand il est rentré dans la maison après avoir dilapidé tout l’argent qu’il avait pris. Dès qu’il avait décidé de rentrer, son père l’avait accueilli et avait organisé une fête pour lui.

Dans 2 Cor 7 : 11, Paul énumère les choses qui sont arrivées dans la vie des Corinthiens qui s’étaient repentis de leurs mauvais actes : ils avaient la crainte de Dieu ; ils le respectaient et le considéraient comme le seul Dieu ; ils avaient l’empressement de se sentir justifiés ; ils se sentaient légers dans leur conscience ; ils avaient le désir ardent de travailler pour Dieu ; ils avaient le zèle pour l’œuvre de Dieu ; ils pouvaient accepter la punition (par exemple d’être suspendus) parce que le péché devrait être puni.                                                                        

Ben

Ils seront au total 65, les ministres du gouvernement Ilunkamba sur qui les Congolais portent l’espoir de changement aussi bien dans la gestion des affaires de l’Etat que dans l’amélioration de leur vécu quotidien.

Ces nouveaux ministres devront traduire dans les actes le célèbre slogan qui sonne comme une obligation testamentaire : « Le peuple d’abord » légué aux Congolais par l’opposant historique d’heureuse mémoire, Etienne Tshisekedi.

Depuis le 29 juillet dernier, les délégués du FCC et de CACH ont bouclé les négociations sur la formation du Gouvernement de coalition après deux mois de houleuses discussions. L’accord de Kempinsky Fleuve Congo Hôtel révèle que les deux camps sont tombés d’accord sur la taille du Gouvernement et la répartition des postes.

L’heure est donc aux consultations, au casting pour donner aux Congolais le Gouvernement qu’ils attendent impatiemment. Quels sont les critères qui devront être pris en compte pour désigner ces ministres sur qui toute la nation fonde son espoir ?

C’est tout le nœud du problème. Les analystes politiques lucides s’accordent pour dire qu’à situation exceptionnelle, ministres exceptionnels. Le pays a connu une série de conflits dans les années 1990, dont les conséquences économiques et sociales demeurent néfastes jusqu’à ce jour.

A l’époque du gouvernement issu de la Conférence nationale souveraine (CNS), Mgr Monsengwo avait lancé le vocable « ministres vertébrés » comme pour dire qu’il fallait dans le contexte politique de l’époque des ministres suffisamment aguerris et compétents pour atteindre l’objectif assigné au gouvernement Etienne Tshisekedi. Malheureusement, ce dernier présentera une équipe qui sera soumis aux critiques et donnera lieu à la scission de l’Union sacrée de l’opposition, favorisant ainsi par la suite la fameuse trouvaille de Mgr Monsengwo, « la 3ème voie » qui portera son ami, Léon Kengo wa Dondo, alors patron de l’Union des démocrates indépendants (UDI) à la Primature.

L’UDI, que les Kinois dans leur humour noir ont appelé « Union des détourneurs impénitents », comprenait quelques grandes figures comme Alexis Thambwe Mwamba, le professeur Timothée Katanga Mukumadi, Gilbert Kiakwama Kia Kiziki, Umba di Lutete, des anciens PDG sous Mobutu à la tête pour la plupart d’une fortune insolente.

Plus tard, lors de la publication du gouvernement Matata, Tryphon Kin-Kiey Mulumba, ministre des PTT-NTIC dans ce gouvernement, va lancer le concept « Gouvernement des surdoués » pour mettre en évidence l’expertise avérée des membres de cette équipe. Pour Kin-Kiey, « chacun de ces 29 ministres pouvait être considéré comme un doué, sinon, un surdoué dans son domaine », (Le Soft international n°1166 du 30 avril 2012). Cette technocratie a-t-elle pour autant tiré la RDC du bas-fond ? A chacun d’y répondre.

A l’heure où les consultations pour la formation du gouvernement Ilunkamba vont bon train, les chefs de file respectivement du FCC et de CACH à qui reviennent le dernier mot sur le choix des ministres devrait interroger l’histoire pour éviter les erreurs du passé qui nous font tourner en rond, au point que la pauvreté en RDC, selon une récente étude de la Banque mondiale, est élevée et largement répandue, avec une proportion nationale de personnes vivant dans la pauvreté de 64% en 2012, contre 69,3% en 2005. Situation inadmissible au regard des richesses dont le pays recèle.

