Kinshasa - RD Congo 22/10/2020:

Il est évident que la sexualité en soit est une bonne chose, mais c’est l’intégration de cette pratique dans la vie courante qui cause problème.

En effet, l’éducation à la sexualité est une notion qui doit normalement être prodiguée dès l’enfance. Elle exige que l’enfant qui nait et grandit doit être éduqué à la sexualité. Et dans ce challenge, la famille a un  grand rôle à jouer.

Il est écrit cette vérité dans Deutéronome  6-7 : «Et ces commandements, que je te donne aujourd’hui, seront dans ton cœur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te lèveras.»

Cependant, actuellement face à la vie sexuelle, la jeunesse ne désire plus l’instruction par la parole de Dieu. Mais plutôt, par avarice, elle est devenue accro au libertinage.

Ainsi, elle s’est jetée très rapidement aux pièges de la réalité sociale, voir même internationale vis-à-vis de l’utilisation du sexe. À savoir : l’inceste, la sexualité précoce, la pédophilie, la pornographie et d’autres déviations sexuelles.

Et même quand la Bible stipule dans Hébreux 13 : 4-5 : «Que le mariage soit honoré de tous et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères. Ne vous livrez pas à l’amour de l’argent ; contentez-vous de ce que vous avez ; car Dieu lui-même a dit : Je ne te délaisserai point et je ne t’abandonnerai point.»

Cette portion des écritures semble trop demander à la jeunesse actuelle.

Notons que jadis en Afrique, les parents éduquaient leurs enfants avec le principe du «Tabou». Ce qui consistait à ne pas parler de sexe avec son enfant, question de respect et de pudeur.

De nos jours, ce principe de «Tabou» n’existe presque plus. Et du coup, certains parents parlent librement de sexe avec leurs enfants. Tandis que d’autres parents laissent leurs enfants s’auto-éduquer sur la sexualité. D’où, on laisse une grande voie à la compagnie, aux médias et tout ce qui va avec...

Résultats, c’est pratiquement à l’âge de 12 à 14 ans, qu’une jeune fille a déjà ses premières relations sexuelles. Ceci inclut aussi tous ces jeunes garçons qui connaissent des filles très précocement. Donc, il est très difficile de trouver des jeunes filles et garçons de 18 ans encore vierges.

Soit encore, pour ceux qui résistent à l’école secondaire, l’université les rattrape.

Victimes

Quelques victimes de ce manque d’éducation sur la sexualité, qui ont gardé leur anonymat nous ont donné quelques témoignages :

Une jeune dame de 24 ans a révélé : «J’ai connu le premier homme de ma vie en deuxième licence, suite à la pression de mes amies, vu aussi que c’était ma derrière année académique, donc j’envisageais me marier avec lui. Cet homme était mon ainé scientifique qui juste après m’avoir connu, m’a rejeté, alors que je l’aimais encore. Et comme c’est toujours la fin qui justifie les moyens, j’ai été la perdante dans l’histoire avec beaucoup de regret et de honte en sortant de l’université, quoi qu’avec un diplôme de Licence à la Faculté d’Économie au département de Démographie à l’Unikin.»

Sur la même veine regrette une finaliste de l’Université protestante au Congo à la Faculté de droit : «J’avais une compagnie sérieuse quand j’étais à l’humanité. Notre devise était qu’on se concentre sur nos études et non sur les hommes. Une fois à l’université, on s’est dispersée, chacune a fait son choix pour ces études. Du coup, il me fallait de nouvelles amies et d’autres fréquentations. Bref, je dirais que je suis parmi les filles dont on dit qu’elles ont perdu leurs repères à l’Université. Car c’est en G1 que j’ai connu mon premier homme. Et c’est devenu la routine, j’en ai eu plusieurs par la suite ».

Et comme dans toutes règles, il ne manque pas d’exception, une jeune fille de 25 ans a déclaré ce qui suit : «Je préfère avoir un Esprit-Saint dans un corps saint. Au lieu de faire comme la majorité de jeunes qui se marient, mais en ayant tout consommé avant le mariage.»

Les jeunes couples

En parlant des couples, actuellement, peu d’entr’eux se marient sans se connaitre avant le mariage, et cela est un autre souci. La jeunesse est confrontée à toutes ces découvertes. D’où, face à ces moments très délicats, l’éducation de base sur la bonne gestion du sexe est indispensable.

En fait, c’est pour montrer l’importance de la chasteté au milieu des jeunes que plusieurs églises de la place mettent sous discipline les couples qui se marient avec des faux résultats de test de grossesse, électrophorèse,… qu’on exige dans certaines églises avant le mariage.

Par conséquent, pour ce qui concerne la bénédiction nuptiale, toutes les jeunes filles qui tombent enceinte avant le mariage sont mises sous discipline y compris leurs maris. Et ils sont priés de revenir après la naissance de l’enfant et la levée de la mise sous discipline pour être bénis.

Mais aussi, pour ce qui concerne les résultats de test d’électrophorèse incompatible, les couples sont repris sérieusement par les responsables des églises. Au cas où ils sont trop exigeants et veulent coûte que coûte se marier, les églises les bénis en les avertissant sur les conséquences de leurs décisions.

Une raison pour laquelle, dans différentes églises, tous ceux qui aspirent au mariage sont encadrés par des conseillers conjugaux, des parrains, question de les former afin d’entrer au mariage instruit, conscient et mature.

Comment gérer sagement  son sexe ?

A cet effet, dans le cadre de la Ligue des Familles Heureuses en Christ, le Pasteur titulaire de l’église La Vie Comblée, le Révérend Sita Luemba Futila, donne les avantages et prodiges, ainsi que des conseils à la jeunesse actuelle en ces mots : «La personne qui gère sagement sa vie sexuelle, c’est celle qui la gère pour le mariage. Nous savons tous que la science sans conscience n’est que ruine de l’âme, mais la science sans religion est boiteuse.»

