Kinshasa - RD Congo 22/10/2020:

Comme dans la légende d’Icare, le patron de l’AFDC–A a cru que pouvoir lui était accordé de toiser le soleil. Il s’est alors lancé dans une envolée contestataire et pleine de défiance. Il était sûr de son étoile. Mais après la grande confrontation pour la présidence du Sénat, la cire de l’illusion qui le nourrissait a irrémédiablement fondu. Soumettant le personnage à une chute libre sans précédent.

Bahati réalise aujourd’hui qu’il a tout perdu. La présidence du Sénat, le poste obtenu au niveau de l’Assemblée nationale et pire, toute place au Gouvernement.

Au lieu de se faire à cette dure réalité et d’en profiter pour méditer sur sa grosse bourde, le personnage s’est lancé dans un baroud aussi triste que pathétique.

Après avoir reçu mandat de ses affidés d’ouvrir des négociations directes avec le Chef de l’Etat ainsi que les deux présidents de chambres, le voici qui se lance dans une autre monstruosité.

Non sens

Il exige, sans la moindre gêne, que lui reviennent les 4 ministères lui dévolus dans le cadre des négociations de coulisse. Il réclame clairement une Vice-primature, un ministère d’Etat, un ministère et un Vice-ministère.

Bahati est vraiment tombé sur sa tête. Par quelle magie ces maroquins peuvent encore lui revenir ?

Au terme de l’accord de Gouvernement conclu entre le FCC et CACH, les détenteurs des portefeuilles ministériels ne sont que ces deux familles. Il faut être aligné au sein de l’une d’elles pour espérer participer au partage.

L’ex-ministre du Plan, qui connait, mieux que quiconque, le principe, vient de perdre toute raison et se comporte désormais comme un enfant qui se sent complètement perdu dans l’immense forêt de l’aventure politique congolaise. Il écrit à Sylvestre Ilunga Ilunkamba pour lui demander à veiller au respect de son quota. Mais le Premier ministre ne connait que deux familles politiques. La démarche de Bahati impose de considérer l’AFDC-A comme une troisième composante sur la scène politique nationale.

Ce qui est une impossibilité matérielle absolue.

Turpitudes

Au sein du FCC, dont il s’est fait exclure avec désinvolture, Bahati pouvait, certes, être privé de la présidence du Sénat, mais il possédait de droit un quota de rêve au sein du futur Gouvernement. Mais pour avoir voulu prendre le bras en plus de la main qu’on lui tendait, le voici privé de tout.

Qu’il le veuille ou pas, l’accepte ou non, il est contraint d’aller goûter les affres du chômage politique. 5 ans durant.

Il est clair, que privé de toute source de revenus, il ne saura pas résister sur la scène politique. Toute sa cour, qui gravite autour de lui pour les prébendes, va l’abandonner. Et c’est dans une solitude absolue qu’il se retrouvera en 2023, devenu l’ombre de lui-même. 

MAGG

Dans le foyer, chacun a ses responsabilités. L’exercice correct des responsabilités de chacun produit le bonheur et l’harmonie dans le foyer. Le foyer entretient aussi des relations avec des tiers et la qualité de ces relations influe aussi sur la vie du foyer.

On peut mentionner les relations suivantes dans un foyer :

Relations entre époux et épouse.  C’est une relation de partage sans limites de leur être tout entier : corps, âme et esprit. Ces relations devraient au maximum exclure la participation de toute autre personne, en particulier dans les relations physiques intimes. Dans ces relations, chacun doit se sentir responsable de l’autre et le protéger ; les conjoints ne doivent pas se priver l’un et l’autre, et éviter toute possibilité de divorce.

Relations entre parents et enfants. Les enfants étant un don de Dieu, les parents doivent les élever, les éduquer et les instruire. C’est une responsabilité non négociable pour les parents, et c’est un privilège.

Les parents doivent être un bon exemple pour les enfants, ne doivent pas les irriter (Ephésiens 6 : 4), les  corriger et les instruire selon le Seigneur (Proverbes 22 : 6), les discipliner dans l’amour (Proverbes 13 : 24 ; 19 : 18), les nourrir et prendre soin d’eux, les traiter avec équité et justice.

Les enfants ont le devoir d’honorer les parents (Exode 20 : 12), de les obéir (Colossiens 3 : 20), les aider et les assister (1Timothée5 : 4).