La gouvernance en RDC, avait dit Gérard Kamanda wa Kamanda du haut de la tribune de la CNS, est un problème d’hommes et des méthodes. Il est connu généralement qu’en RDC, les ressources humaines ne font pas défaut. Cependant, si le Congolais, chacun dans le domaine de son expertise, brille lorsqu’il travaille à l’extérieur du pays, ce n’est malheureusement pas le cas dans leur propre pays. Il se pose donc un problème de probité morale, d’amour de la patrie et du sens de l’intérêt général. Bref, l’expertise, à elle seule, ne suffit pas. Il faut des hommes qui allient Savoir faire et Savoir être, technocratie et moralité.

Ces genres d’hommes, Joseph Kabila en a cherché pendant tout son mandat à la tête du pays. Il cherchait ne fut-ce que 15 patriotes pour mettre la RDC sur l’orbite du développement. Apparemment, il n’a pas trouvé cette race rare. En sera-t-il le cas pour Félix Tshisekedi ? Seul l’avenir nous le dira.

LVM

Même si rien ne laisse croire à la convocation d’une session extraordinaire de l’Assemblée Nationale, mais des bruits persistants émanant du côté du FCC et de CACH font entendre qu’il est probable que d’ici le 15 août 2019, cela soit effective.

 Les députés nationaux seront peut-être conviés d’ici le 15 août, à prendre part à l’ouverture d’une session extraordinaire avant celle ordinaire qui va nécessairement  intervenir le 15 septembre prochain. A en croire un analyste politique aguerri,  selon les dispositions du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, une session extraordinaire ne peut pas être convoquée le dernier mois des vacances parlementaires. «Si le 15 juillet 2019, l’Assemblée nationale n’est  toujours pas convoquée en session extraordinaire, dépassée cette date, il sera définitivement impossible que les députés nationaux soient conviés à l’hémicycle du Palais du Peuple avant la reprise de la session ordinaire prévue le 15 septembre prochain», affirme-t-il  avec une ferme assurance.

Seulement, au regard de l’évolution des enjeux politiques et de l’urgence nationale de la constitution d’un nouveau gouvernement (impatiemment attendu par le peuple qui commence à se lasser), il est possible que celui-ci soit investi en ce mois d’août. D’où la convocation possible d’une session extraordinaire de l’Assemblée Nationale. Pour ceux qui l’ignorent, la session ordinaire de mars qui s’était clôturée depuis samedi 15 juin dernier, n’avait pas organisé les élections au sein des commissions permanentes, ni mis en place le comité des sages, encore moins procédé à l’investiture des membres du gouvernement Ilunga Ilunkamba. D’ailleurs, la clôture solennelle était intervenue dans un contexte de crise, matérialisé à travers la méfiance et la mésentente dans le chef de certains élus du peuple. La suspension, par l’opposition LAMUKA, de sa participation aux plénières, était également l’un des points noirs. En cela, faudrait-il encore rappeler que le débat sur les ordonnances nommant les dirigeants à la SNCC et à la Gécamines avait suscité un tollé général non seulement au Palais du Peuple, mais aussi dans certaines assemblées provinciales.

 Aujourd’hui, l’urgence voudrait qu’il y ait une mise en place d’un gouvernement afin de permettre à la patrie de Mzee de fonctionner normalement. Les discussions qualifiées de ‘’sempiternelles’’ entre les principaux cadres de la coalition FCC-CACH, se sont finalement révélées concluantes. Il y a plusieurs semaines, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, nouveau Premier ministre, disait attendre la fin de négociations entre les plates-formes FCC et CACH pour former son gouvernement, aujourd’hui, la situation a changé. En gros, l’on sait déjà que le futur gouvernement Ilunga Ilunkamba sera composé de 65 membres dont 42 issus du FCC qui est largement majoritaire à l’Assemblée nationale et au Sénat. Dans ce lot, la plateforme de l’actuel Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, ne jouira que de 23 ministères. Dans cette équipe l’on retrouvera 48 ministres (31 du FCC et 17 de CACH) et 17 vice-ministres (11 pour le FCC et 6 pour CACH). Ce dernier peut compter sur la gestion de quelques ministères régaliens. Dans l’entretemps, les partis politiques composant le FCC d’une part, et les alliés du CACH, sont en train de s’entredéchirer pour le partage des portefeuilles dans le futur gouvernement.

