Kinshasa - RD Congo 22/10/2020:

La Pâque est une des fêtes importantes des Juifs sous l'Ancienne Alliance. En avril-mai, il y avait trois fêtes qui étaient organisées pendant cette période : la Pâque, la Fêtes des pains sans levain et la Fête des prémices. Dans le Nouveau-Testament, on ne célèbre que la Pâque par l'Eglise chrétienne.

Qu'est-ce la Pâque ?

Cette fête commémorait la délivrance des Israélites de l'esclavagisme en Egypte. On l'appelle " Pâque de l'Eternel " parce que c'est Dieu qui a délivré son  peuple, il l'a fait sortir d'Egypte. Le chapitre 12 d'Exode aux versets 11-14  dit ceci : " Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds, et votre bâton à la main; et vous le mangerez à la hâte. C'est la Pâque de l'Éternel. Cette nuit-là, je passerai dans le pays d'Égypte, et je frapperai tous les premiers-nés du pays d'Égypte, depuis les hommes jusqu'aux animaux, et j'exercerai des jugements contre tous les dieux de l'Égypte. Je suis l'Éternel. Le sang vous servira de signe sur les maisons où vous serez; je verrai le sang, et je passerai par-dessus vous, et il n'y aura point de plaie qui vous détruise, quand je frapperai le pays d'Égypte. Vous conserverez le souvenir de ce jour, et vous le célébrerez en l'honneur de l'Éternel; vous le célébrerez comme une loi perpétuelle pour vos descendants. "

Moise a reçu des instructions de la part de Dieu pour préparer les Israélites à quitter l'Egypte ; l'ange de la mort passerait pour frapper tous les premiers-nés d'Egyptiens, y compris des animaux. Dieu épargne les Hébreux (les Juifs) ; le sang est peint sur les portes des Israélites pour montrer qu'ils sont sauvés. C'est l'image du sang de Jésus-Christ qui sauve.

C'était un événement historique qu'il fallait célébrer en Israël par toutes les générations. La Pâque symbolisait la délivrance, la libération C'est le départ du peuple juif vers la destination que Dieu voulait pour lui, vers la terre promise.

Pendant 430 ans, Israël était en esclavage en Egypte jusqu'au jour où Dieu a décidé de le libérer de cette situation. Exode 2 : 23-25 nous dit que Dieu entendit les pleurs et en eut compassion. " Longtemps après, le roi d'Égypte mourut, et les enfants d'Israël gémissaient encore sous la servitude, et poussaient des cris. Ces cris, que leur arrachait la servitude, montèrent jusqu'à Dieu. Dieu entendit leurs gémissements, et se souvint de son alliance avec Abraham, Isaac et Jacob. Dieu regarda les enfants d'Israël, et il en eut compassion. "

Il décide d'accomplir l'alliance qu'il avait traitée avec Abraham. Dieu attend toujours des moments propices pour réaliser sa promesse ; surtout quand les espoirs s'évanouissent.

Il appelle Moise et partage avec lui ce qu'il allait faire pour délivrer son peuple de cet esclavagisme. Il le met devant comme leader pour jouer le rôle du sauveur. Moise donne des arguments pour se rétracter, mais Dieu tient en l'assurant qu'il sera à côté de lui pour accomplir cette lourde tache.

Sachons que quand Dieu donne une tache qui semble lourde, soyez rassuré qu'il ne vous laissera pas seul pour l'accomplir parce que sans lui, nous ne saurons rien faire.

Déjà au chapitre 12 d'Exode, on indique ce qu'est la Pâque : la sortie de l'Egypte vers le Canaan. 

Comment était-elle célébrée ?

Exode 12 : 15-20 donne les détails de la manière dont la Pâque devait être célébrée. " Pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain. Dès le premier jour, il n'y aura plus de levain dans vos maisons; car toute personne qui mangera du pain levé, du premier jour au septième jour, sera retranchée d'Israël. Le premier jour, vous aurez une sainte convocation; et le septième jour, vous aurez une sainte convocation. On ne fera aucun travail ces jours-là; vous pourrez seulement préparer la nourriture de chaque personne. Vous observerez la fête des pains sans levain, car c'est en ce jour même que j'aurai fait sortir vos armées du pays d'Égypte; vous observerez ce jour comme une loi perpétuelle pour vos descendants. Le premier mois, le quatorzième jour du mois, au soir, vous mangerez des pains sans levain jusqu'au soir du vingt et unième jour. Pendant sept jours, il ne se trouvera point de levain dans vos maisons; car toute personne qui mangera du pain levé sera retranchée de l'assemblée d'Israël, que ce soit un étranger ou un indigène. Vous ne mangerez point de pain levé; dans toutes vos demeures, vous mangerez des pains sans levain. Moïse appela tous les anciens d'Israël, et leur dit: Allez prendre du bétail pour vos familles, et immolez la Pâque."

Manger les pains sans levain pendant sept jours, exclure tous ceux qui utiliseraient le levain, transmettre ces détails aux enfants… Le verset 28 dit que le peuple fit ce que Dieu avait ordonné à Moïse et à Aaron. C'est le respect des instructions de Dieu : faire ce que Dieu dit et veut.

La nuit du septième jour, l'Eternel frappa tous les premiers-nés en Egypte y compris ceux des animaux et celui du Pharaon. Chaque maison était en deuil et Pharaon se leva la nuit pour ordonner à Moise de faire sortir les Israélites de l'Egypte où ils avaient séjourné 430 ans. Ils partirent pour le désert ; et ils étaient à environ six cent mille hommes sans compter les enfants.

Dieu avait encore donné des instructions supplémentaires pour la célébration de la Pâque : circoncire tous les mâles, interdiction aux étrangers de manger la Pâque.  En principe, ceux qui ne sont pas de lui, ne sont pas concernés par cette célébration.

Le peuple poursuivit sa marche jusqu'à la Mer Rouge où il vit la main de Dieu sur lui. Exode 14 :12-14. Dieu a fait voir sa puissance sur Pharaon et son armée qui étaient engloutis dans les eaux de la mer. Israël eut confiance en l'Eternel.

Si nous marchons sur les pas du Seigneur, il nous accompagne, il nous protège, il combat pour nous et nous donne la victoire. Voyons ce qu'il a fait pour son peuple qui se trouve devant la mer Rouge, ne sachant que faire pour éviter Pharaon et son armée. Exode 14 : 10-31.