Relations entre le couple et les belles familles. Il y a lieu de conserver la bonne entente avec ses belles familles, entretenir un bon climat de paix avec elles, participer dans les grands événements, les aider à résoudre leurs problèmes dans la mesure du possible, prier pour elles et travailler à leur conversion, les traiter avec équité et justice.

Relations entre le couple et les amis, voisins,… Il faut savoir bien gérer ces rapports entre le foyer et les amis et voisins parce que souvent il en résulte des conflits des époux qui naissent à partir de ces relations. Il y a des amis et voisins problématiques, capables d’envenimer le climat conjugal.

Dans la gestion de ces relations, les époux doivent bien jouer leur rôle respectif, chacun avec ses responsabilités. Dieu a institué un ordre divin des responsabilités au sein du couple. Il a désigné le mari comme chef au sein de la relation (Ephésiens 5 : 23) ; et la femme comme aide au sein de la relation (Genèse 2 : 18). Dieu a fait l’homme et la femme comme des êtres interdépendants. (1Corinthiens 11 : 11) ; il les a conçus égaux quant à leur valeur (Galates 3 : 28) pour accomplir son plan en répendant de sa puissance (Jean 15 : 5b).

Responsabilités du mari

Deux responsabilités incombent au  mari : aimer et diriger

Aimer (Ephésiens 5 : 25), c’est rechercher ce que Dieu a de meilleur pour sa femme. L’amour est fondé sur un acte de volonté, et non sur des sentiments fluctuants, il s’exprime en paroles et en actes, il implique le renoncement à soi et un mode d’action basé sur le sacrifice.

Aimer a pour but d’édifier et d’enrichir sa femme (Ephésiens 5 : 28-30). Cela implique pour qu’il prenne soin de sa femme en l’encourageant pour lui permettre de croitre et développer ses dons et ses capacités.

Aimer implique aussi de découvrir ses dons et ses capacités, ses rêves et ses intérêts.

Aimer sa femme, c’est la chérir en réagissant envers elle comme si on l’avait reçue de Dieu comme un cadeau de valeur et en l’honorant (1Pierre 3 : 7).

La femme se sent aimée quan son mari communique avec elle, quand la relation est empreinte de romantisme, quand son mari prie avec elle et donne un exemple pieux.

Diriger comme un serviteur

Assumer la direction au sein du mariage est une question d’ordre divin, et non de capacités supérieures (1Corinthiens 11 : 3). C’est calquer sur l’exemple du Christ, et non sur celui de la société.

Cela implique de pourvoir aux besoins matériels de la famille (1Timothée 5 : 8). Ainsi, le mari doit s’investir personnellement ou affiner ses capacités de gestionnaire, doit être prêt à faire des sacrifices pour permettre à sa femme une certaine souplesse dans sa façon de satisfaire aux besoins du foyer.

Assumer la direction implique de prendre l’initiative de satisfaire d’autres besoins de sa famille en réglant des questions de divergence, en participant activement à l’éducation des enfants et en entretenant des rapports avec eux.

Négliger les responsabilités qui vous incombent comme mari d’aimer votre femme, de la diriger et de prendre soin d’elle, ou abuser de ces responsabilités, est une chose que Dieu prend au sérieux. (Malachie 2 : 14-15)

Responsabilités de la femme dans le couple

Trois responsabilités : aimer, soutenir et respecter son mari

Aimer, c’est adopter une attitude d’acceptation inconditionnelle, c’est accepter ses pensées et ses sentiments.

Aimer, c’est agir en étant prêt au sacrifice, en accordant toute l’attention à son mari qui constitue une priorité majeure, en étant disponible pour son mari en termes de temps et d’énergie, et en ayant une écoute active.

Aimer, c’est répondre physiquement (Cantique des cantiques 7 : 7-12).

Il est très important pour le mari d’avoir une vie sexuelle riche. Ainsi, la femme doit économiser son temps et son énergie pour satisfaire le besoin de son mari dans ce domaine. Soutenir son mari (Proverbes 31 : 10-12). Ce support doit être focalisé sur le fait de la complémentarité qui exclut l’esprit de la compétition avec le mari. Ce support s’appelle soumission dans les Ecritures (Ephésiens 5 : 22-23).

Cette soumission ne signifie pas : être inférieure, perdre son identité et devenir une personne effacée, une obéissance aveugle, se sentir exploitée, permettre à votre mari de violer la loi ou d’être abusif.

Cette soumission signifie seulement : réagir envers son mari en mettant en avant le plan de Dieu pour le mariage, encourager son mari à guider en montrant sa ferme volonté de suivre son leadership, réagir au leadership de son mari en supportant ses initiatives, honorer la Parole de Dieu. (Tite 2 : 5), l’encourager dans son travail, le supporter en face des autres (Proverbes 12 : 4).