Selon le Pasteur Sita Luemba Futila, les avantages de la  gestion saine d’une vie sexuelle est la protection de la santé sexuelle ; contre les maladies sexuellement transmissibles (MST et des IST).

Pour lui, la personne qui gère sagement sa vie sexuelle est protégée du drame des grossesses non désirées. Elle est écartée de l’éventualité de connaître la perturbation des études et d’être emprisonnée dans l’emprise du sexe.

Ainsi, une telle personne devient une référence pour beaucoup de jeunes qui vont la prendre pour modèle, car sa réputation est protégée. Et ses parents ou tuteurs, ne seront pas inquiets de sa vie sexuelle, mais plutôt seront fiers de cette dernière.

En parlant toujours des avantages et prodiges de gérer sagement son sexe, le Pasteur Sita Luemba Futila révèle que la vie conjugale d’une telle personne ne sera pas secouée par rapport à la gestion de la vie sexuelle.

Il n’y aura pas de gaspillage d’énergie mentale, car la personne aura beaucoup d’exigences devant les tentations sexuelles, et les démons d’impudicité ne pourront pas trouver une porte d’entrée en elle. Egalement, elle est épargnée de l’hypocrisie qui est proposée dans la vie sexuelle, car elle est protégée du désir du meurtre ou du suicide auquel est confrontée la jeunesse avec des grossesses non désirables et les avortements.

«Les jeunes doivent savoir qu’une fête est célébrée dans le camp du Seigneur quand une personne résiste face à tous ces délires, car l’amitié avec Dieu n’est pas perturbée», déclare-t-il.

Conseils

D’après le Pasteur Sita Luemba Futila, le bonheur égale à la connaissance plus la pratique. De ce fait, il conseil aux jeunes de pratiquer la parole de Dieu en faisant de l’intimité avec le Seigneur une priorité.

Pour s’y faire, dit-il, ils doivent éviter les mauvaises compagnies, car on n’est pas obligé d’être ami de tout homme. Il faut également éviter les films pornographiques et être capable de maîtriser ses yeux et ses oreilles. Surtout veillez sur son regard. Car le premier regard est souvent innocent, mais le deuxième, c’est la volonté qui agit.

Les jeunes devraient veiller sur leur habillement, car elle révèle leur état d’âme. Aussi, la langue et la parole doivent être pures. Les jeunes doivent éviter de caresser leurs amis ou fiancés ou encore de se faire caresser.

La jeunesse devra penser à son futur conjoint, car pourquoi emmener au mariage un corps épave ? Elle doit penser au scandale provoqué par la mauvaise gestion de la vie sexuelle.

Et pour ceux qui ont mal géré leur vie sexuelle, a-t-il souligné : il ne faut jamais se décourager, car c’est l’une des armes puissantes du diable pour séduire les enfants de Dieu. Enfin, la religion chrétienne est la seule religion au monde qui enseigne le pardon. Le pardon de Dieu est toujours disponible.

Fanny Fiatu

48 heures après la présentation de Ne Muanda Nsemi, deux institutions de la République ne semblent pas regarder dans la même direction. La tension est montée après les propos du ministre a.i de l’Intérieur, Basile Olongo qui a affirmé que Ne Muanda Nsemi est un fugitif. Il devra retourner avant toute chose en prison à la suite à son évasion le 17 mai 2017 du Centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa (CPRK), ex-Makala.

«Le Président de la République est un légaliste, il y a eu des mesures de grâce qui ont trouvé Ne Mwanda Nsemi en fuite. C’est un évadé, et la logique la plus simple, c’est de remettre Ne Mwanda Nsemi en prison. Les services sont instruits pour ça, et il revient au chef de l’État de voir s’il peut le grâcier, ordonner sa libération conditionnelle ou pas», a expliqué Basile Olongo à ACTUALITE.CD.

Pour lui, Ne Mwanda Nsemi est poursuivi par la justice, notamment pour atteinte à la sûreté de l’État.

«Les faits reprochés à Ne Mwanda Nsemi sont extrêmement graves. Il a constitué des boucliers humains, atteintes à la sûreté de l’État et plusieurs autres griefs», a-t-il précisé.

La réplique de Olenghakoy

Le président du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint Sylvestre, Joseph Olenghakoy, n’y est allé avec le dos de la cuillère. Alors que d’aucuns lui donnait pour mort après le silence-radio observé après  son évasion fulgurante du CPRK, une polémique sur la décrispation politique et celui qui veille sur la sûreté de l’Etat. Contacté par Media Congo Press (MCP) ce mardi 07 mai, le président du CNSA pense que pour des raisons de paix et de cohésion nationale, Ne Mwanda Nsemi ne devait pas retourner en prison.

Olenghakoy a souligné que le chef spirituel n’a jamais été condamné et avait même bénéficié de la liberté provisoire.

En référence au cas Gédéon Kyungu, seigneur de guerre amnistié après s’être rendu aux autorités, Olenghakoy compte entrer en contact avec les autorités compétentes et particulièrement le chef de l’Etat pour que Mwanda Nsemi recouvre totalement sa liberté.

Ne Mwanda Nsemi fugitif ?

Le patron de l’intérieur estime que Ne Mwanda Nsemi devait retourner dans sa cellule de Makala et suivre la procédure normale pour bénéficier de la grâce présidentielle.

Pour le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Basile Olongo à actualité.cd : « C’est un fugitif. Il doit d’abord regagner sa cellule. Nous sommes un gouvernement des légalistes. S’il doit bénéficier d’une mesure de décrispation du climat politique, cela doit suivre la procédure». Ce, avant de souligner qu’autrement appelé Zacharie Badiengila, Ne Mwana Nsemi devra regagner la prison de Makala, d’où il s’était échappé il y a environ deux ans.

Pour rappel,  Ne Mwanda Nsemi a été présenté, ce lundi 6 mai, à Kinshasa, au cours d’une conférence de presse tenue par Joseph Olenghankoy, président du Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA).

