Kinshasa - RD Congo 22/10/2020:

Les six leaders de LAMUKA surtout ceux qui se trouvent en exil, sont candidats au retour au pays. Alors que Moïse Katumbi est annoncé le lundi 20 mai prochain, Jean-Pierre n’a pas voulu attendre l’amélioration des conditions sécuritaires. Les approches de cette lutte dans l’opposition sont loin de faire l’unanimité parmi les six.

Si Moïse Katumbi parle d’une opposition républicaine, Fayulu maintient le principe de « la vérité des urnes » alors que Jean-Pierre Bemba souffle le chaud et le froid. Cette attitude fait de la plateforme LAMUKA, un monstre à plusieurs têtes.

Au cours du meeting de LAMUKA, lundi 13 mai dernier, à Kisangani dans la province de la Tshopo, la secrétaire générale du Mouvement de Libération du Congo, « MLC », a annoncé le retour au pays de Jean-Pierre Bemba.

Selon Eve Bazaiba, l’ancien Vice-président de la République Démocratique du Congo fera, à cet effet, le tour du pays.

« …Lui-même aussi viendra frôler le sol de Kisangani, il arrive dans trois semaines et il fera une tournée dans les 26 provinces du Congo. Il vient pour le combat de la vérité des urnes », a annoncé Eve Bazaiba.

Cette annonce se fait alors que sur le terrain FAYULU a acquis une longueur d’avance sur les autres leaders de LAMUKA qui semblent lui mener une guerre des tranchées. Ils ont tous le même agenda : tournée à travers les 26 provinces de la RDC.

De toute évidence, la population à l’issue de ces sorties de Fayulu en provinces lui semble toujours favorables alors qui il existe à la tête de LAMUKA un coordonnateur qui assure pour les trois premiers mois la présidence de cette plateforme new look. Comment alors détrôner dans l’opinion cette complicité de la population avec le président de la République autoproclamé.

Martin Fayulu compare la vérité des urnes à « l’assistance vidéo »

En attendant que vogue la galère. Devant les militants et partisans de la plateforme politique à Kisangani, Martin Fayulu a réaffirmé sa volonté de poursuivre le combat de la vérité des urnes. Selon lui, la vérité des urnes est comparable à l’assistance vidéo utilisée dans le football pour corriger une erreur arbitrale.

« La vérité des urnes, c’est la souveraineté du peuple congolais. La vérité des urnes est comme la vidéo. L’assistance vidéo est une belle expression, parce que si l’arbitre n’avait pas vu, on doit interrompre le match pour regarder la vidéo », a-t-il déclaré.

Martin Fayulu a également appelé la population au respect des règles d’hygiène en vue de prévenir et combattre la maladie à virus Ebola qui sévit dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

En outre, le président du parti politique Engagement pour la Citoyenneté et le Développement, « ECIDE », a signifié qu’ils vont rester dans cette partie du pays durant 4 jours.

De son côté, Adolphe Muzito, un des six leaders de la plateforme politique LAMUKA a déclaré que si la population veut que le taux du dollar américain baisse, elle doit rendre le pouvoir à Martin Fayulu.

Pour rappel, Martin Fayulu qui se considère comme le président élu de la RD Congo, a indiqué qu’ils vont rester dans cette partie du pays pendant 5 jours.

Rappelons par ailleurs que Martin Fayulu, qui se considère toujours comme le président « élu », continue de rejeter la victoire de Félix Tshisekedi proclamée par la Commission Électorale Nationale Indépendante et confirmée par la Cour Constitutionnelle.

Kevin M.

Cela fait plus d’une décennie que le Grand Katanga vit au rythme d’une rupture criminelle des équilibres fondamentaux et stratégiques formant pourtant le ciment de sa société.

Depuis 1939, le cœur de l’ex province cuprifère bat autour de Lupopo et Mazembe. Les deux clubs mythiques de la province, même au – delà du découpage récemment intervenu au pays.

Face à ces deux géants qui se partagent le public ex katangais, les autres clubs, quelque soit l’éclat du moment, apparaissent comme des appendices du sport roi dans la province de Tchombe Kapend.