Respecter son mari (Ephésiens 5 : 33). Ceci signifie aider son mari à se sentir comme un homme accompli. Cela implique le fait de le comprendre, de l’apprécier et de l’aimer : comprendre et apprécier ses responsabilités ainsi que les pressions qui s’exercent sur lui, ses besoins uniques et ses différences en tant qu’homme.

«  La sagesse d’une femme assure la solidité d’un foyer, mais sa sottise le détruit » (Proverbes 14 : 1).

Ben

Bien qu’impliqué dans l’exploitation minière à l’Est de la RDC, le Rwanda menacé par la maladie à virus Ebola a mis à l’avant-plan ses intérêts économiques liés essentiellement au tourisme florissant pour fermer ses frontières avec le Congo.

Sa décision aura un impact significatif sur la démarche à prendre par rapport à la lutte contre cette pandémie qui persiste dans cette partie du continent voici déjà un an.

Contrairement aux provinces de l’Equateur ou du Bandundu où le virus a fait des dégâts considérables, à l’Est de la RDC, la riposte est prise au piège des territoires occupés par des groupes rebelles qui y exploitent des gisements miniers, de la réticence des populations manipulées par des acteurs politiques, des contradictions entre les leaders du secteur de la santé commis à cette opération.

DYNAMIQUE

Le moins que l’on puisse dire est que Kigali sonné par un quatrième cas d’Ebola décelé à Goma, a pris le taureau par les cornes, sûrement pour éviter de casser la dynamique de son économie qui repose entre autre sur le tourisme. N’empêche, les investisseurs et les touristes informés de cette décision ne prendront pas de risques au-delà de la capacité des Gouvernements de la région à contenir ce fléau. Or à ce niveau, la démarche est compliquée car les groupes armés n’autorisent ni la tenue des foyers de lutte ni l’accès aux territoires où ils règnent en maîtres.

Une chose est certaine. Les pays de la région, après avoir entretenu un flou artistique autour des exploitations minières en utilisant les groupes armés et en empêchant à la grande machine de la Monusco (Plus de 15 mille hommes de guerre) d’opérer sont désormais face à l’inattendu avec l’intervention de Ebola.

Ils ont le choix entre poursuivre leur soutien nuisible aux groupes armés, et voir les populations et les investisseurs disparaitre ou arrêter d’influencer négativement les mouvements rebelles pour sauver la vie de leurs citoyens.

INDIFFERENCE

En effet, en deux décennies, plus de 10 millions de personnes sont tombés sous les balles, par la pauvreté, des déplacements massifs sans que cette situation préoccupante n’émeuve outre mesure les Gouvernements de la région épinglés à plusieurs reprises par les rapports des Nations unies sans que des dispositions pratiques ne soient prises.

Comment peut-on comprendre qu’une centaine de groupes armés entretiennent leurs activités dans une région contrôlée par des gouvernements forts comme le Burundi, le Rwanda, la RDC et l’Ouganda.

En effet, la plupart de ces gouvernements entretiennent des relations privilégiées avec les Etats-Unis et la Grande Bretagne, militairement bien outillés pour faire face avec des moyens sophistiqués contre les groupes armés.

Où sont les drones, les rangers et autres exploits qui semblent absents du terrain des opérations à l’Est. A la place, ce sont des groupes d’autodéfense (MaïMaï) fortement impliqués dans la corruption car facilement malléables qui s’interposent sur le terrain pendant que les campagnes militaires sous leurs diverses dénominations, en dehors du Katanga, n’arrivent jamais à atteindre leurs objectifs. Les groupes rebelles réduits restent actifs et tuent au quotidien.

Malheureusement, c’est à la barbe de grandes puissances que la région des Grands lacs est devenue un foyer de groupes armés et des terroristes qui travaillent en faveur des intérêts manifestes des multinationales occidentales bien identifiées par les grandes puissances économiques. Les multinationales ne descendent pas dans les territoires occupés mais récupèrent le fruit des exploitations grâce à leurs relais des grands lacs, principalement les apparatchiks de différents Gouvernements réputés intouchables, qui passent par les capitales de la région pour acheminer en toute liberté leurs produits vers les villes industrielles européennes.