Il avait quitté la prison centrale de Makala lors de l’évasion du 17 mai 2017. «Beaucoup de choses sont dites dans ce pays. Certains disaient qu’il était tué (...). Il est là pour contribuer à la reconstruction de notre pays», avait dit Joseph Olenghankoy.

Après l’évasion du 17 mai 2017 de la prison centrale de Makala, Zacharie Badiengila alias Ne Mwanda Nsemi, aucune explication n’a, cependant, été donnée sur les circonstances de son évasion ni sur le lieu de sa clandestinité.

Kevin M.

La coalition Lamuka ne ressemble–t–elle pas finalement à ce conglomérat d’aventuriers que fut l’Afdl de feu Laurent–Désiré Kabila ?

Quel est le crédo de cette plateforme ? Quelle est la ligne de défense unanimement adoptée par les ténors de cette force politique faisant parler d’elle sur l’échiquier politique national ?

Il semble que Lamuka fonctionne au petit bonheur des humeurs de ses leaders. Ainsi, Bemba possède sa vision personnelle sur la manière dont doit être conduit Lamuka. Rien de différent en ce qui concerne les cinq autres leaders restant.

Aux quatre vents

Tout indique justement que c’est en raison de cette confusion doublée de l’incapacité de fusionner les approches qu’il a été décidé d’organiser une présidence rotative au sein de Lamuka.

Ainsi, chacun aura le loisir de se servir de cette machine en vue d’atteindre ses objectifs personnels.

Déjà, le décor est planté avec l’arrivée annoncée de Moïse Katumbi pour ce 20 mai, qui s’inscrit dans la rupture de la ligne dure défendue par Martin Fayulu. L’initiateur de la plateforme Ensemble a mis une croix sur la vérité des urnes chère à Martin Fayulu. Préférant se montrer conciliant avec le nouveau pouvoir de Kinshasa.

Sans doute qu’après Katumbi, ses successeurs vont chacun donner à Lamuka un contenu personnel, au gré des intérêts du meneur du moment.

Sans nul doute aussi que Lamuka va nous offrir très bientôt le spectacle des contradictions internes qui risquent de sonner la liquidation pure et simple de cette plateforme politique.

Commun

Le vrai problème de la plateforme initiée à Genève est que son envergure actuelle reste le fruit d’un investissement collectif. Katumbi et Bemba apparaissant comme les plus grands et principaux actionnaires, à côté des sangsues qui sont venues se greffer de manière opportuniste au grand deal que sont Muzitu, Matungulu, Fayulu et Mbusa.

Or, il se fait qu’à la suite des élections du 30 décembre 2018, Fayulu est apparu comme le seul bénéficiaire du rendement de Lamuka, donnant l’impression de confisquer la victoire collective, presqu’à ses propres fins.

Du coup, le patron de l’Ecidé est devenu gênant pour ses pairs. Il a ainsi été décidé de le neutraliser et d’offrir la possibilité de tirer des dividendes politiques de Lamuka à chacun de ses géniteurs. Clair que ce patrimoine commun doit servir à tout le monde avant que sa puissance politique sur terrain ne se corrode ou ne soit définitivement confisquée au profit d’un seul acteur.

Disparition

Katumbi et Bemba ont créé et fait gagner Fayulu. Aujourd’hui, ils ont peur que leur créature ne prenne une envergure qui risque de les noyer. Entretemps et pratiquement à l’affût, les trois sangsues rêvent de concurrencer leurs congénères qu’un simple coup du sort a tiré de l’anonymat et propulsé au devant de la scène nationale. Et pourtant, celui-ci ne possède aucun mérite particulier par rapport à ses semblables. C’aurait été n’importe qui parmi eux.

A voir comment la situation se présente, il ne fait aucun doute qu’à l’issue de la première rotation entre les différents leaders, Lamuka ne saurait survivre à ses propres contradictions. C’est une plateforme qui est condamnée à disparaitre à brève échéance.

MAGG MIKOMBE

48 heures après la présentation de Ne Muanda Nsemi, deux institutions de la République ne semblent pas regarder dans la même direction. La tension est montée après les propos du ministre a.i de l’Intérieur, Basile Olongo qui a affirmé que Ne Muanda Nsemi est un fugitif. Il devra retourner avant toute chose en prison à la suite à son évasion le 17 mai 2017 du Centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa (CPRK), ex-Makala.

«Le Président de la République est un légaliste, il y a eu des mesures de grâce qui ont trouvé Ne Mwanda Nsemi en fuite. C’est un évadé, et la logique la plus simple, c’est de remettre Ne Mwanda Nsemi en prison. Les services sont instruits pour ça, et il revient au chef de l’État de voir s’il peut le grâcier, ordonner sa libération conditionnelle ou pas», a expliqué Basile Olongo à ACTUALITE.CD.

Pour lui, Ne Mwanda Nsemi est poursuivi par la justice, notamment pour atteinte à la sûreté de l’État.

«Les faits reprochés à Ne Mwanda Nsemi sont extrêmement graves. Il a constitué des boucliers humains, atteintes à la sûreté de l’État et plusieurs autres griefs», a-t-il précisé.

La réplique de Olenghakoy

Le président du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint Sylvestre, Joseph Olenghakoy, n’y est allé avec le dos de la cuillère. Alors que d’aucuns lui donnait pour mort après le silence-radio observé après  son évasion fulgurante du CPRK, une polémique sur la décrispation politique et celui qui veille sur la sûreté de l’Etat. Contacté par Media Congo Press (MCP) ce mardi 07 mai, le président du CNSA pense que pour des raisons de paix et de cohésion nationale, Ne Mwanda Nsemi ne devait pas retourner en prison.

Olenghakoy a souligné que le chef spirituel n’a jamais été condamné et avait même bénéficié de la liberté provisoire.