Comme partout à travers le monde et particulièrement dans la capitale congolaise, les deux clubs constituent la double face d’une médaille. Tenter de tuer et de faire disparaitre l’un, ainsi que certains acteurs malveillants se sont attelés à le faire, c’est en réalité tuer le Katanga. Son sport et son équilibre fondamental.

Que vaut Kinshasa avec V.Club seul sans le DCMP pour faire le contrepoids ou le Réal dans une Espagne privée du Barça ? Ce seraient juste des déserts du point de vue sportif et un échec de construction de la société dans ces deux coins de la planète.

LA PUISSANCE D’UN SPORT

Il ne faut pas oublier que dans le sillage du domaine politique, le football participe à la construction des fondamentaux d’une nation ou d’une province. Ne pas intérioriser cette évidence et tenter de ramer à contre sens, revient à jouer avec le feu.

Ce feu qui couve au Katanga voici de longues années, précisément lorsque d’odieux manipulateurs ont choisi la stratégie de faire disparaitre Lupopo du tableau de chasse du foot katangais.

Toute une moitié de la province a vécu dans l’humiliation, ruminant sa rage durant tout ce temps d’éclipse téléguidée, de déstructuration calculée et de malveillance éhontée.

Tout s’est passé comme si les auteurs de la croisade criminelle contre le second poumon du foot katangais avaient délibérément oublié que nous vivons dans un Congo où justement, réuni dans un cocktail inattendu avec la politique, le football a servi de détonateur principal à notre accession à l’indépendance.

HEUREUSEMENT

Dieu merci, voici Lupopo qui se promet, contre vents et marées, à un réveil de tous les rêves. Un de ces réveils qui va rappeler à tous les snipers qui l’ont raté, qu’il était impossible d’en finir avec ce grand club.

En effet, la disparition des Cheminots aurait avant tout impliqué celle de l’autre moitié de la société ex katangaise qui a juré de naitre, vivre et mourir sous les couleurs chatoyantes, jaune et bleu, de l’ex Saint Eloi.

Qui a jamais été assez puissant au monde pour réussir à effacer, à coups de boutoirs, une partie d’un peuple et de son histoire ? Les ennemis de Lupopo n’ont sans doute pu réaliser que derrière ce club, il n’y a pas que la routinière histoire du simple cuir derrière lequel courent onze acteurs.

Non, Lupopo, c’est une partie de l’âme katangaise. Et comme cette dernière, ce club est immortel. 

RECIDIVISTES

Malheureusement, comme dans cette partie du cinéma français où le mécréant Fantomas n’en finit pas de créer et d’inventer des ennuis au gentil et bienfaisant Juve (Louis de Funès), les ennemis de Lupopo, sans doute sonnés par l’annonce du rigoureux et irréversible réveil, se sont de nouveau ligués pour tenter de faire avorter la renaissance promise des Cheminots.

Ils n’ont pas trouvé autre chose que se réfugier derrière un malicieux contentieux d’affaires. Mais toute considération prise, l’on doit savoir faire la part des choses entre la survie d’un club et un dossier strictement privé qui est sur le point d’être utilisé comme une arme contre le droit d’existence de l’autre moitié de l’ex Katanga.

Comme partout sur la planète, cette ex province a le droit de vivre un bonheur partagé sur le plan sportif. Autant Mazembe construit son histoire de gloire, pour le bien de ses supporters et de l’autre moitié du Katanga, autant la même chance doit être accordée à Lupopo et à la moitié de la province qu’il représente.

MOBILISATION 

La province ainsi que le pays doivent se mobiliser comme un seul homme pour rendre concrète l’actuel réveil de Lupopo. Un sponsor déterminé est en pleine manœuvre de résurrection de la moitié du Grand Katanga, de son histoire et de son peuple.

Une mobilisation générale est attendue à tous les niveaux du pays et de la province pour que cette fois, l’oracle ne mente pas concernant Saint Eloi Lupopo. La mobilisation doit s’inspirer de celle qui, il y a des années, a mis la France ensemble derrière le destin de l’Olympique de Marseille. 

La nation française entière, des dirigeants au petit peuple, avait compris qu’il fallait dissocier l’affaire Tapie, strictement privée, de la survie d’un des clubs historiques du pays. Tout fut ainsi fait pour sauver l’OM de la déchéance consécutive aux déboires de son sponsor.