PARI

Ebola mettra-t-il fin à ce commerce de la mort bâti sur le sang des millions de compatriotes sous l’œil hagard des autorités locales et nationales ? Une chose est vraie. Le Rwanda s’est mis sur le mode « Ebola » autant que les Etats-Unis, l’Union européenne, la Banque mondiale qui ont mis la main dans la gibecière pour libérer, en moins d’une semaine, 360 millions de dollars américains. Une démonstration que la situation est au rouge pendant que la racine du problème à l’Est reste intacte, car aussi longtemps que les groupes rebelles continueront à faire la loi, aucune solution durable ne sera trouvée malgré les assurances du docteur Muyembe nommé Coordonnateur de la riposte par le Chef de l’Etat.

A l’Est, la question dépasse le financement et les médicaments, elle touche la cause-même de la disparition des millions de concitoyens dont le sang continue à crier fort devant le trône de l’Eternel pendant que les multinationales arment les groupes rebelles, les apparatchiks parrainent les gisements miniers artisanaux. Et l’affaire est réglée. Mais, cette fois-ci, l’équation dépasse tout entendement car le mariage entre Ebola et groupes armés est impossible.

Les Gouvernements passifs face au drame de l’Est doivent enfin sortir du bois pour mettre fin à la confusion dont se nourrissent les multinationales occidentales friandes de matières premières pour leurs industries de nouvelles technologies (coltan, cobalt…). Il y a des décisions à prendre.

MOTA SETI

Thursday, 01 August 2019 21:43

Lettre pastorale : Ebola au cœur de débats

La maladie à virus Ebola ne donne plus de sommeil aux partenaires de la RDC qui prennent la dimension du mal dont souffrent les populations congolaises.

Comme dans la précipitation, les autorités rwandaises ont décidé, sans prévenir leurs homologues congolais, de fermer la frontière qui sépare le Rwanda à la RDC, avant de la rouvrir quelques heures après. La tension créée par cette nouvelle faisant suite à quatre cas de personnes souffrant de cette maladie détectés à Goma est la preuve que le mal doit être traité en profondeur pour arrêter l'hémorragie actuelle avec son extension dangereuse dans le temps et l'espace.

Contrairement aux neufs dernières épidémies, la dixième semble échapper au contrôle du personnel affecté pour détecter et soigner les malades. La présence des groupes armés, la politisation de l'espace en marge des élections et les réticences des communautés sont pour beaucoup dans la persistance de la maladie. Le problème ne se résume pas qu'au financement ou au changement de leadership mais il est plus profond qu'on ne le pense. Car aussi longtemps que les groupes rebelles s'attaqueront aux centres de traitement, que les communautés n'intégreront pas la nécessité de coopérer avec le personnel soignant, la maladie continuera à sévir dans cette partie sensible du continent.

D'où, l'appel lancé aux Etats des Grands lacs qui entretiennent des groupes armés au nom des intérêts égoïstes de leurs apparatchiks et des multinationales occidentales de changer de fusil d'épaule pour éviter que des milliers de personnes ne tombent sous le coup de la maladie ou que les investisseurs désertent les villes de la région, comme le Rwanda le pressent déjà. Les Etats ont le choix entre les minerais du sang et la santé de leurs populations.

MOTA SETI

Qui marche encore avec l’homme du 24 janvier 2019 ? Des échos en provenance de son cabinet indiquent que le Chef de l’Etat  serait en froid pratiquement avec le gros de son collège.

A la faveur de sa dernière tournée d’évaluation sur les travaux d’urgences, il a découvert des cadavres dans les placards de ses collaborateurs. Personne n’a su résister à la tentation de toucher des pots–de–vin ou d’exiger des rétro commissions.  

En dépit de la rhétorique officielle, le désastre s’est révélé énorme. Et voilà que depuis un certain moment, des imputations graves sur le Conseiller principal de Fatshi en matière de numérisation ont circulé sur la toile, l’impliquant dans des dossiers compromettants.

Le drame

Le malheur du Président de la République réside justement dans le fait que nul ne saurait se porter garant de la nature humaine. Même une lutte de 37 ans n’a pas le mérite de transformer un loup naturel en agneau.

Félix le constate à ses dépens. Il a complètement le vertige de voir que ceux qui ont échafaudé les meilleurs plans de gouvernance qui soient dans les moments âpres de la lutte, soient les premiers à jeter à la poubelle toutes les valeurs éthiques.

C’est le cas de rappeler l’intervention de Kabila dans un média international, qui se plaignait de n’avoir pas réussi à transformer l’homme congolais en autant d’années de règne.