Parce qu'on n'aperçoit pas avec exactitude la réalité, Dieu qui  nous conduit à des endroits difficiles afin que nous puissions voir notre salut. Dieu continue à assurer Israël de ne rien craindre pendant qu'il permet aux Egyptiens de le pourchasser. Cette attitude amène Moïse à agir dans la dépendance au Seigneur en plaçant sa totale confiance en lui. Le Seigneur veut se glorifier quand Israël verra comment ses ennemis tomberont dans le piège de destruction qu'il leur a tendu. Il veut que les Egyptiens sachent et reconnaissent qu'il est le seul Dieu, et qu'Israël réalise que son Dieu est puissant pour sauver ; qu'il lui rende gloire et honneur pour son salut. C'est le but  qu'il poursuit en sauvant : être glorifié.

Tel qu'il a agi dans la vie d'Israël en le délivrant des mains de Pharaon, tel aussi il agit dans nos vies en nous protégeant contre l'ennemi qui ne peut nous toucher (1 Jean 5:18). Quand Dieu conduit, il devient le protecteur. Et nous n'avons rien à craindre  parce que nous sommes protégés.

Dieu agit ainsi dans nos vies ; il ne supprime pas les problèmes qui nous entourent, mais il permet que nous marchions en plein milieu de ces situations chaotiques. Dieu  démontre qu'il contrôle tout, il gère tout en permettant que nous ne soyons pas submergés par ces situations chaotiques. C'est de cette façon qu'il confond l'ennemi. Mais, il nous rassure qu'il n'y aura plus de chaos quand paraitra le nouveau ciel et la terre nouvelle, "Il n'y a plus de mer" (Apocalypse 21:1).

Quel est son sens à l'époque ?

C'est le départ pour une libération ; l'agneau fut immolé afin que son sang soit appliqué sur les portes pour servir de témoignage et créer une différence entre ceux qui appartiennent à Dieu et ceux qui ne le sont pas.

La traversée de la Mer Rouge symbolise la coupure de la vieille vie et configure la nouvelle vie. Tout ceci était l'image du salut apporté par Jésus en s'immolant sur la croix. Son sang a coulé pour que l'humanité soit sauvée. C'est l'image du salut à venir par Christ qui a présenté, non pas le sang de la bête, mais le sang divin. La Pâque, c'est la délivrance, c'est la fin de l'esclavage. Moise conduisit le peuple vers la liberté ; aujourd'hui c'est Jésus-Christ le libérateur.                                                                             

Ben

Tuesday, 16 April 2019 20:36

LETTRE PASTORALE : L'épine sankuroise

Alors que le Chef de l'Etat remporte un franc succès dans sa tournée provinciale, la crise électorale met entre parenthèses un processus censé doter le pays d'un personnel dirigeant de qualité.

Après l'épopée de la présidentielle suivie de celle des Sénateurs et récemment des Gouverneurs, le processus électoral est comme poursuivi par un signe indien qui le piège à chacun de ses pas. La gangrène est réellement sous le pied de la classe politique qui risque de compromettre l'essentiel du crédit dont elle jouit de la population avant même de s'être mis au travail. Et ce, alors que les défis sont immenses et la RDC a besoin de centaines de milliards de dollars pour sa reconstruction.

En effet, la situation confuse enregistrée au Sankuru est une reproduction en miniature des impairs observés tout au long du processus électoral. Actuellement, le Sankuru prend en travers la gorge toutes les institutions qui se battent les unes les autres autour d'une question qui devrait être aisément tranchée par la loi.

Cette crise met en exergue les intérêts individuels qui président depuis un temps aux choix des électeurs, des organisateurs des élections voire de la communauté internationale qui ajuste ses mesures par rapport à ses préférences fixées souvent à la tête du candidat.

Comme on le voit, la crise au Sankuru nécessite de solutions idoines pour arrêter le cycle de contestations qui émaillent le processus électoral.  Ainsi, on aura fermer une parenthèse dangereuse qui expose le pays à la honte et au mépris faute de sagesse de la part des acteurs politiques qui auraient dû s'inspirer de la passation du pouvoir pacifique et historique entre Joseph Kabila et Félix Antoine Tshisekedi.

MOTA SETI

Les Etats de Grands lacs ont longtemps joué avec le feu pour plaire aux intérêts des multinationales au point que l'implosion tant redoutée hypothèque tout développement de cette partie du continent plongée dans un cycle de violence interminable. Et pourtant, tout semble réuni pour que les pays partageant cet espace riche en minerais, ressources agricoles et du tourisme décolle sans trop d'investissements étrangers.

En effet, la simple comptabilité de groupes rebelles (centaine) écumant les forêts et montagnes des Grands lacs pour exploiter les ressources naturelles sans aucune contrepartie au trésor public en dit long sur le danger permanent que représente cette région. Chaque jour qui passe, le nombre de victimes d'assassinats, d'enlèvements, de familles déplacées ne cesse d'augmenter. Le drame dans cette crise qui perdure est que cette poudrière poursuit ses désastres en présence de milliers de soldats onusiens postés en RDC.

On aura parlé de minerais de sang, de la loi Dodd-Frank, du processus de Kimberley…, les multinationales continuent à sévir dans les Grands lacs. Un véritable défi pour le Chef de l'Etat congolais nouvellement élu qui a bénéficié du suffrage de ces populations et qui, en retour, attendent beaucoup de lui. Sauf que dans la démarche, le travail paraît plus laborieux qu'on le croirait car il faut désamorcer les réseaux internes qui entretiennent ces rébellions, attaquer les multinationales au niveau de la justice internationale, renforcer le contrôle aux frontières grâce à une administration bien équipée, créer des emplois pour désintéresser les jeunes à la tentation des armes.

Bref, il y a toute une litanie de mesures qu'il faut prendre en associant les Etats de la région, qui s'enrichissent sur le dos du Congo en servant de pays de transit des minerais. A cet effet, des enquêtes fouillées et documentées doivent être menées pour mettre à nu les chaines de destruction de la vie des populations à l'Est.

Déjà, le message fort lancé par la promulgation du Code minier révisé a suffi pour rappeler qu'au Congo le Gouvernement a l'œil ouvert sur ses ressources naturelles. Mieux encore, il convient d'accompagner cette réforme par des mécanismes puissants qui font généralement défaut ou qui sont mal appliqués par les responsables.

Il suffit donc d'ôter la main invisible des multinationales, des Etats voisins et des Congolais pour que la paix revienne à l'Est où les populations peuvent vivre autrement que sous le bruit des bottes.

MOTA SETI

Une des bouches autorisées du nouveau pouvoir, Augustin Kabuya avait juré sur les ondes de notre consœur Top Congo que le cabinet  présidentiel allait être rendu public à la fin de la semaine précédente. 