JAUNES ET BLEUS

A la famille lumpa, il est demandé de comprendre et surtout de saisir la main tendue du destin.

Léon Kengo Wa Dondo, immense homme politique congolais, a dit que le vrai problème dans la vie est de savoir faire la différence entre l’opportunité et l’occasion. Il poursuit en révélant que l’occasion se présente régulièrement, mais l’opportunité ne vient qu’une seule fois.

Lupopo a déjà connu plusieurs occasions de réveil, mais aujourd’hui, il s’agit d’une opportunité. Exactement comme celle qui permit au même Kengo de rafler la présidence du Sénat à l’ex AMP, sous l’œil et la barbe de sa toute – puissante Autorité morale.

Une famille sportive avertie…

MAGG MIKOMBE

Malgré les embellies sur le plan politique avec la tenue des élections, le problème de la pauvreté demeure une épine sous les pieds des gouvernants. Les populations traduisent mieux cette préoccupation en recommandant aux dirigeants de privilégier « le peuple d’abord ».

En effet, la grande bataille du nouveau pouvoir reste focalisé dans la lutte contre la pauvreté qui passe par la mise en musique d’un certain nombre de paramètres longtemps négligés mais qui sont stratégiques pour sortir le pays de l’étau de la crise sociale.

Faute de traiter ce problème en profondeur alors que les pays asiatiques s’en sortent assez bien, les pays africains demeurent la proie des conflits ethniques, armés et des crises politiques récurrentes suite à l’insatisfaction de certains leaders politiques et de la Société civile.

C’est à croire que la RDC, considéré comme le deuxième pays le plus pauvre de l’Afrique subsaharien après le Nigeria a besoin de changer de paradigme pour réduire sensiblement la part de la pauvreté au pays. Pour cela, il faut conjuguer différents éléments, notamment la connectivité, la modernisation des infrastructures de base (routes, logement, électricité…), la réduction de la part de l’insécurité à la base de l’exode massif des familles, la conversion de l’économie informelle en économie formelle, l’augmentation du taux d’alphabétisation.

Toutes ces mesures ne nécessitent qu’un courage politique pour montrer aux Congolais et leurs partenaires le chemin à suivre pour sortir une fois pour toutes du cercle vicieux de la pauvreté dans laquelle le Congo est enfermé depuis son indépendance.

Dans la démarche, le Gouvernement doit donner le ton des réformes indispensables, la Société civile doit sensibiliser les populations dans ses différentes couches aux nouvelles dispositions pour engager le pays sur la voie du développement.

C’est ici l’occasion de soutenir la politique adoptée par l’Exécutif pour le financement des projets concrets à l’image de ce que le service national est entrain de réaliser à Kanyama Kasese dans la province du Lomami.

MOTA SETI

Ce dimanche 12 mai 2019 aurait pu être une journée dominicale comme toutes les autres à l’Eglise la Pierre Angulaire/Moulaert (commune de Bandalungwa) de la 8ème Communauté évangélique pentecôtiste de l’Afrique Centrale (CEPAC), membre de la grande fratrie religieuse de l’Eglise du Christ au Congo. En effet, Dieu le Tout Puissant, dans son omniscience et son omnipotence en avait décidé autrement.

Il a guidé les pas des Messieurs Olenghankoy Joseph et Ne Mwanda Nsemi pour les amener à communier avec les fidèles de cette jeune église qui a fêté il y a quelques semaines le troisième anniversaire de son existence.

Si la présence de Joseph Olenghankoy pouvait aisément s’expliquer en tant que fils lui-même d’un pasteur, il est certain que celle de Ne Mwanda Nsemi, gourou de la secte Bundu dia Mayala, pouvait paraître à tout le moins insolite. Mais, les voies de Dieu sont insondables. En effet, tous les témoignages des fidèles présents concordent : ils ont vu Ne Mwanda Nsemi réellement plongé dans une véritable communion avec les autres. En pleine rédemption, n’ont pas hésité à affirmer la plupart des fidèles de la Pierre Angulaire. Et pourquoi n’en serait-il pas ainsi ?

Après tout, Ne Mwanda Nsemi est une créature de Dieu comme tous les hommes.