En référence au cas Gédéon Kyungu, seigneur de guerre amnistié après s’être rendu aux autorités, Olenghakoy compte entrer en contact avec les autorités compétentes et particulièrement le chef de l’Etat pour que Mwanda Nsemi recouvre totalement sa liberté.

Ne Mwanda Nsemi fugitif ?

Le patron de l’intérieur estime que Ne Mwanda Nsemi devait retourner dans sa cellule de Makala et suivre la procédure normale pour bénéficier de la grâce présidentielle.

Pour le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Basile Olongo à actualité.cd : « C’est un fugitif. Il doit d’abord regagner sa cellule. Nous sommes un gouvernement des légalistes. S’il doit bénéficier d’une mesure de décrispation du climat politique, cela doit suivre la procédure». Ce, avant de souligner qu’autrement appelé Zacharie Badiengila, Ne Mwana Nsemi devra regagner la prison de Makala, d’où il s’était échappé il y a environ deux ans.

Pour rappel,  Ne Mwanda Nsemi a été présenté, ce lundi 6 mai, à Kinshasa, au cours d’une conférence de presse tenue par Joseph Olenghankoy, président du Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA).

Il avait quitté la prison centrale de Makala lors de l’évasion du 17 mai 2017. «Beaucoup de choses sont dites dans ce pays. Certains disaient qu’il était tué (...). Il est là pour contribuer à la reconstruction de notre pays», avait dit Joseph Olenghankoy.

Après l’évasion du 17 mai 2017 de la prison centrale de Makala, Zacharie Badiengila alias Ne Mwanda Nsemi, aucune explication n’a, cependant, été donnée sur les circonstances de son évasion ni sur le lieu de sa clandestinité.

Kevin M.

48 heures après la présentation de Ne Muanda Nsemi, deux institutions de la République ne semblent pas regarder dans la même direction. La tension est montée après les propos du ministre a.i de l’Intérieur, Basile Olongo qui a affirmé que Ne Muanda Nsemi est un fugitif. Il devra retourner avant toute chose en prison à la suite à son évasion le 17 mai 2017 du Centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa (CPRK), ex-Makala.

«Le Président de la République est un légaliste, il y a eu des mesures de grâce qui ont trouvé Ne Mwanda Nsemi en fuite. C’est un évadé, et la logique la plus simple, c’est de remettre Ne Mwanda Nsemi en prison. Les services sont instruits pour ça, et il revient au chef de l’État de voir s’il peut le grâcier, ordonner sa libération conditionnelle ou pas», a expliqué Basile Olongo à ACTUALITE.CD.

Pour lui, Ne Mwanda Nsemi est poursuivi par la justice, notamment pour atteinte à la sûreté de l’État.

«Les faits reprochés à Ne Mwanda Nsemi sont extrêmement graves. Il a constitué des boucliers humains, atteintes à la sûreté de l’État et plusieurs autres griefs», a-t-il précisé.

La réplique de Olenghakoy

Le président du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint Sylvestre, Joseph Olenghakoy, n’y est allé avec le dos de la cuillère. Alors que d’aucuns lui donnait pour mort après le silence-radio observé après  son évasion fulgurante du CPRK, une polémique sur la décrispation politique et celui qui veille sur la sûreté de l’Etat. Contacté par Media Congo Press (MCP) ce mardi 07 mai, le président du CNSA pense que pour des raisons de paix et de cohésion nationale, Ne Mwanda Nsemi ne devait pas retourner en prison.

Olenghakoy a souligné que le chef spirituel n’a jamais été condamné et avait même bénéficié de la liberté provisoire.

En référence au cas Gédéon Kyungu, seigneur de guerre amnistié après s’être rendu aux autorités, Olenghakoy compte entrer en contact avec les autorités compétentes et particulièrement le chef de l’Etat pour que Mwanda Nsemi recouvre totalement sa liberté.

Ne Mwanda Nsemi fugitif ?

Le patron de l’intérieur estime que Ne Mwanda Nsemi devait retourner dans sa cellule de Makala et suivre la procédure normale pour bénéficier de la grâce présidentielle.

Pour le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Basile Olongo à actualité.cd : « C’est un fugitif. Il doit d’abord regagner sa cellule. Nous sommes un gouvernement des légalistes. S’il doit bénéficier d’une mesure de décrispation du climat politique, cela doit suivre la procédure». Ce, avant de souligner qu’autrement appelé Zacharie Badiengila, Ne Mwana Nsemi devra regagner la prison de Makala, d’où il s’était échappé il y a environ deux ans.

Pour rappel,  Ne Mwanda Nsemi a été présenté, ce lundi 6 mai, à Kinshasa, au cours d’une conférence de presse tenue par Joseph Olenghankoy, président du Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA).

Il avait quitté la prison centrale de Makala lors de l’évasion du 17 mai 2017. «Beaucoup de choses sont dites dans ce pays. Certains disaient qu’il était tué (...). Il est là pour contribuer à la reconstruction de notre pays», avait dit Joseph Olenghankoy.

Après l’évasion du 17 mai 2017 de la prison centrale de Makala, Zacharie Badiengila alias Ne Mwanda Nsemi, aucune explication n’a, cependant, été donnée sur les circonstances de son évasion ni sur le lieu de sa clandestinité.

Kevin M.

48 heures après la présentation de Ne Muanda Nsemi, deux institutions de la République ne semblent pas regarder dans la même direction. La tension est montée après les propos du ministre a.i de l’Intérieur, Basile Olongo qui a affirmé que Ne Muanda Nsemi est un fugitif. Il devra retourner avant toute chose en prison à la suite à son évasion le 17 mai 2017 du Centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa (CPRK), ex-Makala.

«Le Président de la République est un légaliste, il y a eu des mesures de grâce qui ont trouvé Ne Mwanda Nsemi en fuite. C’est un évadé, et la logique la plus simple, c’est de remettre Ne Mwanda Nsemi en prison. Les services sont instruits pour ça, et il revient au chef de l’État de voir s’il peut le grâcier, ordonner sa libération conditionnelle ou pas», a expliqué Basile Olongo à ACTUALITE.CD.