Pratiquement sur  le qui-vive, les millions de Congolais sont restés à l’affût autour de leurs petits écrans, guettant la grande annonce pour le week-end

Samedi y est passé. Dimanche aussi. Nous sommes mercredi et le cabinet présidentiel se fait toujours tant désiré. 

Inquiétude

L’inquiétude devient perceptible au sein de l’opinion nationale. Beaucoup d’analystes commencent à se demander comment un Président qui fait face à des défis parmi les plus ingrats du monde, peut espérer s’en sortir en prenant son temps dans la mise en place des structures stratégiques, sans lesquelles il ne saurait logiquement rien faire ?

Un cabinet présidentiel constitue l’urgence des urgences. Il est étonnant de constater que plus d’un mois après l’entrée en fonction du Chef de l’Etat, ce dernier n’est toujours pas constitué.

Certes, on sait qu’il y a des conseillers compétents qui travaillent dans l’informel. Mais cette manière de travailler représente un sérieux handicap pour la marche du pays.

Crainte

Les Congolais commencent à craindre que les folles rumeurs qui circulent au pays n’aient pas un fond de vérité. C’est notamment le fait que le Chef de l’Etat subit un assaut sans précédent dans la ruée vers le cabinet. Nous serions donc en présence d’un cas de figure où l’embarras de choix plombe la décision du numéro 1 congolais. Qui prendre, qui laisser sur la touche. En cette matière, beaucoup sont ceux qui rappellent au nouveau Président que l’on ne saurait faire une omelette sans casser les œufs. Quelles que soient les pirouettes qu’il peut imaginer, quelles que soient les formules  qu’il va s’exercer à concevoir, il y aura toujours des déçus, car le contexte ne permet pas de satisfaire tout le monde. Même pas 50 pour cent des quémandeurs.

Options

Il est temps de lever des options radicales et de trancher sans se préoccuper des conséquences. De toutes les façons, un cabinet présidentiel n’est pas statique. Les enjeux sont si contraignants que les premiers à y faire leur entrée seront sous la pression d’une compétition silencieuse qui fera que les remplacements seront fréquents. 

Les moins aptes ne bénéficieront pas du moindre temps de grâce. Ils devront se préparer à débarrasser le plancher  aussitôt que leurs limites vont éclater au grand jour.

Exécutif

La léthargie observée dans la mise en place du cabinet présidentiel est de même décriée en ce qui concerne le lancement du nouveau Gouvernement. Tous les ingrédients sont pourtant au point. Il ne reste qu’une chose : la nomination d’un informateur ainsi que l’a promis depuis Windhoek le Chef de l’Etat.

Tout le monde était sûr qu’à son retour de Namibie, l’informateur allait être connu dans les 48 heures. Rien ne se dessine à l’horizon.

Félix Tshisekedi, qui a la volonté de faire décoller à grande vitesse le Congo, doit savoir que les circonstances ayant présidé à son accession au trône, mais surtout la pression des attentes populaires, obligeait à démarrer le quinquennat sous les chapeaux de roues.

Mais cette manière de se laisser glisser sur la rampe de longues attentes constitue un poison pour l’action.

MAGG MIKOMBE

La République démocratique du Congo constitue l’une des étapes importantes de la tournée du secrétaire adjoint en charge des affaires africaines au Département d’Etat, Tibor Nagy. Il est attendu à Kinshasa le mercredi 13 mars prochain. Il sera reçu officiellement par le président de la République. Cette visite intervient après celle de Peter Pham, l’envoyé spécial des USA pour la région des Grands Lacs.

De bonnes sources, il nous revient d’apprendre que le «Monsieur Afrique» de Donald Trump devra aussi évoquer avec le chef de l’Etat sa prochaine visite à Washington. Mais déjà, avant de s’embarquer hier lundi le 5 mars pour une tournée africaine, le patron des affaires africaines au Département d’Etat a lancé quelques signaux forts.

Sur RFI, il a confirmé que de « toute évidence » le processus électoral a été marqué par des « problèmes majeurs », ce qui explique notamment les sanctions annoncées récemment contre plusieurs responsables congolais.

La meilleure élection de l’histoire congolaise

 Mais il considère qu’avec le recul du long terme, ce processus marque tout de même une évolution  « positive » avec le départ de Joseph Kabila et l’arrivée « d’un opposant à la tête du pays ». Pour le secrétaire d’Etat adjoint des Etats-Unis pour les Affaires africaines, cette élection reste donc « la meilleure de l’histoire de la RDC ». Il estime qu’il faut désormais laisser « du temps » à Félix Tshisekedi pour « créer son propre espace politique » et n’exclut pas que la RDC puisse connaître, à terme, un scénario à l’angolaise.

Dans une interview à Jeune Afrique lundi 4 mars dernier, Tibor Nagy a ajouté : « C’est probablement la meilleure élection que le Congo ait jamais connu jusqu’à maintenant. Je comprends tout à fait et je respecte la manière dont les médias voient le monde : ils traitent d’événements. Les universitaires et les analystes s’intéressent plutôt aux processus. Si vous regardez les élections comme un événement isolé, bien sûr, vous lui trouverez d’importants défauts. Mais comme partie d’un processus, elles sont très positives. Ce qui est primordial, c’est que Joseph Kabila soit parti. Je pense que c’est une nouvelle ère pour la RDC. Les Congolais auxquels j’ai parlé sont, de manière intéressante, très optimistes ».

En Occident, certains groupes regardent beaucoup en arrière. Nous voulons aller de l’avant. Nous voulons coopérer avec le président Tshisekedi pour voir comment nous pouvons servir la cause du Congo et en finir avec ces choses horribles qui ont plongé le pays dans la misère ».

Et de préciser sur les sanctions américaines à l’encontre de principaux organisateurs des élections en République démocratique du Congo : « Pour moi, c’est très cohérent. Des millions de Congolais se sont rendus aux urnes de bonne foi. La majorité des candidats eux-mêmes a participé aux élections de bonne foi, en dépit de ce que disent les analystes. De l’autre côté, nous avons dit, tout au long du processus électoral, que ceux qui interfèrent dans le processus démocratique, ou provoquaient des violences, seraient passibles de sanctions des États-Unis. Certains s’en sont rendus coupables. Par conséquent, les États-Unis étaient fondés à appliquer des sanctions . Avec un processus qui connaît des problèmes significatifs, vous pouvez néanmoins avoir un résultat positif . Je ne donnerai pas dans les détails concernant chaque individu. Mais chaque situation a été étudiée avec beaucoup d’attention. Et d’autres sont encore en train d’être analysées. Ne soyez pas surpris si d’autres noms sortent dans un futur proche. Nous sommes très déterminés».