Le persécuteur des chrétiens Saül ne fut-il pas ramené sur le droit chemin par Dieu sur la route de Damas alors qu’il allait massacrer les Chrétiens. Depuis lors, l’histoire biblique nous raconte qu’il devint Paul, ce grand prédicateur.

Comparaison n’est pas raison, dit-on. Mais, le fait est là : Ne Mwanda Nsemi nous a honoré de sa présence ce dimanche 12 mai, un jour à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de notre église.       

A la fin du culte, comme c’est l’usage de l’église, les hôtes qui nous honorent de leur première visite ont droit à un accueil réservé et à une prise de connaissance avec les responsables. L’usage a été respecté dans le cadre des fidèles du jour : Olenghankoy et Ne Mwanda Nsemi. Le Révérend Pasteur Flory Kabange Numbi, les a reçus pendant un moment au sein même de l’assemblée. A leur départ, leur seule déclaration a été : nous sommes venus prier, sans nos casquettes politiques.

Puisse le Tout-Puissant remplir ces deux personnalités de ses grâces et les reconduire encore un autre jour à la Pierre Angulaire/Moulaert. Les voies de Dieu sont insondables, répétons-le.

Kalume Léonard

Comme un initié aux secrets de la forêt, qui sait que le pachyderme a été atteint par une flèche mortelle, Félix serait – il en train d’attendre que le Fcc tombe paralysé sous les coups de ses contradictions internes avant de passer à l’action ?

Sinon, comment expliquer cette longue et délirante attente dans laquelle nous a plongé le nouveau président du Congo concernant la mise en place d’un nouvel exécutif?

Au niveau de la coalition Cach, on sait que le poison va définitivement immobiliser la bête à la faveur de l’élection du bureau définitif du Sénat. Pour la première fois dans ses relations à problèmes avec Kabila et ses différentes plateformes, les menaces de Bahati sont à prendre au sérieux.

Il ne se fera guère prier par ses partisans pour claquer la porte du Fcc et éventuellement rejoindre la nouvelle majorité présidentielle.

Aviation

Ramenée au domaine de l’aviation, la situation de la plateforme kabiliste est celle d’un aéronef qui traverse une zone de turbulences sans précédent. Ce genre de zone qui fait douter même les plus expérimentés des pilotes. Des échos en provenance de Kingakati renseignent que l’autorité morale est en proie à d’énormes doutes existentiels.

Entre ce jour inoffensif où il passe un deal pour le pouvoir avec Félix Tshisekedi, un des deals les plus simples et les plus faciles à mettre en application, et aujourd’hui où il se voit pratiquement obligé de courir après la chrysalide sortie de ses manches, il y a vraiment de quoi douter de soi, de son étoile et de la suite des évènements.

Presqu’en détresse, le pilote de l’avion a beau multiplier des appels au nouveau maitre de la tour de contrôle politique congolaise, aucune autorisation d’atterrissage n’est accordée.

C’est à perdre tout contrôle, parce qu’entretemps, le stock de kérosène de l’appareil risque de faire ses adieux.

Délirant

Le plus difficile à supporter dans cette situation, reste cette attente qui prend les allures d’un piège sans fin infligé à un homme qui, il y a peu, était habitué à imprimer au pays son rythme.

En ce moment de totale incertitude, Kabila doit sans doute se demander s’il est possible de conserver le pouvoir autant qu’il y avait cru au lendemain de la proclamation de Félix comme président.

En attendant de trouver la réponse qui convient à cette question, la chose qu’il faudrait le plus éviter est de minimiser la grogne de l’Afdc. Cette dernière est un iceberg qui ne saurait rater le Titanic, malgré  la cohésion et la résistance apparentes de sa coque.

Manœuvrer

Dans la vie comme en politique, il faut savoir perdre pour mieux rebondir après. Il est impératif de bien négocier avec Bahati Lukwebo.

L’urgence s’impose d’autant plus que les retours de Sindika et  de Katumbi indiquent que la tempête risque de devenir plus forte et insupportable sur la scène politique. De nouvelles alliances sont en perspective et des défections immanquablement au  rendez – vous.

La victoire appartient à ceux qui sauront intelligemment manœuvrer dans ce nouveau paysage qui se dessine.