La déclaration fut assimilée à une odieuse injure contre le peuple congolais. Les opposants en firent leurs choux gras. Mais aujourd’hui, à l’exercice, le locataire du Palais de la Nation doit se rendre compte combien le constat de son prédécesseur était pertinent.

Dans le jeu subtil qui s’est installé à la présidence, Félix est l’ordonnateur des décaissements, au niveau de son cabinet. Il n’a jamais touché et ne connait même pas la couleur des billets sortis du trésor public.

Mais au cours du processus, il se trouve des intervenants obligataires auxquels nuls ne saurait échapper.

Le jeu est très subtil, dans la mesure où la corruption bénéficie de la partition active des corrupteurs. On ne sait trop pourquoi, ceux - ci fonctionnent tous sur la base des vieux réflexes installés au pays. On dirait qu’il ya un besoin naturel de corruption pour se sentir à l’abri. La procédure semble ainsi répondre à un rituel que personne en prend le courage de briser.

Haut risque

Décidemment, Félix entre dans une zone à haut risque. Un analyste averti de la scène politique n’a pas hésité à décréter que son temps de grâce à la tête du pays a pris fin.

C’est désormais à l’aune des résultats concrets qu’on va le juger et non sur la base de simples promesses.

MAGG

La Bible, le plus ancien livre qui ait existé, et qui persiste de par son contenu historique, reste le livre le plus attaqué de l’histoire. Ses ennemis ont mobilisé autant d’argent, autant d’énergie et de temps pour la détruire avec des spéculations sans fondement, mais n’ont pas pu, parce qu’il n’est pas facile d’y parvenir, d’autant plus que la théologie et la philosophie de la Bible sont soudées à la fiabilité de son récit historique.

Pendant que les radicaux et les athéistes s’époumonent à réunir les éléments d’attaques, l’apologiste chrétien se base sur un étalon de mesure appelé “Canon” pour défendre la Bible.

Le Canon présente beaucoup d’éléments qui confirment tous les récits contenus dans la Bible. Les découvertes archéologiques et historiques contenant des milliers de manuscrits et autres références prouvent à suffisance que la Bible reste le plus prestigieux livre que l’histoire n’ait jamais connu.

Elle-même se défend quand elle dit qu’elle “est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice” (2 Tim 3 : 16). Ainsi, elle déclare n’être pas une collection d’aperçu provenant de la sagesse humaine mais elle a été inspirée par le Saint-Esprit qui a utilisé les hommes avec leur intelligence et leur sagesse pour rapporter fidèlement et exactement ce que Dieu voulait voir être écrit.

La Bible ne dit elle-même pas que “ aucune prophétie de l’Ecriture ne peut faire l’objet d’interprétation particulière,….c’est poussé par le Saint Esprit que les homes ont parlé de la part de Dieu” ? (2Pierre 1 : 20-21)

Quand on considère les déclarations telles que “Ainsi parle l’Eternel”, “Oracle de l’Eternel”, “ Le Seigneur me dit”, “La parole du Seigneur me fut adressée en ces mots”… (déclarations utilisées par les auteurs des livres contenus dans la Bible), on est en droit de dire que ces déclarations rejettent toutes prétentions émises sur les erreurs que contiendrait la Bible. Aussi, l’inspiration divine garantit que ces récits sont totalement exacts et fiables; et que ce livre contient totalement les instructions de Dieu, c’est-à-dire sa volonté.

Aussi, ce que les gens malintentionnés appellent erreurs ne sont que des attitudes et fautes commises par des infidèles dans l’histoire. Dans sa transmission, les scribes ont veillé à reproduire soigneusement les textes originaux afin d’en conserver l’originalité.

Même l’évolution des langues anciennes ayant servi à rapporter les oracles n’a nullement altéré le message original. Au contraire, les érudits ont systématiquement usé des copies disponibles pour rendre les textes plus compréhensifs avec les textes de l’Ancien Testament qui ne contenaient ni voyelles, ni mots de séparation. Ces érudits étaient très familiers à ces textes et suivaient des règles rigoureuses pour faire la propreté des textes divins.

Devant les attaques sur l’exactitude, l’intégrité du Canon qui constitue l’étalon de mesure dans le choix des livres devant contenir la Bible, nous disons que le fait que le Seigneur Jésus et les apôtres aient honoré le Canon démontre que les pères juifs étaient spirituellement compétents pour reconnaitre les livres à sélectionner.