Plaidoyer pour les prisonniers politiques camerounais

Après l’Afrique de l’Ouest en fin d’année dernière, le secrétaire d’Etat adjoint des Etats-Unis pour les Affaires africaines est attendu au Cameroun, au Rwanda, en Ouganda. Il a fait aussi deux étapes en Europe : en Belgique et en France où il a débuté sa tournée hier lundi.

Le Cameroun est l’avant-dernière étape de la tournée africaine de Tibor Nagy mais ce n’est pas la moindre de ses préoccupations. Le « Monsieur Afrique » de Donald Trump y est attendu le 17 mars.

L’émissaire du président américain devrait inciter les autorités du pays à être « plus sérieuses » dans leur gestion de la crise du Cameroun anglophone. Les quelques mesures, « symboliques », dit-il, prises jusqu’à présent ne suffisent pas et la crise est « extrêmement grave » à ses yeux et ne cesse de s’aggraver. Tibor Nagy devrait également plaider en faveur de l’opposant Maurice Kamto et de ses coaccusés. Toujours en prison, ils doivent être fixés ce mercredi 6 mars sur leur demande de libération provisoire.

« Le gouvernement camerounais assure qu’il a été arrêté et emprisonné pour des raisons légitimes. Moi, je pense vraiment qu’il serait très sage de le libérer. Parce que, que ce soit vrai ou faux, il est perçu comme ayant été incarcéré pour ses activités politiques », explique Tibor Nagy.

Kevin M.

L’apôtre Paul avait une autre façon de penser sur le ministère, contrairement à ce que pensent les serviteurs de Dieu d’aujourd’hui. En lisant les pensées de Paul, on estime que la base du ministère reste l’Evangile qui doit demeurer authentique. Il dit ceci dans sa lettre adressée à l’Eglise de Colosse.

 « …si du moins, vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l’espérance de l’Evangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel, et dont moi Paul, j’ai été fait ministre. Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Eglise. C’est d’elle que j’ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonçasse pleinement la parole de Dieu, le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints, que Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir: Christ en vous, l’espérance de la gloire. C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. C’est à quoi je travaille, en combattant avec sa force, qui agit puissamment en moi. » (Colossiens 1: 23-29).

Paul donne un aperçu détaillé du caractère divin de son ministère. Il relève dans ce texte huit aspects de ce ministère: la source du ministère, l’émotion du ministère, la souffrance du ministère, la mesure du ministère, l’objet du ministère, le motif du ministère, le prix  du ministère, et la puissance du ministère.

Parlant de la source de son ministère, Paul dit que c’est Dieu qui en est la source (1:23, 25). Le Seigneur l’a surpris sur le chemin de Damas où il allait pour capturer et tuer les chrétiens. Dieu l’a sauvé et l’a appelé pour apporter l’Evangile aux païens (Actes 26: 12-18).Dans plusieurs endroits, Paul a expliqué comment Dieu l’avait appelé à son ministère. Il dit ceci dans Romains 15: 15-16 : « Cependant, à certains égards, je vous ai écrit avec une sorte de hardiesse, comme pour réveiller vos souvenirs, à cause de la grâce que Dieu m’a faite d’être ministre de Jésus-Christ parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’Evangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l’Esprit-Saint.… »; 1 Tim 2: 5-7; 2 Tim 1:11..).

Selon Paul, son ministère, c’est quelque chose par laquelle Dieu lui a fait confiance. Il ne cherchait pas la gloire pour lui-même et voulait être considéré comme un serviteur du Christ et un intendant de la Parole de Dieu (1 Cor 4: 1-2). Ce n’est pas par sa volonté qu’il est devenu prédicateur, il a été choisi et nommé par Dieu (1 Co 9, 16-17).

Concernant l’émotion du ministère, Paul dit au verset 24 qu’il a été fait ministre selon la charge que Dieu lui a donnée auprès des Colossiens ; charge d’annoncer pleinement la parole de Dieu. Paul dit qu’il ne dépend pas des circonstances dans son ministère parce que la joie interne d’un chrétien doit s’exprimer malgré les circonstances. L’apôtre avait de nombreux défis, mais n’avait jamais perdu sa joie. Dans 2 Cor 4: 8-9, il exprime ses sentiments devant la détresse, le désespoir, la persécution ; il a tenu bon et jamais il n’avait abandonné. Même quand il avait reçu des coups de fouets, il n’avait pas perdu l’espoir.

 Quand il était en prison, il se réjouissait parce que Christ était toujours prêché (Phil 1,18). Quand il pensait qu’il allait mourir, il se réjouissait encore (Phil 2:17). Lorsqu’il avait été battu et se retrouvait en prison, il avait chanté les louanges en faveur de Dieu (Actes 16:25). C’est ainsi qu’il exhorte les Philippiens à se réjouir toujours (Phil 4: 4). Tout en sachant que nous sommes sauvés et nos péchés sont pardonnés,  cela est suffisant pour nous réjouir toujours ; peu importe les circonstances auxquelles nous pouvons être confrontés.

Quant à la souffrance dans le ministère, Paul fait allusion à la prison où il était (1:24) quand il a écrit aux Colossiens et aux Philippiens. C’est à la souffrance qu’il faisait référence dans Actes 28:16, 30.

Il explique pourquoi on doit être joyeux pendant qu’on souffre. Il dit que la souffrance nous aide à comprendre un peu ce que Jésus a traversé (Phil 3:20) ; elle rappelle aux disciples du Christ les tourments qu’il  a connus, et Jésus dit  à ce sujet que «Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. »  (Jean 15:18).

Dans 2 Tim 3:12, il nous est dit que tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés. Pierre dit que la souffrance peut être une voie qui conduit les autres à suivre Christ (1 Pierre 2:12).  La souffrance frustre Satan qui veut l’utiliser pour détruire notre joie.

Faisant allusion à la  mesure du ministère, Paul dit qu’il prêchait principalement toute la Parole de Dieu (Actes 20:27). Les prédicateurs ne sont pas appelés à faire tout dans l’église. Ils doivent travailler dur surtout à la prédication et à l’enseignement (1 Tim 5,17).

L’objet du ministère pour Paul, c’est de révéler les mystères cachés dans le passé. «  Le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints, à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir: Christ en vous, l’espérance de la gloire. » (1: 26-27). Il s’agit des vérités qui n’ont pas été révélées dans l’Ancien Testament, mais qui sont maintenant révélées dans le Nouveau Testament. Dieu révèle ces vérités à ses disciples à travers ses prédicateurs et enseignants. Ces mystères dont il est question et qui sont maintenant mentionnées dans le Nouveau Testament ne sont autres choses que les vérités contenues dans notre prédication.