MAGG MIKOMBE

La guerre de positionnement des uns et le manque de franchise des autres menacent la cohésion de la plateforme Lamuka qui a porté à la magistrature suprême de la présidentielle du 30 décembre 2018, la candidature de Martin Fayulu. Il s’en est suivi la lutte acharnée sur la « vérité des urnes ».

Cependant, depuis la rencontre ayant réuni les six de Lamuka à Bruxelles à savoir Moïse Katumbi, Antipas Mbusa Nyamwisi, Martin Fayulu, Adolphe Muzito, Freddy Matungulu et Jean-Pierre Bemba les 26 et 27 avril 2019, il avait été décidé de transformer Lamuka en plateforme politique avec une présidence tournante d’une durée d’un trimestre.

C’est Moïse Katumbi qui va ouvrir le bal en étant le tout premier président. Cette structuration semble sonner glas de Lamuka.

En attendant, Martin Fayulu Madidi, un des leaders de la plateforme politique LAMUKA sera bel et bien en meeting populaire aujourd’hui lundi 13 mai 2019 dans la ville de Kisangani dans la province de la Tshopo.

Le maire de Kisangani donne son accord

Le maire intérimaire de ladite ville a, dans une correspondance datée du 11 mai dernier adressée au coordonnateur provincial de LAMUKA David Mendela, pris acte de l’arrivée ainsi que du meeting de Fayulu.

« À cet effet, je marque mon accord de principe favorable et vous demande de nous transmettre au plus tard le lundi 13 mai l’itinéraire à suivre et l’heure du meeting pour nous permettre de déployer nos éléments en vue de sécuriser les participants qui prendront part à cet événement », a écrit Eugénie Wandandi Biekusa.

Le maire a.i de la ville de Kisangani appelle dans la foulée les bourgmestres des communes concernées, le commandant du district urbain de la Police, le commandant de la Police de Circulation Routière ainsi que les services spécialisés à prendre toutes les dispositions nécessaires pour que cette activité politique se déroule normalement.

Katumbi contrecarré ?

Alors que Moise a annoncé une tournée le 20 mai prochain, Fayulu et les siens le devancent avec le meeting d’aujourd’hui. Comme pour dire que personne des six leaders ne semble croire à cette nouvelle structure politique de l’opposition.

Pour enfoncer le clou, Katumbi a affirmé que la Cour constitutionnelle a proclamé monsieur Félix Tshisekedi comme président de la République.

Ce, quand bien même que la secrétaire générale du Mouvement de Libération du Congo (MLC), Eve Bazaiba, a confirmé sa présence dans la délégation qui accompagnera Martin Fayulu à Kisangani dans la Tshopo pour officiellement remercier la population du soutien lui accordé à  l’élection du 30 décembre. .Il y a de quoi croire déjà que deux camps se forment  au sein de Lamuka.

Quant à la question sur la vérité des urnes, Eve Bazaiba explique ce qui suit: « La vérité des urnes n’est pas un problème de Martin Fayulu, mais le combat des congolais. Tout le monde a vu ». Avec une telle déclaration en contradiction avec l’attitude actuelle de Katumbi , Lamuka devient un monstre à deux têtes.

Cette précision de la secrétaire du MlC est sans nul doute destinée à couper court aux rumeurs sur sa démission de la coalition Lamuka à cause de son absence à des rencontres tenues il y a peu. Signalons que, Eve Bazaiba s’est fait battre à l’élection du gouverneur dans sa province de la Tshopo.

En attendant, une grande partie de la ville de Kisangani, est plongée dans l’obscurité depuis jeudi 9 mai. Les autorités de la direction provinciale de la SNEL parlent d’une panne au niveau du groupe Nº3 de la centrale hydroélectrique de la Tshopo. Cette situation contraint la SNEL de procéder à un délestage serré dans la distribution de l’énergie électrique dans la ville de Kisangani.

Kevin M.

Après avoir passé cent jours à la tête du pays, le Chef de l'Etat se prépare à rendre compte à la nation via une conférence qui sera organisée dans les prochains jours.

Un exercice noble mais esquivé par la plupart des opérateurs politiques du pays alors qu'il pouvait servir à réajuster régulièrement la barre pour éviter de présenter un bilan négatif à la fin du mandat.