C’est la nature canonique qui apporte la reconnaissance des livres et non l’inverse. Dieu avait inspiré dans la rétention des livres à  transcrire parce que beaucoup ont été soit détruits, soit écartés de la sélection. Et celle-ci n’a jamais été faite ni au hasard ni arbitrairement, mais c’est en utilisant les stricts critères qu’on pouvait reconnaitre lesquels des livres étaient divins, c’est-à-dire inspirés de Dieu; et par conséquent devaient être retenus dans le Canon. Donc, la Bible a bel et bien échappé à toute sorte d’infiltration.

QUID DES LIVRES APOCRYPHES!

Ils ne font pas partie du Canon et n’y ont jamais fait partie. D’où, ils ne pouvaient même pas être “exclus” tel que le prétendent certains. C’est plutôt l’Eglise catholique romaine qui avait ajouté ces livres au Canon lors du Concile de Trente.

A l’origine, c’étaient des textes d’études similaires aux articles ajoutés à la fin des bibles d’études comme l’ont  fait Scofield, Tompson, Semeur, Bible de Dake, Mac’Arthur… qui n’ont pas à confondre avec le contenu de la Bible.

Les catholiques n’ont jamais pu approuver la doctrine de ces livres qui les ont beaucoup influencés; et de ce fait, ils ont cherché à les ajouter afin d’attester et de justifier leurs doctrines erronées. Ces livres considérés comme porteurs de levain, contiennent beaucoup d’erreurs historiques, chronologiques et doctrinales qui ne permettaient nullement qu’ils fassent partie intégrante du Canon.

En dépit de toute tentative des catholiques à les insérer en 1545, les réformateurs les ont ignorés parce que très jaloux de la doctrine de « seule l’Ecriture », qui veut que toute chose soit testée à la lumière de la Bible seule.

Le Canon de Dieu est pur, dépourvu d’erreurs et préservé pour notre instruction et édification.

INHERENCE  DE  LA  BIBLE

Comme mentionné plus loin sur la fiabilité des Ecritures qui sont inspirées par le Saint-Esprit, la Bible reste la parole de Dieu, elle est inhérente, c’est-à-dire ne contenant ni erreurs ni fautes, étant donné que les auteurs sacrés ont été guidés par le Saint-Esprit pour transmettre avec fidélité et perfection les oracles de Dieu. Elle contient le message exact que Dieu voulait pour les hommes, ce qui rend infaillible.

Dieu ne pouvait pas se rendre peu fiable en voulant transmettre des erreurs afin de proclamer sa volonté qui est vraie; sa véracité serait mise en jeu.

Au-delà du témoignage de la Bible à son inhérence propre, le Seigneur atteste l’Ecriture comme seule source de toute vraie connaissance spirituelle. Près de 3.800 fois les livres de la Bible proclament transmettre les paroles de Dieu, et aussi personne ne peut ajouter à cela d’autres déclarations.

Dans Deutéronome 4 : 2 ; 6 : 1-2, 6-9, Moïse dit : “ Vous n’ajouterez rien à ce que je vous prescris; et vous n’en retrancherez rien. Mais vous observerez les commandements de l’Eternel votre Dieu tel que je les prescris”.

Jésus-Christ confirme la totalité de l’Ecriture déclare dans Matthieu 5 : 18 que “pas un seul iota ou un seul trait de la lettre de la loi ne disparaitra sans que tout soit accompli”. Aussi, il dit dans Jean 10:35 que ”l’Ecriture ne peut pas être anéantie”. C’est pour dire que l’inspiration concernait même les petits iota et traits qui étaient guidés par Dieu.

Les apôtres témoignent aussi de la perfection des Ecritures. Paul dit dans Romains 7 : 12 que “…le commandement est saint, juste et bon”. Jacques déclare que l’Ecriture ne parle pas en vain (Jacques 4 : 5).

Comme Moïse dans Deutéronome, Jean conclut dans Apocalypse 22 :18-19 que “ Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre”. 

Aussi, l’Ecriture elle-même ne fait allusion nulle part qu’il y aura erreur dans tel endroit.  

Ben

Finie l'illusion de la trêve qu'avait envisagé Katumbi avec le nouveau locataire du Palais de la Nation. Pris à revers par la formalisation officielle de la coalition Fcc-Cach, tout Lamuka a levé l'option d'en découdre avec cette dernière.

L'exaspération est à ce point perceptible que Katumbi s'est battu pour inscrire dans le communiqué officiel le cas Salomon Idi qui devient désormais un casus belli.

Il apparait évident que jusqu'avant la déclaration de la coalition au pouvoir, Lamuka était dans le vent et sans position. C'est ce qui explique le renvoi de la clôture des travaux à aujourd'hui mardi.