 L’un des plus grands mystères révélé qui doit être contenu dans notre prédication est le suivant : « Christ en vous, l’espérance de la gloire. » Jésus est vivant à l’intérieur de chaque croyant. Sa présence constitue un espoir pour tout croyant qui croit passer l’éternité dans le ciel à coté de Jésus. Telle est « l’espérance de la gloire. »

Paul précise le motif du ministère  au verset 28 : « C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. » (Col 1:28). Paul était tenu d’annoncer Christ publiquement et de maison en maison (Actes 20:20). Sa prédication a été positive à certains moments et négative à d’autres moments. Dans sa prédication, il n’a jamais manqué de mettre  en garde les gens sur le jugement futur à cause du péché. C’est dans ce sens qu’il n’a cessé d’exhorter  nuit et jour ceux d’Ephèse pendant trois ans (Actes 20:31).

Il est donc indiqué que chaque croyant avertisse les autres croyants quand ils débordent  (Col 3:16; 2 Thessaloniciens 3: 14-15). Il est très important d’alerter ceux qui sont dans la distraction par rapport à leurs vies chrétiennes quand ils se versent dans le péché.

Tous les pasteurs doivent être en mesure d’enseigner parce que l’enseignement de la Parole de Dieu est la part la plus importante de leur ministère. Et l’enseignement doit être fait avec sagesse ; cela implique d’appliquer les principes bibliques  dans la vie chrétienne. Pour y arriver, le prédicateur doit focaliser son attention sur la lecture, l’explication et l’application de la Parole de Dieu (1 Tim 4:13).

L’objectif du ministère, c’est  de conduire les croyants à la maturité. Dans notre  ministère, l’objectif ne devrait pas être juste de gagner les gens à Christ, mais de les amener aussi à la maturité spirituelle afin qu’ils ressemblent à l’image de Christ. Les chrétiens doivent savoir rechercher à devenir le modèle de Christ en tout ; c’est l’objectif poursuivi par tout prédicateur quand il fait son ministère.

Paul explique la puissance du ministère quand il dit au verset 29 ceci : «C’est à quoi je travaille, en combattant avec sa force, qui agit puissamment en moi. » (Col1:29) Paul a travaillé très dur dans son ministère ; parfois il y avait la douleur et la souffrance. Et c’est par la grâce et la puissance qu’il a vaincu dans son ministère. Ce n’est pas par sa propre puissance et sa propre  force.

Paul a travaillé à la prédication de la Parole, afin qu’il puisse conduire dans son ministère tous les hommes et les femmes à la maturité en Christ. Cela devrait aussi être l’objectif de tout prédicateur.                                                                                                               

Ben

L’apôtre Paul avait une autre façon de penser sur le ministère, contrairement à ce que pensent les serviteurs de Dieu d’aujourd’hui. En lisant les pensées de Paul, on estime que la base du ministère reste l’Evangile qui doit demeurer authentique. Il dit ceci dans sa lettre adressée à l’Eglise de Colosse.

 « …si du moins, vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l’espérance de l’Evangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel, et dont moi Paul, j’ai été fait ministre. Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Eglise. C’est d’elle que j’ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m’a donnée auprès de vous, afin que j’annonçasse pleinement la parole de Dieu, le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints, que Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir: Christ en vous, l’espérance de la gloire. C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. C’est à quoi je travaille, en combattant avec sa force, qui agit puissamment en moi. » (Colossiens 1: 23-29).

Paul donne un aperçu détaillé du caractère divin de son ministère. Il relève dans ce texte huit aspects de ce ministère: la source du ministère, l’émotion du ministère, la souffrance du ministère, la mesure du ministère, l’objet du ministère, le motif du ministère, le prix  du ministère, et la puissance du ministère.

Parlant de la source de son ministère, Paul dit que c’est Dieu qui en est la source (1:23, 25). Le Seigneur l’a surpris sur le chemin de Damas où il allait pour capturer et tuer les chrétiens. Dieu l’a sauvé et l’a appelé pour apporter l’Evangile aux païens (Actes 26: 12-18).Dans plusieurs endroits, Paul a expliqué comment Dieu l’avait appelé à son ministère. Il dit ceci dans Romains 15: 15-16 : « Cependant, à certains égards, je vous ai écrit avec une sorte de hardiesse, comme pour réveiller vos souvenirs, à cause de la grâce que Dieu m’a faite d’être ministre de Jésus-Christ parmi les païens, m’acquittant du divin service de l’Evangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, étant sanctifiée par l’Esprit-Saint.… »; 1 Tim 2: 5-7; 2 Tim 1:11..).

Selon Paul, son ministère, c’est quelque chose par laquelle Dieu lui a fait confiance. Il ne cherchait pas la gloire pour lui-même et voulait être considéré comme un serviteur du Christ et un intendant de la Parole de Dieu (1 Cor 4: 1-2). Ce n’est pas par sa volonté qu’il est devenu prédicateur, il a été choisi et nommé par Dieu (1 Co 9, 16-17).

Concernant l’émotion du ministère, Paul dit au verset 24 qu’il a été fait ministre selon la charge que Dieu lui a donnée auprès des Colossiens ; charge d’annoncer pleinement la parole de Dieu. Paul dit qu’il ne dépend pas des circonstances dans son ministère parce que la joie interne d’un chrétien doit s’exprimer malgré les circonstances. L’apôtre avait de nombreux défis, mais n’avait jamais perdu sa joie. Dans 2 Cor 4: 8-9, il exprime ses sentiments devant la détresse, le désespoir, la persécution ; il a tenu bon et jamais il n’avait abandonné. Même quand il avait reçu des coups de fouets, il n’avait pas perdu l’espoir.

 Quand il était en prison, il se réjouissait parce que Christ était toujours prêché (Phil 1,18). Quand il pensait qu’il allait mourir, il se réjouissait encore (Phil 2:17). Lorsqu’il avait été battu et se retrouvait en prison, il avait chanté les louanges en faveur de Dieu (Actes 16:25). C’est ainsi qu’il exhorte les Philippiens à se réjouir toujours (Phil 4: 4). Tout en sachant que nous sommes sauvés et nos péchés sont pardonnés,  cela est suffisant pour nous réjouir toujours ; peu importe les circonstances auxquelles nous pouvons être confrontés.

Quant à la souffrance dans le ministère, Paul fait allusion à la prison où il était (1:24) quand il a écrit aux Colossiens et aux Philippiens. C’est à la souffrance qu’il faisait référence dans Actes 28:16, 30.