Félix Antoine Tshisekedi veut donc se démarquer et donner le ton à un nouveau style de management des affaires publiques. Une démarche saluée par l'opinion qui est déterminée à l'accompagner dans sa promesse de changement profond de la gestion du pays.

A ce rythme, on peut s'attendre à ce que les différents responsables publics lui emboitent le pas en prenant en compte le devoir de redevabilité vis-à-vis des populations qui leur ont fait confiance.

Ainsi, l'on peut réduire la part de l'impunité, de la fraude et du désordre observé dans le secteur public considéré comme un bien sans maître, tout simplement parce que les dirigeants ont pris la mauvaise habitude de s'enfermer dans une tour d'ivoire.

Face à la population, le Chef de l'Etat n'aura pas seulement à faire le bilan de ses cent jours mais surtout orienter la nation vers les prochaines étapes au moment où la mise sur pied du Gouvernement est attendue avec impatience par les Congolais.

Une chose est vraie. Tout ne pouvait être fait durant cette courte période. Néanmoins, les analystes notent la volonté manifestée par le Chef de l'Etat pour donner un visage nouveau à la République démocratique du Congo longtemps étiquetée pour ses crises politiques récurrentes.

MOTA SETI

Dans la fièvre de l’actualité nationale très emballée, le fait est presque passé inaperçu. La presse nationale n’y a accordé pratiquement aucune importance.

A la suite de l’intervention du nouveau coordonnateur de Lamuka sur France 24 et Rfi, un groupe se réclamant de la jeunesse congolaise de la diaspora a sorti un carton rouge contre Moise Katumbi.

Le mardi 7 mai en effet, au Grand Duché de Luxembourg, des jeunes de la Belgique, du Luxembourg, de la France, de l’Espagne, de l’Italie, du Gabon et d’autres pays ont rendu public un communiqué de protestation dont voici la teneur :

« Considérant les déclarations de Moïse Katumbi sur France 24, reconnaissant Mr Félix Tshisekedi comme président de la République démocratique du Congo, constatons que Moïse Katumbi ne s’inscrit plus dans le combat porté par l’ensemble de notre peuple sur la vérité des urnes et le soutien indéfectible au président élu, Martin Fayulu, soldat.

Par conséquent, la jeunesse congolaise de la Diaspora, prendsµ la communauté internationale tant nationale à témoin, de l’auto-exclusion de Moïse Katumbi de Lamuka et lui exige de prendre son courage en mains et démissionner officiellement ».

Briquet ou allumette

Pour sa part, Sindika Dokolo est enfin arrivé à Kinshasa. Tout le pays reste suspendu à la nomination du futur premier ministre. Et sans que l’on s’en soit vraiment rendu compte, l’opinion nationale en est déjà à l’heure du bilan des cent jours de Félix Tshisekedi. Entretemps, l’arrivée annoncée de Katumbi constitue un événement majeur sur la scène politique congolaise.

Noyée dans cet océan d’informations, la presse congolaise ne pouvait sortir la tête de l’eau. Au point que l’algarade des jeunes de la diaspora congolaise contre le patron d’Ensemble, a pris l’allure d’un fait divers. Et pourtant, pour tout analyste sérieux, il s’agit d’un de ces évènements marquants qui indiquent dans quel sens va bientôt tourner le vent sur la scène politique.

D’apparence anodine, la déclaration de Luxembourg ressemble à ces petites mèches de feu inoffensives (briquet ou allumette) jetées par un promeneur solitaire dans une forêt.

Sur le champ, personne n’a conscience du désastre qui couve et va bientôt se propager, menaçant de tout ravager sur son passage. Oui, le feu couve dangereusement chez Lamuka. La réaction aux allures épidermiques des jeunes congolais de l’étranger ne constitue que le prélude à un vaste incendie ravageur qui va sous peu emballer la plateforme de Genève dans la tourmente.

Fin des haricots

Le Vrai Modérateur ne croyait décidemment pas avoir vu juste en annonçant la prochaine dislocation de Lamuka au regard de la nouvelle orientation donnée à cette coalition.