Pour lui, Ne Mwanda Nsemi est poursuivi par la justice, notamment pour atteinte à la sûreté de l’État.

«Les faits reprochés à Ne Mwanda Nsemi sont extrêmement graves. Il a constitué des boucliers humains, atteintes à la sûreté de l’État et plusieurs autres griefs», a-t-il précisé.

La réplique de Olenghakoy

Le président du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint Sylvestre, Joseph Olenghakoy, n’y est allé avec le dos de la cuillère. Alors que d’aucuns lui donnait pour mort après le silence-radio observé après  son évasion fulgurante du CPRK, une polémique sur la décrispation politique et celui qui veille sur la sûreté de l’Etat. Contacté par Media Congo Press (MCP) ce mardi 07 mai, le président du CNSA pense que pour des raisons de paix et de cohésion nationale, Ne Mwanda Nsemi ne devait pas retourner en prison.

Olenghakoy a souligné que le chef spirituel n’a jamais été condamné et avait même bénéficié de la liberté provisoire.

En référence au cas Gédéon Kyungu, seigneur de guerre amnistié après s’être rendu aux autorités, Olenghakoy compte entrer en contact avec les autorités compétentes et particulièrement le chef de l’Etat pour que Mwanda Nsemi recouvre totalement sa liberté.

Ne Mwanda Nsemi fugitif ?

Le patron de l’intérieur estime que Ne Mwanda Nsemi devait retourner dans sa cellule de Makala et suivre la procédure normale pour bénéficier de la grâce présidentielle.

Pour le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Basile Olongo à actualité.cd : « C’est un fugitif. Il doit d’abord regagner sa cellule. Nous sommes un gouvernement des légalistes. S’il doit bénéficier d’une mesure de décrispation du climat politique, cela doit suivre la procédure». Ce, avant de souligner qu’autrement appelé Zacharie Badiengila, Ne Mwana Nsemi devra regagner la prison de Makala, d’où il s’était échappé il y a environ deux ans.

Pour rappel,  Ne Mwanda Nsemi a été présenté, ce lundi 6 mai, à Kinshasa, au cours d’une conférence de presse tenue par Joseph Olenghankoy, président du Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA).

Il avait quitté la prison centrale de Makala lors de l’évasion du 17 mai 2017. «Beaucoup de choses sont dites dans ce pays. Certains disaient qu’il était tué (...). Il est là pour contribuer à la reconstruction de notre pays», avait dit Joseph Olenghankoy.

Après l’évasion du 17 mai 2017 de la prison centrale de Makala, Zacharie Badiengila alias Ne Mwanda Nsemi, aucune explication n’a, cependant, été donnée sur les circonstances de son évasion ni sur le lieu de sa clandestinité.

Kevin M.

Le salut et le péché sont deux éléments qui sont attachés à la nature humaine et au travail du Christ dans la personne de l’homme, mais qui ne sont pas perçus de la même manière chez les catholiques et les protestants. Chacune de ces communautés conçoit ces aspects à sa manière. Jusqu’à la nature humaine, les deux communautés estiment la même chose sur le péché qui a comme origine la désobéissance d’Adam et Eve. Quand l’homme avait péché, il était  perdu. Ce qu’il devait nécessairement faire, c’était de se convertir en confessant ses péchés pour être sauvé. Mais au sujet du salut, les deux groupes n’ont pas la même idéologie. 

La Bible dit que parce que tous ont péché, ils sont privés de la gloire de Dieu (Romains 3:23). En effet, Dieu avait révélé aux gens comment ils doivent vivre, mais personne n’a vécu de la manière  parfaite  que Dieu voulait, du but pour lequel nous avons été créés. Alors, nous cherchons  par nos efforts  à rétablir la relation rompue, mais c’est en vain. Nous ne pouvons pas nous sauver parce qu’en tant que pécheurs, nous ne pourrons jamais répondre à l’exigence de Dieu. Notre seul espoir est la foi en Jésus.

A cause de son amour pour l’homme, Dieu a envoyé Jésus pour fournir la rédemption par sa mort. Il est mort pour payer le prix et la rançon. Dans Luc 19:10 Jésus a dit qu’il  est venu chercher et sauver ce qui était perdu, parce que le salut passe par lui. Comment chacune de ces deux églises conçoivent le salut, le péché et la confession ?

Le salut pour l’Eglise catholique

L’Eglise catholique affirme que le salut se conçoit et s’obtient par de bonnes œuvres, et par le baptême. Le catholicisme enseigne le salut par la grâce, plus dans les bonnes œuvres, et non par la foi seule. Et il ajoute que le salut se mérite avec les bonnes œuvres par l’homme. Cela signifie que c’est un droit pour l’homme d’être sauvé.  Et la vie éternelle est un don fait à l’homme en raison des bonnes œuvres qu’il a faites. La vie éternelle sera donnée à ceux qui font les bonnes œuvres jusqu’à la fin. Cet argument est confirmé par le Canon XII du Concile de Trente, mais pas par les Écritures. Jean-Paul Berne  cite dans son livret un article de ce Conseil qui dit que sans révélation, nous ne pouvons pas connaître ceux que Dieu a fait comme choix pour notre salut. L’Eglise catholique ajoute que  pour être sauvé, il faut le baptême, la participation régulière à la messe, l’abstention de manger de la viande le vendredi. Les Écritures  ne disent pas tout cela.

Le salut pour l’Eglise protestante

Cette église  note que tout travail humain est sans valeur rédemptrice. Donc, tout ce que l’homme peut faire ne peut pas conduire au salut. Le salut est l’œuvre du Fils qui avait déjà payé la peine de l’homme sur la croix. Pourtant, la Bible enseigne que seul la mort du Christ peut satisfaire ou apaiser la colère de Dieu contre les pécheurs (Romains 3:25; Hébreux 2:17; 1 Jean 2: 2; 1 Jean 4:10). Nos œuvres de justice ne peuvent pas ajouter à ce que  Christ a déjà accompli sur la croix.