Il explique pourquoi on doit être joyeux pendant qu’on souffre. Il dit que la souffrance nous aide à comprendre un peu ce que Jésus a traversé (Phil 3:20) ; elle rappelle aux disciples du Christ les tourments qu’il  a connus, et Jésus dit  à ce sujet que «Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. »  (Jean 15:18).

Dans 2 Tim 3:12, il nous est dit que tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés. Pierre dit que la souffrance peut être une voie qui conduit les autres à suivre Christ (1 Pierre 2:12).  La souffrance frustre Satan qui veut l’utiliser pour détruire notre joie.

Faisant allusion à la  mesure du ministère, Paul dit qu’il prêchait principalement toute la Parole de Dieu (Actes 20:27). Les prédicateurs ne sont pas appelés à faire tout dans l’église. Ils doivent travailler dur surtout à la prédication et à l’enseignement (1 Tim 5,17).

L’objet du ministère pour Paul, c’est de révéler les mystères cachés dans le passé. «  Le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints, à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir: Christ en vous, l’espérance de la gloire. » (1: 26-27). Il s’agit des vérités qui n’ont pas été révélées dans l’Ancien Testament, mais qui sont maintenant révélées dans le Nouveau Testament. Dieu révèle ces vérités à ses disciples à travers ses prédicateurs et enseignants. Ces mystères dont il est question et qui sont maintenant mentionnées dans le Nouveau Testament ne sont autres choses que les vérités contenues dans notre prédication.

 L’un des plus grands mystères révélé qui doit être contenu dans notre prédication est le suivant : « Christ en vous, l’espérance de la gloire. » Jésus est vivant à l’intérieur de chaque croyant. Sa présence constitue un espoir pour tout croyant qui croit passer l’éternité dans le ciel à coté de Jésus. Telle est « l’espérance de la gloire. »

Paul précise le motif du ministère  au verset 28 : « C’est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. » (Col 1:28). Paul était tenu d’annoncer Christ publiquement et de maison en maison (Actes 20:20). Sa prédication a été positive à certains moments et négative à d’autres moments. Dans sa prédication, il n’a jamais manqué de mettre  en garde les gens sur le jugement futur à cause du péché. C’est dans ce sens qu’il n’a cessé d’exhorter  nuit et jour ceux d’Ephèse pendant trois ans (Actes 20:31).

Il est donc indiqué que chaque croyant avertisse les autres croyants quand ils débordent  (Col 3:16; 2 Thessaloniciens 3: 14-15). Il est très important d’alerter ceux qui sont dans la distraction par rapport à leurs vies chrétiennes quand ils se versent dans le péché.

Tous les pasteurs doivent être en mesure d’enseigner parce que l’enseignement de la Parole de Dieu est la part la plus importante de leur ministère. Et l’enseignement doit être fait avec sagesse ; cela implique d’appliquer les principes bibliques  dans la vie chrétienne. Pour y arriver, le prédicateur doit focaliser son attention sur la lecture, l’explication et l’application de la Parole de Dieu (1 Tim 4:13).

L’objectif du ministère, c’est  de conduire les croyants à la maturité. Dans notre  ministère, l’objectif ne devrait pas être juste de gagner les gens à Christ, mais de les amener aussi à la maturité spirituelle afin qu’ils ressemblent à l’image de Christ. Les chrétiens doivent savoir rechercher à devenir le modèle de Christ en tout ; c’est l’objectif poursuivi par tout prédicateur quand il fait son ministère.

Paul explique la puissance du ministère quand il dit au verset 29 ceci : «C’est à quoi je travaille, en combattant avec sa force, qui agit puissamment en moi. » (Col1:29) Paul a travaillé très dur dans son ministère ; parfois il y avait la douleur et la souffrance. Et c’est par la grâce et la puissance qu’il a vaincu dans son ministère. Ce n’est pas par sa propre puissance et sa propre  force.

Paul a travaillé à la prédication de la Parole, afin qu’il puisse conduire dans son ministère tous les hommes et les femmes à la maturité en Christ. Cela devrait aussi être l’objectif de tout prédicateur.                                                                                                               

Ben

Volée de bois entre Maîtres Peter Kazadi du Cap pour le changement et Aimé Kilolo du Front commun pour le Congo autour de la désignation du futur chef du Gouvernement.

Fidèle aux prescrits de la Constitution, Me Peter Kazadi a réitéré la volonté du Chef de l’Etat de dégager une majorité parlementaire par la voie légale en passant par la désignation d’un informateur. C’est ainsi que pour couper court aux spéculations de ces derniers jours, il propose que l’informateur sorte carrément des rangs du FCC. Une manière de les rassurer quant aux craintes émises sur des soupçons de débauchage concoctés par les leaders de CACH pour se constituer une majorité à l’Assemblée nationale.

SPECTRE

Notons qu’à la fin de la semaine écoulée le nom du prix Nobel de la paix, docteur Denis Mukwege a circulé dans les médias qui le positionnaient comme potentiel informateur désigné par le Chef de l’Etat. Mais, aucune annonce officielle n’est venue confirmée cette rumeur. Même l’entourage de Félix Tshisekedi n’en a pas fait allusion.

De son côté, le FCC demeure ferme dans les résolutions prises dernièrement à Kingakati où leur autorité morale, Joseph Kabila, a réuni, tour à tour, les responsables des regroupements politiques qui constituent cette plateforme politique et les députés élus sous le ticket de la Majorité parlementaire.

TENTATION

Ces deux rencontres ont servi à raffermir les rangs de la Majorité parlementaire et dissuader tous ceux qui commençaient à glisser vers Cach. A l’issue de ces rencontres, les leaders de cette famille politique ont fixé l’opinion sur leur positionnement en tant que regroupement majoritaire au Parlement.

Pour eux, la majorité étant connue, le Chef de l’Etat n’a qu’à nommer le Premier ministre qui sera désigné sur proposition du FCC. Une démarche qualifiée, cependant, d’anti-constitutionnelle car on ne dégage pas la majorité dans un cercle privé mais bien au sein de l’Assemblée nationale.

ALTERNANCE

Mais, pour les proches du sénateur Joseph Kabila, les jeux sont faits. Nul besoin de tergiverser autour de cette question qui bloque le processus de changement via l’alternance que le peuple attend.

C’est ainsi que pour répondre à Me Peter Kazadi, Me Aimé Kilolo, porte-parole du FCC, estime qu’il n’existe aucune confusion qui nécessite la présence d’un informateur. Cach a l’information, il n’a qu’à se conformer en nommant le formateur du Gouvernement.