Sombre

En 16 points, les uns aussi incisifs que les autres, les coalisés de Genève dressent le tableau le plus sombre qui soit du pays. Exit le Félix du renouveau et aux actions encourageantes que défendait, dès son retour au pays, Moïse Katumbi.

La plateforme de Genève reprend son combat pour la vérité des urnes, dénonce le hold-up électoral orchestré par la Ceni le 30 décembre 2018. Pour le reste, " le présidium de Lamuka constate que la situation générale du pays ne fait que s'empirer sur le plan politique, économique et social". Le même présidium "relève la persistance de la corruption, la détérioration des conditions de vie de la population, l'augmentation des inégalités sociales, le musèlement de la presse…"

En un mot comme en cent, la position de Lamuka constitue une contre réaction au lancement de la coalition Fcc - Cach.

Comme au pays ainsi qu'à travers plusieurs officines internationales, beaucoup sont ceux qui invoquaient nuit et jour la fin de ladite coalition. Les premiers couacs survenus dans la désignation du Premier ministre ainsi que dans la formation du Gouvernement par la suite, ont poussé des multitudes à sabler le champagne.

Mais le rêve de rupture entre Tshisekedi et Kabila a vécu hier. Laissant sur le carreau une multitude d'aigris et d'esprits vindicatifs.

Eh oui, Lamuka a signé son acte de vengeance contre la coalition au pouvoir qui, on ne sait trop pourquoi, dérange énormément.

Désespoir

Les vrais analystes se souviennent comment, en désespoir de cause, Katumbi a tenté un inquiétant exercice de sanctification de Félix et inversement, celui d'une diabolisation sans précédent de Kabila, à l'instar de plusieurs acteurs de l'ombre sur le plan international. Il s'est évertué à faire croire que le mal du pays était Kabila, avec qui Félix devait impérativement se séparer. Et de manière globale, au niveau de Lamuka, cette tendance est devenue générale.

On comprend donc que les croisés de Lubumbashi rêvaient secrètement de la rupture entre les deux principaux et exclusifs acteurs de la première alternance au Congo.

Tshisekedi fils aura commis le crime de croire en Kabila plutôt que dans Lamuka et ses marchés d'illusions.

Homme politique rôdé par le plus emblématique des politiciens congolais, feu Etienne Tshisekedi, Félix doit savoir, mieux que quiconque où se trouve l'intérêt du peuple entre Lamuka et le Fcc.

Son choix ne saurait absolument pas mentir. Rendez-vous à la fin de l'actuel quinquennat.

MAGG MIKOMBE

Il a subi les plus fortes pressions de l’histoire qu’ait eu à subir un Chef d’Etat en fonction. Presque tout le monde a voulu le voir donner un énorme coup de pied dans le projet de coalition Fcc-Cach. Au niveau du parti, des coups de boutoir sans précédent ont tenté de lui faire lâcher prise.

Même la première puissance de la planète s’est essayée à cet étrange baratin. On a vu des officiels américains aller jusqu’à proposer carrément une table rase avec l’ordre ancien.

Face au profond enlisement des discussions autour de la désignation du Premier ministre d’abord, ensuite la formation du Gouvernement, les partisans de la rupture se préparaient à la fête.

Pavé

Mais depuis le lundi 29 juillet, le suspense a pris fin quant à la suite réservée à la coalition Fcc-Cach. Cette dernière a connu son lancement le plus officiel. Félix Tshisekedi a décidé de travailler main dans la main avec Kabila.

Sans doute après analyse profonde et sans complaisance de tous les paramètres à sa disposition, il a trouvé qu’il fallait faire confiance en l’homme qui a rendu l’alternance possible au Congo, mieux que dans tous les autres vendeurs de vent qui l’ont courtisé avec une assiduité inquiétante.

Nul ne doit oublier que Tshisekedi fils a subi le meilleur coaching politique de l’histoire. Pour avoir été sous la férule de feu Etienne Tshisekedi, il détient un savoir politique largement au-dessus de la moyenne. A ce titre, il connait, mieux que quiconque, de quel côté se trouve l’intérêt général du pays.

Américains et plusieurs acteurs locaux du Congo peuvent avoir leurs propres positions sur la configuration de la scène politique nationale, mais personne ne saurait se substituer au Chef de l’Etat.

Entre les fantaisies des différents acteurs intervenant dans la politique intérieure du pays et les réelles contraintes intérieures, le choix est clair et ne prête nullement à confusion.