L’homme a été sauvé par la grâce de Dieu qui est la source du salut. Personne ne peut être sauvé sans la grâce. Ephésiens 2: 8-9 dit que « c’est par la grâce que vous avez  été sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous; c’est le don de Dieu. Ce n’est point par des œuvres, afin que personne ne se glorifie ». La foi est le canal, pas la cause.

Dieu seul peut sauver, et il l’a fait par son Fils unique qui est mort sur la croix. Le salut ne provient pas de l’effort de l’homme; il se pose toujours sur la bonté de Dieu. Le travail de Christ est plus grand, car il apporte la grâce de Dieu pour ceux qui sont coincés  par le péché.

Nous notons que le salut du croyant a déjà eu lieu dans le passé; de sorte que la Bible utilise le passé du verbe sauver pour indiquer cela. La Bible dit à nouveau dans Jean 3:16 qu’à cause de son amour du monde, Dieu a donné son Fils pour sauver tous les hommes qui croiront en lui (Jésus-Christ).  Nous disons que pour bénéficier du salut, il faut accepter la façon dont Dieu voit le péché qu’il condamne, puis vouloir se repentir et recevoir Jésus comme son Seigneur et  Sauveur.

Telle est la position de l’Eglise protestante qui est très différente de la position de l’Eglise catholique. L’Eglise catholique ne propose pas une assurance concernant le salut quand elle dit que nous ne savons pas exactement ce que Dieu a conçu pour chacun d’entre nous en ce qui concerne l’éternité. Elle est incertaine et ne donne pas l’assurance du salut. Les Écritures nous donnent l’assurance que lorsque nous recevons Christ, directement, nous avons le salut et la vie éternelle, et le pouvoir de devenir enfants de Dieu (1Jean 5: 11-13).

Les protestants ne conviennent pas que l’homme peut recevoir le salut par le baptême. Le baptême est un acte qui est le témoignage pour le croyant et qui démontre qu’il est devenu chrétien et décide de suivre Jésus. Le salut vient par la grâce du sacrifice de Christ sur la croix.

Le péché selon l’Eglise catholique

Le péché est un acte bouleversant qui est plus ou moins grave selon l’importance de la loi qui affecte le plan de Dieu. Pour les catholiques, tout homme, dès sa naissance, hérite du péché originel. Il a en lui les conséquences des fautes d’Adam et d’Eve dans le paradis. 

Cette Eglise dit que les bonnes œuvres des croyants sont très nécessaires pour expier les pécheurs. Elle présente deux sortes de péchés: les péchés véniels et les péchés mortels. Les péchés véniels ne coupent pas la relation avec Dieu et ont comme conséquences une diminution de la grâce sanctifiée sans la détruire. Mais les péchés mortels conduisent à  la damnation éternelle.

Il n’est pas facile d’établir la différence entre ces deux sortes de péchés, dit Jacques Blocher qui est un vieux professeur du cours consacré au catholicisme à l’Institut biblique de Norgent.

Dans son livre, il explique comment un péché peut être mortel. Il énumère trois conditions: premièrement, briser une des lois de Dieu, ou une loi naturelle, ou le commandement  de l’église; deuxièmement avoir une connaissance complète de la loi en cause; et troisièmement, la condition consistant à consentir avec sa volonté à faire ce mauvais acte. Blocher énumère également les  sept péchés capitaux qui doivent être confessés publiquement: l’orgueil, l’envie, la cupidité, la luxure, la gourmandise, la colère et la paresse, qui sont les sources de tous les péchés, mortels et véniels. L’Eglise dit que la mauvaise habitude d’être inattentif à des services de culte religieux et d’être négligent dans l’accomplissement des devoirs religieux constitue  aussi un péché. Ces péchés tuent la vie de la grâce sanctifiante.

Le péché selon les protestants

Selon les protestants, tout péché est égal. Tuer quelqu’un ou mentir, tout est péché devant Dieu. La Bible ne fait pas la différence entre les types de péchés. Elle enseigne clairement que tout péché est mortel parce que le salaire du péché est la mort (Romains 6:23). Tout manquement à désobéir à la volonté de Dieu et à ses normes est un péché. Le péché est une action délibérée, une attitude ou une pensée qui va à l’encontre  de Dieu (Galates 3:10). Jacques 2:10 dit ceci: «Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul point, devient coupable de tout cela. » Le péché est l’échec à atteindre le standard de ce que Dieu attend  de nous en acte et en pensée. L’essence du péché est tout simplement l’échec de laisser Dieu être Dieu.

Il y a des termes utilisés par la Bible qui désignent le péché, et ces termes se concentrent sur les causes, la nature et les conséquences.  Parmi les causes du péché, nous citons l’ignorance, l’erreur, l’inattention. Pour la nature du péché, les termes utilisés sont: l’irréligion, la transgression, l’iniquité ou un manque d’intégrité, la rébellion, la trahison, la perversion, l’abomination.  Les conséquences du péché sont: l’agitation, le mal ou la méchanceté, la culpabilité et la peine.

Pour le protestantisme, le péché est dans la nature humaine. La Bible est assez franche sur la substance dégoûtante qui est dans les cœurs de tous les hommes. Psaume 51: 5 dit: « Car je reconnais mes transgressions, et mon  péché  est constamment devant moi. » Et au verset 7 David dit : « Je suis né dans l’iniquité, et ma mère m’a conçu dans le péché ».  Donc, nous notons que l’homme avait le péché quand il était dans l’utérus. Paul ajoute que «Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu» (Romains 3:23). Personne n’est sans péché. Jésus est le seul à être sans péché. Il a passé tout son ministère planant entre les camps de pécheurs tout en restant sans péché lui-même.