Micha Kisalasala

Tuesday, 06 August 2019 21:16

Lettre pastorale : La banque de l'habitat

En remettant sur la table le projet de la banque de l'Habitat, le Gouverneur de la ville de Kinshasa a touché un point sensible des préoccupations quotidiennes des Kinois. Car trouver un logement décent à un prix raisonnable dans le capitale relève du miracle dans cette mégapole de plus de 12 millions d'habitants.

Mais, ce projet ne pourra réellement voir le jour et répondre aux attentes des populations que si la ville s'attèle à recréer la confiance perdue avec ses administrés, notamment en mettant en place un management moderne animé par des hommes du changement.

En effet, les Kinois gardent de très mauvais souvenirs des gestionnaires de la ville qui s'enrichissaient pendant que ses conditions de vie se dégradaient. C'est dans ce registre qu'il faut déplorer la mauvaise gestion des immondices, des jeunes désoeuvrés, la prostitution infantile, les constructions anarchiques, les érosions, les tracasseries routières… Autant de maux qui montrent clairement que la ville n'était pas gouvernée pendant des décennies.

Maintenant que les nouvelles autorités veulent redresser la barque, ils doivent faire montre d'imagination et d'innovation en évitant au maximum de fonder leurs choix sur le clientélisme et le trafic d'influence, qui favorisent le parachutage de gestionnaires. Une fois au poste, ces " recommandés " n'ont qu'un seul agenda : satisfaire les desiderata de leurs mentors.

La banque exige la confiance. Gentiny Ngobila doit rassurer par ses faits et gestes, et exiger la même discipline à son entourage immédiat car la population est sur ses gardes pour ne plus se laisser berner par les bonnes intentions des acteurs politiques. Si le Gouverneur, dont la collaboration avec les communes est saluée, choisit d'aller par de petites victoires, il pourra aller loin. Mais, s'il tente d'impressionner les populations par des mesures sans lendemain, il sera très rapidement rattrapé par les faits. Ses " illustres " prédécesseurs en savent quelque chose.

MOTA SETI

Tuesday, 06 August 2019 20:49

Lettre pastorale : La banque de l'habitat

En remettant sur la table le projet de la banque de l'Habitat, le Gouverneur de la ville de Kinshasa a touché un point sensible des préoccupations quotidiennes des Kinois. Car trouver un logement décent à un prix raisonnable dans le capitale relève du miracle dans cette mégapole de plus de 12 millions d'habitants.

Mais, ce projet ne pourra réellement voir le jour et répondre aux attentes des populations que si la ville s'attèle à recréer la confiance perdue avec ses administrés, notamment en mettant en place un management moderne animé par des hommes du changement.

En effet, les Kinois gardent de très mauvais souvenirs des gestionnaires de la ville qui s'enrichissaient pendant que ses conditions de vie se dégradaient. C'est dans ce registre qu'il faut déplorer la mauvaise gestion des immondices, des jeunes désoeuvrés, la prostitution infantile, les constructions anarchiques, les érosions, les tracasseries routières… Autant de maux qui montrent clairement que la ville n'était pas gouvernée pendant des décennies.

Maintenant que les nouvelles autorités veulent redresser la barque, ils doivent faire montre d'imagination et d'innovation en évitant au maximum de fonder leurs choix sur le clientélisme et le trafic d'influence, qui favorisent le parachutage de gestionnaires. Une fois au poste, ces " recommandés " n'ont qu'un seul agenda : satisfaire les desiderata de leurs mentors.

La banque exige la confiance. Gentiny Ngobila doit rassurer par ses faits et gestes, et exiger la même discipline à son entourage immédiat car la population est sur ses gardes pour ne plus se laisser berner par les bonnes intentions des acteurs politiques. Si le Gouverneur, dont la collaboration avec les communes est saluée, choisit d'aller par de petites victoires, il pourra aller loin. Mais, s'il tente d'impressionner les populations par des mesures sans lendemain, il sera très rapidement rattrapé par les faits. Ses " illustres " prédécesseurs en savent quelque chose.

MOTA SETI

Les états-majors politiques sont en ébullition depuis l’annonce de la formation imminente du Gouvernement dont 23 portefeuilles ont été réservés spécialement au Cap pour le changement, allié du Front commun pour le Congo et piloté par le duo UDPS-UNC.