Étonnant

Pour le reste, il est inquiétant de constater combien la coalition Fcc-Cach dérange au pays et à l’extérieur. Une vaste conspiration s’est ainsi bâtie contre la formalisation de cette coalition.

Le lundi dernier, le ciel est littéralement tombé sur la tête des conspirateurs. La coalition prend son bon départ et se lance pour tout le quinquennat en cours.

Peu importe ce que certains vont penser de la courageuse décision de Fatshi, les décisions d’un homme d’Etat sont rarement cernables sur le coup. C’est souvent au bout du processus que l’on est en mesure d’évaluer ses choix.

MAGG MIKOMBE

Les dés sont jetés. Cach s’est uni officiellement au FCC pendant que les leaders de Lamuka se sont finalement rangés dans l’opposition républicaine et constructive en prévision de l’alternance en 2023.

Pour cela, les deux camps sont déterminés à mettre en branle leurs machines politiques pour réaliser les réformes indispensables pour convaincre la population dans l’attente de la matérialisation des promesses électorales faites par les acteurs politiques de gauche et de droite.

Le moins que l’on puisse dire est que la bataille est bien relancée avec des coalitions déterminées à en découdre sur un espace politique mouvant où les acteurs ont difficile à se positionner par rapport à une idéologie bien fixe.

On en est encore à la course aux postes qui veut que les uns et les autres retournent aussi facilement casaque par rapport à leurs alliances pour profiter de la rente des institutions publiques. On l’a compris le week-end passé que le fait d’être un simple Sénateur ne suffit pas, encore qu’il faut se placer au bon endroit où l’on peut gérer non seulement les enjeux politiques mais encore les importantes ressources financières des institutions publiques.

C’est ainsi que pour les leaders congolais si l’on n’est pas au bureau de l’Assemblée nationale, on doit être récompensé d’un poste au Sénat ou au Gouvernement : un partage équitable et équilibré qui rappelle étrangement la géopolitique de l’époque Mobutu. Chaque province, chaque parti politique, chaque plateforme doit se retrouver dans le partage du gâteau.

Mais, après les péripéties de dernières crises au sein du FCC avec la fronde Bahati et les départs de Freddy Matungulu et Mbusa Nyamwisi de Lamuka, les rangs sont, une fois de plus, resserrés pour un combat de type nouveau au grand dam des populations.

MOTA SETI

Les leaders du FCC peuvent enfin souffler après l'installation du bureau définitif du Sénat. Le suspense aura duré près de deux mois sur fond d'une querelle byzantine qui a lézardé l'unité tant vantée de la plus grande plateforme politique de la RDC.

Certes, Alexis Thambwe Mwamba a remporté une nette victoire face à son challenger mais sa bataille pour le perchoir a démontré que plus de 20 Sénateurs avaient choisi, dans l'ombre, de suivre Bahati Lukwebo dans sa nouvelle vision. A l'interne, un nouveau chantier s'ouvre pour les leaders du FCC qui doivent laver les linges sales en famille de peur de bâtir sur du sable alors que les municipales et les locales sont réclamées par la Société civile.

En effet, si le mal n'est pas soigné en profondeur, il pourra se transformer en métastase et créer des cancers alors que les adversaires du FCC ne jurent, depuis des mois, que sur son effritement pour mieux le déboulonner.

A la vérité, comme les années antérieures, la famille politique du Sénateur à vie est laminée par un virus dénommé " gestion des ambitions ". Ce problème resurgit chaque fois que l'on s'approche de grands enjeux politiques qui poussent les acteurs à la transhumance sur fond de trahisons, corruptions, fraudes, manipulation… Bref, toutes les pratiques qui renforcent les racines des antivaleurs dans la communauté.

Au final, on ne s'étonne pas que le bilan des opérateurs politiques soit, pour la plupart du temps, négatif. Malheureusement, les dirigeants congolais ne tirent aucune leçon des déconvenues du passé. Ils préfèrent plutôt persévérer dans les antivaleurs et reproduire les mêmes résultats. On comprend, à présent, les réserves du Fonds monétaire international quant à la signature d'un nouveau programme avec la RDC qui tarde à mettre sur pied un Gouvernement qui pourra engager en toute responsabilité le pays.

Le FCC a, certes, remporté une bataille mais le plus dur reste à faire car le mal loge désormais dans ses rangs. Tout le combat portera dans les jours qui viennent sur comment guérir la famille politique blessée et consolider l'unité indispensable pour espérer résister au temps.

MOTA SETI

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