Avec un à propos qui prend aujourd’hui le ton et l’allure d’une prémonition, nous écrivions ce qui suit en manchette de l’édition du mercredi 8 mai courant : « La coalition Lamuka ne ressemble-t-elle pas finalement à ce conglomérat d’aventuriers que fut l’Afdl de feu Laurent-Désiré Kabila ?

Quel est le crédo de cette plateforme ? Quelle est la ligne de défense unanimement adoptée par les ténors de cette force politique faisant parler d’elle sur l’échiquier politique national ?

Il semble que Lamuka fonctionne au petit bonheur des humeurs de ses leaders. Ainsi, Bemba possède sa vision personnelle sur la manière dont doit être conduit Lamuka. Rien de différent en ce qui concerne les cinq autres leaders restant ».

Aux quatre vents

« Tout indique justement que c’est en raison de cette confusion doublée de l’incapacité de fusionner les approches qu’il a été décidé d’organiser une présidence rotative au sein de Lamuka.

Ainsi, chacun aura le loisir de se servir de cette machine en vue d’atteindre ses objectifs personnels.

Déjà, le décor est planté avec l’arrivée annoncée de Moïse Katumbi pour ce 20 mai, qui s’inscrit dans la rupture de la ligne dure défendue par Martin Fayulu. L’initiateur de la plateforme Ensemble a mis une croix sur la vérité des urnes chère à Martin Fayulu. Préférant se montrer conciliant avec le nouveau pouvoir de Kinshasa.

Sans doute qu’après Katumbi, ses successeurs vont chacun donner à Lamuka un contenu personnel, au gré des intérêts du meneur du moment. Sans nul doute aussi que Lamuka va nous offrir très bientôt le spectacle des contradictions internes qui risquent de sonner la liquidation pure et simple de cette plateforme politique ».

Les jours, qui suivent, nous réservent d’énormes surprises sur la scène politique. Mais la plus certaine que l’on peut deviner avec aisance reste la fin des haricots pour Lamuka et son staff.

MAGG MIKOMBE

Les masques tombent finalement au sein du Front commun pour le Congo à un peu plus de trois mois seulement de la passation démocratique et civilisée du pouvoir entre Félix Tshisekedi et  Joseph Kabila. L’ancien patron de l’Agence nationale des renseignements (ANR), Kalev Mutond, avec son reflexe de flic a dénoncé dans un communiqué qu’il a personnellement signé que les traîtres au sein de la plateforme politique dont Joseph Kabila est l’autorité morale demeurent.

Il a souligné à cet effet : « Certains d’entre leurs anciens camarades dans le pré-carré du président Joseph Kabila, ont trouvé le moment venu pour étaler sur la place publique, «avec arrogance et haine», leur traîtrise à l’endroit de celui grâce à qui et par qui, ils ont pu faire quelque chemin, aussi bien quant à leur personnalité que quant au patrimoine dont ils peuvent se prévaloir aujourd’hui ». Et d’insister : «Plus que la sagesse universelle, la sagesse bantoue préconise, à bon droit, de ne guère oublier d’où l’on vient et par où l’on est passé » avant de préciser que dans pareil contexte, l’arrogance, la rancune et la haine sont contre-productives, d’autant plus que les témoins sont nombreux qui s’interrogent, les uns, qui n’en reviennent pas, les autres, sur les motivations réelles qui poussent ces anciens camarades à désinformer l’opinion publique».

« Les mêmes témoins pronostiquent, aux dépens de ces anciens camarades, qu’un autre épisode de leur traitrise n’est pas loin », a-t-il prédit Pour sa part, il a saisi ce véritable « temps de reniements » pour réitérer solennellement sa profonde gratitude et son indéfectible loyauté à l’égard de Joseph Kabila et de toute sa famille tant biologique que politique.

Il affirme par ailleurs haut et fort que «sa propre famille et tous les siens, repartis aussi bien dans l’ex-Province du Katanga, sa terre d’origine, et sur l’ensemble du Territoire de la RDC, qu’au-delà des frontières nationales, se rangent résolument dans le Camp de la fidélité inébranlable, de la défense légitime et tous azimuts de la vision souverainiste, patriotique et constructive du Raïs Joseph Kabila Kabange». Une alerte de ce professionnel des renseignements en République démocratique du Congo qui a accepté d’ôter ses gants pour dénoncer un coup fourré contre la personne JKK par les siens propres.                