HARMONIE

Comme quoi, le bras de fer entre les deux plateformes a encore de longs jours même si au fond il contribue à abimer les relations voulues harmonieuses entre Cach et FCC. Malheureusement, les enjeux de gestion du pouvoir et de respect de la Constitution exigent que les uns et les autres privilégient les lois de la république plutôt que des arrangements particuliers qui, selon Me Peter Kazadi, ne peuvent prévaloir à la Loi fondamentale.

Une pilule amère pour les ténors du FCC qui brûlent d’envie de récupérer les fauteuils perdus au sein des institutions, principalement le Gouvernement, le Sénat et la direction des provinces. En effet, plus de trente ministres ont choisi stratégiquement de quitter les bureaux climatisés de leurs ministères pour replier à l’Assemblée nationale en attendant la formation du futur Gouvernement.

LIMITES

Mais, cette fois-ci, leurs calculs risquent de ne pas produire les résultats escomptés car les mandataires aux mains sales épinglés par les populations pour leurs limites dans la gestion ne doivent pas espérer se retrouver dans les loges du pouvoir. Ils sont nombreux ces ministres sans bilan ni visibilité au sein de l’opinion. Des ministères tels que de la pêche, de l’élevage, du développement rural, de l’agriculture… méritent d’être carrément fusionnés au lieu de revenir aux méthodes désuètes de la prime aux acteurs provinciaux et des partis politiques dans le cadre de la redistribution des postes. Cette tradition héritée de l’équilibre géopolitique et du renflouement des caisses des partis politiques appartient au passé.

Face à ses lourdes charges, Félix Tshisekedi vit là sa première crise en tant que Chef de l’Etat partagé entre les pressions des membres du FCC pressés de reprendre les rennes des institutions publiques et les appels incessants de la « base » qui réclame un nettoyage profond de l’appareil de gestion du pays.

DOUCHE FROIDE

Qu’on le veuille ou non, le Congo finira par se doter d’un Gouvernement mais la « coalition » Cach-FCC aura subi sa première douche froide alors que tout porte à croire qu’ils peuvent bénéficier du répit actuel pour relancer les grands chantiers laissés par le président Joseph Kabila.

Dans ce climat qui tend à l’affrontement, il y a de fortes craintes que, dans les prochains jours, le FCC passe le plus clair de son temps à bloquer les réformes du Chef de l’Etat qui a déjà donné le ton en déroulant le programme de ses 100 jours à la tête du pays, alors qu’il ne dispose pas encore de Gouvernement.

A ce stade de la crise, les analystes estiment qu’il n’est pas tard que les sages du pays s’interposent pour ne pas le faire quand la situation sera déjà au rouge. On l’a vu avec la médiation de l’Eglise catholique en 2016 qui a abouti à la cacophonie car le temps était déjà maussade.

Par conséquent, les incompréhensions actuelles, semblables à des querelles de ménage, méritent donc d’être traitées en profondeur pour ne pas paralyser le pays à l’instar des Gouvernements Kasa-Vubu-Lumumba et Kasa-Vubu-Tshombe.

Fort de sa majorité parlementaire, de ses réseaux dans l’armée, la Police…, le FCC n’acceptera pas de se faire marcher sur les pieds. Au-delà des chants et danses de la « base », la réalité du pouvoir en RDC est toute autre. Elle impose que le Chef de l’Etat recourt à la diplomatie pour asseoir son « système » et évite d’écraser le plateau des œufs lui transmis par Joseph Kabila. A bon entendeur.

MOTA SETI

Programme d’urgence : L’agriculture reprend sa place

 

Réhabilitation des fermes, appui aux éleveurs,  à l’entreprenariat. Ce sont là des point focaux qui rassurent sur la prise en charge dans le domaine de l’agriculture qui, pour l’autosuffisance alimentaire, devrait être depuis une priorité des priorités pour la population afin de réaliser cet adage qui stipule « ventre affamé n’a point d’oreille ».

Ce programme d’urgence, non seulement pourra assurer l’alimentation et conduire à consommer congolais, il constituera aussi un apport important auprès des agriculteurs qui se débrouillent jusque-là seuls et ne parviennent pas à écouler comme il se doit leurs produits, et se retrouver avec des bénéfices substantiels.

En effet, beaucoup de ceux qui s’étaient lancés dans ce domaine sont essoufflés après qu’ils n’aient pas réalisé ce qu’ils croyaient faire ; même quand ils se sont commis en association pour couvrir les efforts.  « L’union fait la force » n’a pas donné les résultats escomptés par les agriculteurs. Dans son plan agricole, le gouvernement veut assurer la sécurité alimentaire de la population en réhabilitant la ferme Lukelenge (ex-Daipn ) au Kasaï Oriental ; et par ricochet, celle de toute la population avec certains produits comportant des protéines, notamment le lait frais, la viande et la charcuterie.

L’appui à l’entreprenariat des jeunes pratiquant l’aquaculture sur le Lac Kivu dans le Nord et Sud Kivu fait partie de ce programme.  Assurément, sans qu’on l’ait indiqué, ce programme pourrait s’étendre à d’autres coins de la République où cet aspect est fonctionnel. Il s’agit ici d’un début dans le changement pour l’alimentation de la population congolaise avec finalité d’endiguer une fois pour toutes la famine. Ce projet ne comprend pas seulement  la reproduction des produits transformés à partir des ressources locales, mais aussi il donnera à plus d’un jeune du travail ; parce que le défi exige une augmentation de la production qui appellera à l’exportation vers d’autres cieux.

Résurgence du Service national

Il est très intéressant que ce service considéré,  depuis l’époque de M’zee Kabila, comme un appui au domaine agricole, soit cité parmi les urgences de Chef de l’Etat. Après un temps de silence absolu, ce Service avait repris ses activités  il y a peu à Kaniama- Kasese dans le Haut-Lomami, sous la coordination du  Général de Brigade Kasongo Kawik,  avec comme mission prioritaire de relever le centre de production et  maximiser la production agricole afin de subvenir aux besoins de la population  du Haut-Lomami et booster le développement économique de la République.

Le Chef de l’Etat qui a compris ce que le Service National  est capable de fournir à la RDC, l’a inscrit dans son programme d’urgence pour les cent jours qui viennent. Ainsi, pour réaliser l’objectif pour cette année 2019, il est question de faire 2500 hectares de maïs pour une production de plus au moins 15.000 tonnes. Grâce à cela, on espère que la famine trouvera porte close dans cette contrée du pays en particulier et de toute la RDC en général.

Notons que c’est à partir du Service National qu’on va reconstruire la réserve stratégique  comme dans d’autres pays, à en croire le coordonateur dudit Service. Pour cette année, le Service National va prendre toutes les dispositions utiles, telles que la distribution des engrais, la fourniture du carburant, des herbicides, des semences appropriées, afin de faire mieux qu’en 2018.