Ces deux formations politiques, qui ont porté Félix-Antoine Tshisekedi à la magistrature suprême à la faveur de l’accord de Nairobi, semblent secouées par les impératifs du partage équilibré et équitable du pouvoir, qui veut que non seulement les deux têtes de liste mais encore leurs partenaires respectifs qui les ont accompagnés dans cette campagne difficile puissent se retrouver dans le futur Gouvernement.

LOURD TRIBUT

C’est ici où l’Unc a sorti son artifice pour un partage 50-50 que l’Udps ne veut pas entendre parler brandissant sa longue lutte historique de 37 ans marquée par des arrestations, relégations, emprisonnements, bannissements … Tel est le lourd tribut que le parti de la 11è Rue Limete met sur la balance s’appuyant également sur son ancrage important dans le Congo profond où elle compte des irréductibles combattants. Mais, ces arguments ne suffisent pas pour convaincre l’allié Unc de s’incliner devant ce poids lourd de l’Opposition passé dans le camp de la majorité présidentielle.

A l’Unc ravie de profiter aux dividendes de la lutte, ce ne sont pas tous ces éléments qui sont pris en compte mais plutôt le forcing de dernière minute qui est la conséquence de la décision de son leader Vital Kamerhe, troisième meilleur élu à la présidentielle de 2011 de retirer sa candidature à la présidentielle au profit de son partenaire Félix Tshisekedi. Une démarche fortement ovationnée en novembre 2018 mais dont la solidité est fortement éprouvée.

BOULIMIE

L’équation est rendue d’autant plus difficile avec la boulimie des acteurs politiques congolais de se retrouver tous au Gouvernement. Et pourtant, les postes pour servir la nation sont nombreuses, notamment dans les entreprises, la diplomatie, l’Administration… Or, avec 23 postes, l’Udps ne peut tout avoir, elle doit penser à ses différents alliés de peur de provoquer des mécontentements dans ses rangs comme on l’a vu dernièrement avec la fronde de l’Afdc-A au sein du Front commun pour le Congo à l’occasion de l’élection du président du bureau du Sénat.

Ce vent néfaste continue donc à souffler et risque de faires des dégâts dans la coalition entre l’Udps et l’Unc. Mais logiquement, l’Unc présente dans les gouvernements Badibanga et Tshibala devrait revoir ses ambitions à la baisse pour laisser la place à l’Udps dont les leaders sont restés longtemps en dehors du Gouvernement. De deux, le parti de Vital Kamerhe doit tenir compte des partenaires de Cach pour ne pas briser l’alliance qui les lie.

CONVOITISES

Toute la question est de savoir ce que pensent faire les leaders politiques des postes qu’ils convoitent tant. Car si c’est pour se remplir les poches avec des retro commissions, des voyages, des frais de fonctionnement…, la surprise risque d’être désagréable pour le prochain Gouvernement car le Premier ministre a décidé de remettre à flot la Cour des comptes, l’Observatoire de l’Ethique et de la corruption, l’Inspection des finances… Autant d’outils qui permettront de suivre à la loupe la traçabilité des fonds sortis des caisses publiques.

Le changement promis par les opérateurs politiques du Cach doit commencer à la tête, c’est-à-dire au Gouvernement, gestionnaire des affaires publiques. Le contraire serait distraire, une fois de plus, les populations scandalisées par le comportement sulfureux des acteurs politiques qui s’enrichissent du jour au lendemain pendant que la misère prend des proportions inquiétantes, l’insécurité se conjugue au quotidien au Kivu et en Ituri sans oublier les jeunes bandits appelés « Kuluna » qui sèment la terreur dans les centres urbains.

A l’instar de la coalition FCC-Cach, si l’Udps et l’Unc ne choisissent pas la table des négociations, la sortie du Gouvernement risque de provoquer le crash des alliés de Nairobi.

MOTA SETI

Au train de vie somptueux de la Présidence de la République qui a consommé l’essentiel de son budget annuel en six mois d’exercice, vont s’ajouter dans les jours qui viennent 7 millions de dollars, selon les organisations de la Société civile, pour l’installation des cabinets de 65 membres du Gouvernement Ilunga.

En effet, les nouvelles autorités sont encore loin de nous donner une leçon d’orthodoxie budgétaire à ma mesure de maigres moyens dont dispose le trésor public tant ils se laissent aller sous la pression des dépenses politiciennes pour satisfaire la boulimie des acteurs politiques.