Quelle conclusion alors ?

En réfléchissant sur certains textes bibliques, nous disons que de nombreux arguments utilisés par l’Eglise catholique ne sont pas scripturaires, mais ils sont plus redevables de la tradition. Le Concile de Trente a déclaré depuis 1545 que  la tradition doit être considérée comme ayant une autorité égale à la Bible. Par tradition, nous pourrions comprendre qu’elle véhicule les enseignements humains. Jésus dit dans Marc qu’en vain, les gens l’adorent et l’honorent parce qu’ils sont attachés à la tradition humaine (Marc 7: 6-13). Jésus a voulu démontrer la supériorité de la loi de Dieu sur la tradition de l’homme. Les gens jettent de côté le commandement de Dieu pour s’en tenir à garder leur tradition.  Paul réprimande tous ceux qui utilisent la tradition à la place des enseignements scripturaires. Il met en garde tous ceux qui enseignent autrement que les Écritures (1Timothée 6: 3-5). L’apôtre se réfère à de faux docteurs qui enseignaient la tradition au lieu de la Bible.

Ben

La solution est toute trouvée. En plus de l’interpellation de Martin Fayulu au Parquet judiciaire, les officines du pouvoir fonctionnent à plein régime pour anéantir le zèle du président de l’Ecide.

C’est ainsi que contre toute attente, le célèbre fugitif chef de la secte Bundu dia Mayala est réapparu dans les hauts lieux du pouvoir en train d’échanger avec le président du Conseil national de suivi de l’Accord de la Saint Sylvestre, Joseph Olenghankoy Mukundi. Un accord dont l’application par le nouveau Chef de l’Etat réjouit énormément les opposants et leurs bases, ravis de se mouvoir en toute liberté sur la scène nationale pour exprimer leurs opinions par rapport à la marche de la démocratie en RDC.

IRRUPTION

Cependant, cette irruption ne semble pas du goût du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Basile Olongo, sous le mandat duquel Ne Muanda Nsemi a non seulement été arrêté, mais encore a réussi à s’évader après la destruction de l’enceinte de la prison. Pour Basile Olongo, le chef spirituel de Bundu dia Mayala est  «un fugitif. Il doit d’abord regagner sa cellule. Nous sommes un gouvernement de légalistes. S’il doit bénéficier d’une mesure de décrispation du climat politique, cela doit suivre la procédure», a-t-il confié sur actualité.cd.

Ce que le Vice-Premier ministre ne peut pas dire au public est que Ne Muanda Nsemi est un élément du puzzle important pour contrebalancer l’influence grandissante de Martin Fayulu. Ce dernier jouit d’un soutien toujours grandissant dans la capitale, siège des institutions. Une position qui a été pendant longtemps le monopole de l’Udps avant d’être détrôné par l’église catholique. A présent, c’est Lamuka sous l’égide de Martin Fayulu qui fait parler la poudre à Kinshasa.

En témoigne la mobilisation provoquée par son interpellation au Casier judiciaire, situé dans un quartier hautement stratégique entouré des écoles, des représentations diplomatiques...

BUZZ

En effet, nul ne pouvait s’attendre à ce que les militants de Lamuka feraient autant de buzz autour de cette affaire à Kinshasa et en provinces, au point de contraindre la Police à reporter l’audition. Martin Fayulu, on le sait, fonctionne désormais selon son credo du soulèvement populaire qui serait l’effet domino de ce qui se passe dans d’autres pays africains comme l’Algérie et le Soudan.

Engagé dans cette voie de la perdition, Martin Fayulu semble investi d’une mission messianique qui emballe facilement ses auditeurs. A ce rythme, les stratèges du pouvoir pensent que seule la voix d’une personnalité de la trempe du gourou de Bundu dia Mayala est susceptible de faire taire Martin Fayulu. Ne Muanda Nsemi, c’est pratiquement Gabriel Kyungu dans son Katanga natal. Quand « baba crie », le microcosme politique s’agite.

Sauf qu’actuellement les responsables des institutions sont partagés. Les uns plaident pour la relaxation pure et simple de Ne Muanda Nsemi qui n’a jamais été jugé, d’autres plus tranchants exigent sa remise dans les geôles.

COMPORTEMENT

A ce niveau, la machine semble bloquer, car Ne Muanda Nsemi n’est pas du genre à marcher au doigt et à l’œil de ceux qui tenteraient de lui dicter un comportement à suivre. Vivant et libre, il peut à tout moment rejoindre officiellement son maquis du Kongo Central où il est considéré désormais comme un héros.

Une chose est vraie. A Kinshasa, Fayulu n’est plus le seul leader à lever la voix pour mettre mal à l’aise les dirigeants.

Coup sur coup, Ne Muanda Nsemi, fort de son alliance avec le pouvoir, pourra servir à la cause et barrer la route au président de l’Ecide. La crainte est que les militants de deux leaders se croisent un jour sur les avenues de la capitale.

QUIETUDE

Comme on le voit, la scène politique est loin de trouver sa quiétude quand bien même Moïse Katumbi ne cache plus sa satisfaction face aux actions menées par le chef de l’Etat en faveur de la liberté d’expression et d’opinion.

La libération des prisonniers politiques, le retour imminent du président d’Ensemble pour le changement après trois ans d’exil forcé, la libération des manifestations publiques… sont les palmes remportées par Félix Antoine Tshisekedi en trois mois de pouvoir.

Sauf que si la tension politique demeure, il sera difficile aux investisseurs de venir au pays, de créer des emplois et de contribuer massivement à la croissance économique. Les jours qui viennent seront donc déterminants.

MOTA SETI

Petit à petit, le président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Godefroid Mpoyi et ses députés marquent le début de leur mandat d’une pierre indélébile. Après Roger Nsingi, l’ancien président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, hier mardi 7 mai, c’était le tour du ministre des Finances Guy Matondo de connaître la sentence des députés provinciaux après son grand oral sur sa gestion des finances de la ville.  