Le Service national projette atteindre trois mille hectares de champs, et  compte aussi  introduire la culture de soja et du tournesol, car avec ces deux produits, le SN va passer à la vitesse supérieure, celle de l’industrialisation. Il va produire sur place l’huile végétale sur base de soja et du tournesol.

L’autre urgence pour rendre fluide l’évacuation de sa production, le SN estime indispensable  la réhabilitation des infrastructures routières, des voies d’évacuation des produits de première nécessité. Car, l’état d’impraticabilité de ces routes rend difficile l’évacuation des produits agricoles. 

Pour rappel, le Service National (SN) avait été créé en 1998, par Mzee Laurent- Désiré Kabila avec comme objectif de secouer les jeunes congolais afin qu’à partir d’eux, on puisse créer la cohésion nationale et bannir le régionalisme et le tribalisme,  et cela n’était possible qu’autour d’un travail en commun. Sa première récolte de maïs avait été opérée en 1999.

Le projet Félix vient renforcer le Service National par la création massive d’emplois ainsi que le renouvellement de la main d’œuvre technique qualifiée.                                                                                 

Ben

Les officiels du Parti lumumbiste unifié (PALU) ont confirmé hier dimanche 24 février au Centre Médical de Kinshasa (CMK) la mort d’Antoine Gizenga après une certaine confusion entretenue sur la toile. Selon Willy Makiashi et Martin Kabwelulu, le patriarche a été brièvement hospitalisé.

 Né le 5 octobre 1925, à Mushiko dans la province actuelle du Kwilu, il a été  Premier ministre de 2006 à 2008. Proche de Patrice Lumumba, Gizenga, alors chef du Parti solidaire africain (PSA),  avait été également son vice-Premier ministre en 1960 et 1961. Son gouvernement à Stanleyville (Kisangani actuelle) a été reconnu par 21 pays d’Afrique, d’Asie, et d’Europe de l’Est en février 1961.

L’homme et son parcours

Emprisonné à Bula-Mbemba de janvier 1962 à juillet 1964, il sera libéré après que les membres du MNC-L avec à leur tête Antoine Kiwewa exigent sa libération. Déjà, le 25 septembre 1962, le Sénat avait défié Kasa-Vubu en votant une résolution qui exigeait la libération immédiate d’Antoine Gizenga. Le même jour, une manifestation conjointe MNC/L et PSA est organisée pour la libération de Gizenga.

Le pouvoir réagit fermement : sept députés lumumbistes sont mis aux arrêts le 29 septembre. La mise en congé du Parlement est applaudie par toute la presse. C’est la même réaction au niveau des syndicats importants : UTC, FGTK, CSLC et la redoutable Union générale des étudiants congolais (UGEC), mais qui exigent aussi l’extension de la mesure au gouvernement taxé d’incompétent et de corrompu. À l’opposé, les partis politiques de l’opposition lumumbiste, majoritaires au Parlement, vont déterrer la hache de guerre. Ils se réunissent du 29 septembre au 3 octobre. Ils vont créer à Léopoldville le Conseil national de libération (CNL) le 3 octobre. Le CNL vise à s’opposer aux mesures prises le 29 septembre et renverser le gouvernement Adoula. Le CNL, qui sera à la base de la terrible rébellion muleliste, va conquérir durant l’année 1964 les trois-quarts du pays. Et se divisera en deux blocs : le MNL/Gbenye avec Soumialot, Laurent-Désiré Kabila ; et le MNL/Bocheley avec Gizenga, Pauline Lumumba, Pierre Mulele, Lubaya.

À peine Gizenga sortait-il de sa prison de Bula-Mbemba, qu’il créait le Palu le 24 août 1964, ce, en dépit du refus obstiné d’autres dirigeants lumumbistes, en l’occurrence, ceux du MNC dont Antoine Kiwewa et Alexandre Mahamba. Pour ces derniers, seul le congrès de chaque parti se devait de saborder le MNC et le PSA, en vue d’une refonte d’un grand parti des masses, tel avait été le souhait de Patrice Lumumba.

Gizenga a vécu en exil de 1965 à 1992. Il fonde, durant son exil, les Forces démocratiques pour la libération du Congo (FODELICO).

Candidat à la présidentielle de 2006

En 2006, il se présente à l’élection présidentielle congolaise de juillet, comme candidat du PALU. Ayant obtenu 13,06 % des votes au premier tour, il est troisième de l’élection et devrait être l’arbitre du second tour entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba. Il est arrivé en tête dans sa province natale, le Bandundu.

Le samedi 30 septembre, il signe au Grand hôtel de Kinshasa un accord de coalition qui vise à faire élire le président Joseph Kabila au second tour des élections présidentielles prévues pour le 29 octobre. L’accord prévoit aussi l’attribution du poste de Premier ministre à un membre du Parti Lumumbiste Unifié d’Antoine Gizenga.

A la victoire de Joseph Kabila aux présidentielles, il est nommé comme informateur chargé de trouver au sein de l’Assemblée nationale une coalition majoritaire, puis le 30 décembre 2006, il est nommé Premier ministre par le président Joseph Kabila. Il prend la tête du nouveau gouvernement du pays le 5 février 2007, comprenant 59 membres. Ce gouvernement sera réaménagé, et le nombre de ministres revu à la baisse le 25 novembre 2007, produisant le second gouvernement Gizenga. Le 25 septembre 2008, Gizenga annonce sa démission du poste de Premier ministre. Il est remplacé le 10 octobre 2008 par Adolphe Muzito jusqu’alors Ministre du Budget qui est d’ailleurs son dauphin politiquement parlant au sein du PALU.

Les condoléances de Mende

« C’est avec douleur que nous venons d’apprendre cette nouvelle. Nous présentons nos condoléances les plus émues à sa famille biologique et à sa famille politique. C’est une grande perte pour ce pays, c’était quand même le N°2 du premier gouvernement de l’indépendance, l’adjoint de Patrice-Emery Lumumba et la continuité de son œuvre », a dit dans une interview à ACTUALITE.CD Lambert Mende, ministre sortant de la Communication et des Médias. Et d’enchainer : « Ce que je retiens du patriarche Antoine Gizenga, c’est la loyauté, la fidélité à la l’idéal de libération et à l’idéal nationaliste et patriotique dans ce pays dont il faut réellement faire un exemple pour toutes les générations si nous voulons construire quelque chose qui vaille la peine.  C’est quelqu’un qui a été caractérisé toute sa vie par une constance à l’idéal de son combat depuis les années 1960 qu’aujourd’hui, il ne s’en est jamais écarté même pas d’un millimètre ».

Kevin M.

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