MODELE

Dans ce tango, c’est la plateforme Cap pour le changement qui est entrainé dans les pas de danse du Front commun pour le Congo dont la gestion n’est pas un modèle à suivre à voir le niveau du budget (4,5 milliards de dollars) laissé par le Gouvernement en cours. Un tel budget pour un mini-continent comme la RDC avec des défis immenses, un personnel courageux et débrouillard et des ressources naturelles qui font courir les multinationales occidentales, on comprend que les populations ne digèrent que difficilement de dépenser 7 millions de dollars juste pour installer la nouvelle équipe.

Ce montant est celui identifié pour sortir des caisses du trésor public mais officieusement chaque entreprise publique du ressort du ministre (Energie, Transport, Mines…) devra installer à sa manière le nouveau ministre. Dans certaines entreprises publiques, ce montant est déjà arrêté et consacré. Pas moins de 100.000 dollars pour installer l’heureux élu (voiture de luxe, logement…). De leur côté, les opérateurs économiques libanais, pakistanais, indiens au fait des pratiques congolaises et en quête de parapluie ne se laissent pas prier pour s’aligner, chacun avec son enveloppe, pour accueillir et souhaiter la bienvenue au nouveau ministre.

CHAPEAUX DE ROUE

Ainsi, en moins d’un mois, le nouveau mandataire inaugurera sur des chapeaux de roue sa nouvelle campagne à la tête des institutions publiques. Dans les projets qui généralement sont éloignés du slogan « Le peuple d’abord », c’est une villa à Macampagne, une tournée afro-européenne, de nouvelles maîtresses, des flats et autres parcs automobiles regarnis. A cela, il faut ajouter une garde rapprochée d’une dizaine de gardes au cabinet et à la résidence qui vous rende les honneurs à chacun de vos mouvements. Tels sont les bienfaits du pouvoir pour les 65 ministres qui ne rêvent plus que de passer devant le Parlement pour occuper dans un bref délai leurs nouveaux cabinets.

D’aucuns avaient cru que la logique des Gouvernements éléphantesques était révolue mais voici que la coalition FCC-Cach ont décidé de privilégié leurs intérêts par rapport à ceux du peuple d’abord. Un plat amer qu’ils vont servir la population dont le rêve est courcuité par les ambitions inassouvies d’une classe politique qui a fait des institutions publiques sa vache à lait, une véritable machine à sou.

MAMELLES

La culture de la cueillette est ici mieux traduite par les opérateurs politiques aguichés aux mamelles des institutions publiques.  A lire la scène congolaise, les alliances politiques contre nature, on a la nette impression que le peuple est passé à côté du changement réclamé par des marches et des sit-in. La classe politique toutes tendances confondues s’est montré plus maligne et a réussi à tourner les opérations électorales en sa faveur sous l’œil médusé des représentants de l’Eglise catholique et de la communauté internationale, placés devant le fait accompli.

Ce qui explique que de nombreux compatriotes déchantent déjà car la même équipe qui a longtemps été à la base des contreperformances de la république s’attèlent à revenir au Gouvernement pour perpétuer les mêmes pratiques (corruption, trafic d’influence, coulage des recettes…).

Quand le personnel de la Présidence de la République est épinglé dans les antivaleurs (retrocommissions, voyages ciblés (Katanga), des marchés de gré à gré…), la crainte est que le déboulonnage annoncé s’arrête en si bon chemin.

INCIVISME

Préoccupé par cet état de choses, le Chef de l’Etat a dernièrement convoqué les membres de son cabinet pour les mettre en garde contre toutes les pratiques inciviques dont on leur reproche. Une preuve que tout ne baigne pas dans l’huile au sommet de l’Etat à quelques heures de la sortie du Gouvernement. Le dispositif mis en place prend de la rouille qui le rend corrosif et dans l’incapacité de porter le changement attendu.

A cette allure, Cach risque de quitter le ring en 2023 avant d’atteindre le dernier round face à un adversaire-allié qui maîtrise mieux les arcannes du pouvoir.

Certes, il est facile de donner l’impulsion mais la lourdeur administrative et les racines culturelles constituent des pesanteurs qu’on ne peut « déboulonner » du jour au lendemain. La Banque mondiale en sait quelque chose avec les réformes engagées dans l’administration publique dont les résultats tombent à compte goutte.

MOTA SETI

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