La résolution, qui entre en vigueur dès son adoption, précise que Guy Matondo devra s’expliquer devant la Cour de cassation. Se basant sur le rapport de la Commission Politique, Administrative et Judiciaire (PAJ), l’Assemblée provinciale, par le biais de son président, Godefroid Mpoyi Kadima, a saisi le Procureur général près la Cour de cassation pour interdire le ministre provincial des Finances de sortir de la capitale.

Osée Tshimanga, président de la Commission Politique, Administrative et Justice (PAJ) a interpellé le gouverneur de la ville de Kinshasa de veiller à l’aboutissement de ce processus. Il doit prendre des mesures conservatoires interdisant au ministre de quitter la ville de Kinshasa jusqu’à la conclusion des enquêtes. Le président de la Commission Politique Administrative et Justice (PAJ), a insisté que le gouverneur doit interdire à tous les ministres de la ville de Kinshasa d’engager des dépenses non liées au fonctionnement jusqu’à l’installation du nouveau gouvernement. Pour rappel, Guy Matondo a été interpellé pour répondre à une motion initiée par le député Tenge Te Litho. Le ministre était appelé à éclairer les élus provinciaux de Kinshasa notamment sur le surendettement du gouvernement Kimbuta auprès des banques commerciales, évalué à 18 millions USD, les comptes fictifs ou parallèle, ainsi que les arriérés de salaire et primes des ministres provinciaux allant jusqu’à plus de 30 mois.

Micha Kisalasala

La rumeur, le ragot, enfin tout ce qui fait croire au fleuve qu’il n’est pas fait d’eau, mais qu’il coule souvent pourtant, appartient à cette catégorie. Nous avons tous entendu des rumeurs et nous en avons sûrement diffusé quelques unes, dit une pensée au sujet des rumeurs qui font trembler la société et créent beaucoup d’inquiétudes ainsi que des stress pour beaucoup de gens. Aujourd’hui, les rumeurs circulent de la manière dont évolue le partage d’information.

La RDC n’en est pas exempte, parce que beaucoup de nouvelles circulent dans nos différents centres sans authenticité mais qui sont, par contre, gobées crues par la population. C’est le cas de l’annonce faite dans les réseaux sociaux sur la nomination d’un premier ministre. Une cabale parce qu’il y eut des réactions pour démentir.  « Henri Yav Mulang a été désigné Premier ministre. » C’est la rumeur qui a animé la twittosphère congolaise dimanche dans l’après-midi, touchant même quelques médias.

Aussi, le cas le plus macabre est celui de le député Ne Muanda Nsemi qui était donné pour mort, mais qui resurgit aujourd’hui. En effet, après l’attaque de la prison centrale de Makala qui a facilité l’évasion de plusieurs prisonniers dont Ne Mwanda Nsemi, beaucoup de choses ont été dites au sujet du sort de cet homme connu comme un personnage controversé, plein de mystère.

Comme les rumeurs, très souvent, se volatilisent à la manière du vent, des propos donnant même des « détails » sur sa mort ont été proférés ; et ont été agréés par plusieurs. C’est ainsi que peuvent facilement être salies certaines personnes. 

Quid de la vérité

Ne Muanda Nsemi, député national et président national du parti politique Bundu dia Mayala, en cavale depuis son évasion de la prison centrale de Makala le 17 mai 2017, était réapparu dans une vidéo dans laquelle il parlait de la situation sociopolitique du pays, alors que certains le donnaient pour mort. Personne n’y avait cru, parce que cela était avait été considéré comme une cabale, un coup monté. Même  son avocat et secrétaire général de son parti ne savait pas vraiment pas où Ne Mwanda s’était réfugié après son évasion. « Depuis qu’il a quitté la prison, je n’ai eu aucun contact avec lui », affirmait son avocat, qui croyait que son maitre se cachait parce qu’il était poursuivi. 

En sa qualité d’un personnage mystique, des gens plus avisés disaient avec certitude que « quand Muanda Nsemi parle, ce qu’il est quelque part ».

Fula Matingu, son avocat, estimait que si Ne Muanda Nsemi « se cache, c’est parce qu’il sait qu’il est poursuivi »reconnaissant même que « de temps en temps, quelqu’un m’apporte un dépliant écrit par Ne Muanda Nsemi et je reconnais son style ».

Malgré certaines déclarations officielles faites telles que celle sortie de la bouche du  ministre de la Justice, les incrédules ne désarmaient pas, et ont répandu des bobards.

« Des miliciens de Bundu dia Kongo ont attaqué la prison vers 4h du matin pour libérer leur leader…  Ne Mwanda Nsemi est en fuite, mais nous ne tarderons pas à lui mettre la main dessus », avait alors annoncé Alexis Thambwe Mwamba, ministre de la Justice et Garde des Sceaux.

Aujourd’hui, la vérité a fini par triompher de toutes les façons. Mais, dommage que cela ne pourra pas changer la réalité des rumeurs, les réseaux sociaux en étant remplis.

« Je suis estomaqué de voir à quel point une majorité de citoyens croient aveuglément à tout ce qu’ils lisent sur les réseaux sociaux et qui ne sont bien souvent que des tissus de mensonges détectables à l’œil nu », disait quelqu’un.

Comment se fait-il que de fausses rumeurs peuvent prendre une telle ampleur en si peu de temps sans que personne ne réagisse pour stopper la chose ? En fait, la rumeur naît lorsque l’information officielle est insuffisante ou lorsque quelqu’un veut nuire intentionnellement. C’est une information non officielle, non vérifiée destinée à être crue et diffusée en chaîne. Elle naît, circule, s’amplifie tant qu’elle trouve des auditeurs qui se sentent concernés, atteint un paroxysme, éclate et sombre. C’est le cas de la résurgence de Ne Muanda Nsemi qui doit servir de leçon à tout celui qui s’accroche  trop aux rumeurs.               

Ben

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