Kevin M.

La révolution tue ses enfants, dit-on. Ce qui se passe actuellement à l’Udps, parti présidentiel, est loin d’être un simple mélodrame mais bien une menace d’une énième division en gestation de cette formation politique partagée entre plusieurs branches qui se réclament toutes du même arbre généalogique bâti par le combat historique de feu Etienne Tshisekedi.

Décédé en février 2017, le patriarche dont la mise en terre n’a pas encore été programmée ne pourrait jamais se réjouir de l’usage que ses descendants font de son héritage pour lequel il a consacré près de 30 ans de sa vie. Arrestations, relégations, bannissement n’ont pas eu raison de sa détermination à voir la démocratie balayer les années de dictature instaurées par le maréchal Mobutu.

LACHETE

Deux ans après avoir hérité de la couronne d’EtienneTshisekedi, son fils Félix Antoine n’a eu qu’à pousser la balle au fond des filets pour réaliser le rêve de son père. Mais, à quel prix, car sur le chemin du sacre, il a été systématiquement lâché par deux fidèles de fidèles de son père : Bruno Tshibala et Valentin Mubake.

Leur départ a, certes, affaibli le parti mais ne l’a pas empêché à requinquer la base et à bénéficier du soutien inattendu de ses nouveaux alliés dont les leaders du G7, de la Dynamique du changement et de Ensemble pour le changement. Trois plateformes qui ont activement accompagné l’Udps dans sa marche vers le pouvoir depuis la réunion de Genval jusqu’à la réunion de Genève, avant que l’UNC et Alliés ne viennent reprendre le flambeau pour la victoire finale.

L’objectif atteint, les leaders de l’Udps ont oublié une arme : la gestion des ambitions des différents acteurs après le succès du parti. C’est ainsi qu’il s’est créé deux camps au sein du parti : celui des dirigeants ayant choisi de prester dans les institutions publiques et celui appelé à gérer au quotidien les combattants. Entre ces deux camps, malheureusement, le pont vient d’être brisé par l’absence de communication au sommet du parti.

RESISTANCE

A la vérité, les dirigeants ne s’attendaientpas à l’issue des résultats des élections de décembre 2018. Habitués à la résistance et l’opposition, le changement de posture des responsables de cette formation politique auraient été conforté si ses leaders suivaient l’exemple du Front commun pour le Congo dont l’autorité morale continue à veiller aux interactions entre les membres de la plateforme. En effet, la situation qui prévaut dans cet ancien parti de l’opposition au régime de Joseph Kabila n’est pas particulière à l’Udps car la coalition Lamuka considérée comme la nouvelle famille oppositionnelle, les positions diamétralement opposées de ses leaders ne rassurent pas l’opinion.

Pragmatique et conscient de l’évolution positive de la scène politique, le coordonnateur de Lamuka, Moïse Katumbi, n’a pas attendu que la population digère le message de Martin Fayulu à la Place sainte Thérèse avant de se prononcer sur la Radio France Internationale en faveur de l’opposition républicaine en parfaite contradiction avec l’opposition radicale du président de l’Ecide.

CONCILIABULES

Malheureusement, à l’Udps, la crise actuelle survient quelques jours seulement avant la formation du Gouvernement. A ce rythme, les combattants risquent d’être pris à pied levé par les résultats des conciliabules FCC-Cach qui sont loin d’aboutir tant les uns et les autres campent sur leurs positions.

Le FCC réclamant 80 % de portefeuilles pendant que Cach n’accepte pas la portion congrue de 20% lui réservée. Une répartition qui tient compte de la représentation de chaque allié à l’Assemblée nationale mais qui risque de piéger le changement promis par le Chef de l’Etat faute d’acteurs nouveaux pour porter sa vision.

Or, la base, qui devrait veiller sur la scène politique maintenant que les catholiques se sont repliés dans les couvents, semble endormi dans des querelles byzantines, stériles et déboussolant pour le Chef de l’Etat.

Son modèle est mis à rude épreuve, pratiquement dans l’impossibilité d’être reproduit dans les autres structures du pays qui observe le changement promis.

MOTA SETI

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